La Villa Arson est une institution nationale dédiée à l’art contemporain unique en son genre. Elle réunit dans un même site une école d’art, un centre d’art, une résidence d’artistes et une bibliothèque spécialisée.
Implantée sur la colline Saint-Barthélémy, la Villa Arson occupe un vaste domaine de plus de deux hectares qui offre un splendide panorama sur la ville de Nice et la Baie des Anges. Labyrinthe de béton, de pierres et de plantes entremêlées, où s’imbriquent harmonieusement autour de l’ancienne demeure de la famille Arson, rues intérieures avec patios, amphithéâtres en plein air, terrasses et jardins suspendus.
Conçu dans les années 1960 par l’architecte Michel Marot, cet ensemble architectural singulier, érigé au milieu d’un jardin méditerranéen, est à découvrir par la promenade. Architecture non dominante et sans façade, elle se déploie sur 17 000 m2 en épousant la topographie de la colline. Des œuvres d’artistes contemporains dialoguant avec l’architecture et les jardins ponctuent la visite.
L’édifice bénéficie du label « Patrimoine du XXe siècle ».

La Villa Arson, établissement public administratif du ministère de la Culture et de la Communication, est la seule institution nationale dédiée à l’art contemporain à réunir un centre d’art et une école supérieure d’art. C’est en outre un des fleurons de l’architecture des années 1970, construit par Michel Marot.
Elle accueille également en ses murs une résidence d’artistes et une médiathèque spécialisée.

Implantée sur la colline Barthélemy, la Villa occupe un vaste domaine de plus de 2 ha dominant Nice et la baie des Anges.
Elle enchâsse la villa à l’italienne des Arson (XVIIIe siècle) dans un ensemble architectural peu banal : un métissage entre le minéral et le végétal, aux murs en béton habillés de galets du Var.
Un hall monumental dessert le vaisseau principal et se poursuit en une « rue » centrale, ponctuée de patios. Celle-ci dessert l’école d’art, logée sous les terrasses en gradins, sorte de jardins suspendus qui préservent l’emprise au sol et les arbres remarquables admirés par les premiers touristes. Le centre d’art et la résidence d’artistes s’organisent autour de l’ancien jardin d’été ponctué d’œuvres d’art.

La villa et son jardin sont inscrits au titre des monuments historiques le 1er mars 1943.
L’architecture de la villa a obtenu le label « Patrimoine du XXe siècle » le 28 novembre 2000

Les bâtiments
Les réalisations de Michel Marot se composent de plusieurs édifices enchâssant l’ancienne villa ocre (couleur rouge de Gênes) du XVIIIe siècle dans la construction, et investissent la quasi-totalité du terrain (17 000 m2 construits sur les 23 000 de la parcelle). La mise en œuvre du projet, qui tient à la fois du labyrinthe apparent et de la forteresse, a investi principalement la partie sud du site sous la forme d’un urbanisme organisé selon l’axe d’une rue centrale.

Un grand hall monumental permet l’accès aux bâtiments, à la villa ancienne, aux espaces du centre d’art (1 200 m2), à la médiathèque, etc. De là part un double axe central de circulation qui, au niveau supérieur, ouvre sur de vastes toits-terrasses aménagés en promenade et jardins suspendus percés de patios d’où émergent des arbres et, au niveau inférieur, conduit aux ateliers de l’école. Ces ateliers, placés ainsi sous dalle, bénéficient de systèmes d’éclairages naturels appropriés, combinant éclairage zénithal par pyramidions et éclairage latéral par lanterneaux.

À l’intérieur, l’aspect général offre à la vue une impression de sobriété avec des parois de béton « brut de décoffrage » et des éclairages naturels astucieusement maîtrisés.

À l’extérieur, le revêtement des parois des murs avec des galets puisés dans le lit du Var renvoie non seulement à un contexte régional d’architecture vernaculaire mais produit surtout un effet de pointillisme qui donne une très grande unité aux bâtiments.

L’ensemble revêt un aspect moderniste singulier et un caractère méditerranéen.

Les jardins
La principale caractéristique des jardins de la Villa Arson d’antan était sa structuration en trois terrasses « à l’italienne » successives en direction du sud. Au début du XXe siècle, une partie du jardin est démantelée par l’installation d’un hôtel. De la période de la famille Arson subsistent aujourd’hui principalement d’imposants alignements de pins maritimes et de cyprès qui ont justifié la protection en 1943 de la villa au titre du patrimoine et des sites remarquables de la ville de Nice.

Depuis, les bâtiments contemporains ont pris en grande partie place sur le jardin d’agrément de jadis mais en réussissant néanmoins à garder l’impression et l’esprit d’un jardin. En étageant les bâtiments principaux sur trois niveaux sur le versant sud l’architecte Michel Marot est parvenu à respecter la topographie originelle du site en trois terrasses. Des patios à ciel ouvert ont permis de préserver des espaces de verdure et des arbres à l’intérieur de l’édifice. Les toits-terrasses composés de jardinières et de massifs plantés permettent de restituer de manière suspendue ce que l’architecture a pris au jardin d’origine.

À l’entrée de la Villa Arson, un jardin contemporain, Le Bosco, a été créé et se caractérise par des cercles dallés sur une grande pelouse au centre desquels se trouvent des arbres provenant de différents continents, en référence à la vocation internationale de l’établissement artistique. D’autres végétaux choisis pour leurs feuillages offrent une résonance au regard des matériaux nus et bruts des bâtiments.

La promenade dans le site, proposée un peu comme dans un village méditerranéen avec sa végétation, ses places, ses bancs publics et ses ruelles, replace le lieu dans son espace géographique.

Plan d'ensemble de la Villa Arson
Fiches thématiques sur l'histoire et l'architecture de la Villa Arson

Les œuvres in situ
Au gré des expositions et des commandes publiques, le site présente plusieurs œuvres in situ (liste non exhaustive) :

Le mobilier de jardin de Siah Armajani, 1990 – commande publique de l’État
Pyramid for Villa Arson de Dan Graham, 1989 – dépôt de l’artiste
Argens sur Decaux de Bertrand Lavier, 1990 – dépôt de l’artiste
90° à l’ombre de François Morellet, 1989 – dépôt de l’artiste
Nice de Maurizio Nannucci, 1990, dépôt de l’artiste
Quatre points de vue, terrasse numéro 4 de Felice Varini, 1988 – dépôt du FNAC
Sous le plafond (sur le sol exactement) de Michel Verjux, 1988 – dépôt du FNAC

 

1881 création de l’école des arts décoratifs de Nice, rue Tonduti de l’Escarène

1946 acquisition du domaine de la Villa Arson par la ville de Nice

1962 conception du projet de Michel Marot

1965 la ville de Nice cède le domaine de la Villa Arson à l’État

1970 ouverture de la nouvelle École nationale d’arts décoratifs de Nice (ENAD)

1971 création du centre artistique de rencontres internationales (CARI)

1972 inauguration officielle de la Villa Arson

1984 création du centre national d’art contemporain (CNAC) qui remplace le CARI

1986 l’école devient école pilote internationale d’art et de recherche (EPIAR), abandon des options de design, communication visuelle, environnement et scénographie, au profit d’une unique orientation centrée sur l’art contemporain

2002 création de l’EPA Villa Arson / Ouverture du Studio de Création en Arts Numériques (SCAN) actuel pôle numérique.

2003 La Villa Arson est labellisée Patrimoine du XXe siècle

La création de l’école nationale des arts décoratifs de Nice remonte à 1881. À cette date, l’établissement est situé en centre ville et dispense un enseignement centré sur les arts décoratifs et appliqués à l’architecture, dont le style Belle Époque sera le parfait exemple. Les espaces sont considérés rapidement comme exigus et la ville de Nice cherche à établir une école plus grande dans un des nombreux domaines patriciens niçois tombés en déshérence après la première Guerre Mondiale. Le projet peine à se concrétiser et il faut attendre le début des années soixante et la rencontre entre Jacques Médecin, Député-Maire de Nice et André Malraux, Ministre des affaires culturelles, pour qu’un ambitieux projet culturel en région voit le jour. André Malraux a le souci de mettre en place un plan d’aménagement du territoire dans le domaine culturel. Il souhaite ainsi renforcer l’image de la France comme nation culturelle, héritière du siècle des Lumières. C’est ainsi qu’est présenté le projet d’ouverture d’un lieu unique dans le domaine des arts plastiques et des arts visuels, et qui doit réunir toutes les composantes de la création la plus contemporaine en s’inscrivant résolument dans une dimension internationale. En 1946 la municipalité de Nice avait acquis un ancien domaine agricole de la famille Arson, transformé en maison de repos. Le lieu est assez dégradé mais les jardins et les bâtiments évoquent encore une splendeur passée.

La ville décide de céder l’édifice à l’État dans la perspective de créer cette école d’art d’un genre nouveau : la Villa Arson. L’architecte Michel Marot, récemment Grand Prix de Rome, est l’auteur du projet architectural, qu’il construit avec Pierre Oliver, directeur de l’école jusqu’en 1983. Sa longue expérience de l’enseignement de l’architecture à l’École des Beaux-Arts de Paris lui permet de définir un programme qui réponde à la fois aux besoins mais aussi à l’ambition du lieu.

L’idée est de concevoir un espace de rencontres, de formation et d’échanges dont l’objectif est de mêler les domaines de la création.

Sur environ deux hectares, en préservant le bâtiment principal de la fin du XVIIIe siècle, l’architecte édifie un ensemble homogène de constructions en toiture terrasses couvrant environ 20 000 m2 . Son ambition est d’instaurer un dialogue constant entre le végétal méditerranéen et le minéral d’une construction conçue sur différents niveaux. On préserve ainsi la mémoire du lieu en rehaussant la villa ancienne, dite Villa Arson, en préservant des espèces végétales (oliviers, pins parasols, cyprès), et on donne au site un caractère résolument moderne introduisant ainsi à la création contemporaine.

Il est difficile de ne pas songer aux similitudes qui peuvent exister entre la création de l’Institut des arts et des métiers fondé en 1919 à Weimar par Walter Gropius, le Bauhaus, et la Villa Arson. Michel Marot a d’ailleurs rencontré Walter Gropius aux États-Unis où l’architecte s’était réfugié pour fuir le nazisme. On peut cependant souligner un point particulier qui montre la volonté de faire un travail de grande rigueur. L’éclairage des ateliers a donné lieu notamment à une réflexion intéressante : la présence de lames de béton dans les cages de lumière surmontées de pyramidions (ses skydômes sont, avec les dalles trapézoïdales dites veronico, un des leitmotivs ou symboles de la Villa Arson) a pour but d’empêcher la formation au sol d’ombres portées, quelque soit l’heure du jour. Le programme initial était très ambitieux puisqu’il s’agissait pour répondre à la volonté ministérielle, de créer un établissement, certes école des arts décoratifs, mais qui intégrait une dimension internationale en invitant des artistes étrangers à se produire dans le cadre du Centre artistique de rencontres internationales (CARI). Le métissage des différents domaines de la création donnait au lieu une dimension très exceptionnelle dans le contexte de la mise en place du nouveau ministère dans lequel chacune des directions définissait son unique champ de compétence. Les événements de mai 68 ont apporté quelques modifications au programme initial puisque les étudiant-es en révolte ont obtenu la transformation de la grande salle audio-visuelle en théâtre, symbole de la liberté d’expression. Lors de son ouverture en 1970, l’établissement (qui ne sera inauguré qu’en mai 1972 par le ministre Jacques Duhamel, successeur d’André Malraux) offre un aspect très novateur : il comporte une école des arts décoratifs avec les options habituelles (communication, art, scénographie) et un vaste dispositif en matière de théâtre (une grande salle avec une cage de scène de 16,50 m de hauteur, des locaux techniques, une salle de répétition). Cet ensemble important est complété par des résidences d’artistes, un internat, des chambres pour héberger les étudiant-es étrangers, voire les enseignants de passage, un restaurant, et une vaste bibliothèque. Des problèmes techniques de remontées d’eau conduiront rapidement à la fermeture du grand théâtre mais l’établissement connaîtra très vite une véritable notoriété due en grande partie à la qualité des enseignements.

L’année 1984 correspond à une nouvelle étape dans l’évolution de l’établissement. Le ministre de la Culture et de la Communication, Jack Lang, vient de créer au sein de son ministère la Délégation aux arts plastiques, il souhaite ainsi donner une toute autre dimension à la création contemporaine dans ce secteur et sur l’ensemble du territoire. Il encourage ainsi la création de nombreux centres d’art et met en place dans chacune des régions un Fond régional d’art contemporain (FRAC) qui acquiert des œuvres auprès des jeunes artistes, et propose sur la région des expositions. L’aménagement du territoire en matière culturelle se poursuit et le ministre vient inaugurer à la Villa Arson la transformation du Centre artistique de rencontres internationales (CARI) en un Centre national d’art contemporain. C’est cette forme qui est désormais en place et qui constitue un des points forts de l’établissement.

Une étape est ainsi franchie et l’établissement affiche clairement sa prédisposition pour l’art contemporain dans le domaine des arts plastiques : à la nouvelle orientation du centre d’art va correspondre une nouvelle appellation de l’école qui devient École pilote internationale d’art et de recherche (EPIAR). C’est la nomination en 1985 de Christian Bernard, directeur artistique de l’ensemble de la structure, école et centre d’art, qui va donner le nouveau ton pendant dix ans.

La création du Centre national d’art contemporain correspond à l’émergence d’une nouvelle politique d’établissement.
Chacune des composantes enrichit le dispositif d’ensemble. L’offre de formation des étudiant-es se trouve renforcée par la présence continue d’artistes : ceux qui sont invités dans le cadre d’une résidence, et ceux qui sont exposés dans les galeries du centre d’art. Cette volonté affichée de faire fonctionner ensemble les trois éléments indissociables de l’établissement a été déterminante pour le succès, sinon l’efficacité, de la Villa Arson.


L’École nationale supérieure d’art
Anciennement École nationale des arts décoratifs, elle a été transformée au milieu des années 1980 en une école entièrement consacrée à l’art contemporain et à ses pratiques les plus expérimentales.

L’ENSA de la villa Arson fait partie des sept écoles nationales implantées en région sous la tutelle du ministère de la Culture. Elle accueille environ 200 étudiants, dans un unique département Art, pour un cursus de 5 ans. Les orientations pédagogiques, portées par l’équipe enseignante, visent à proposer un parcours progressif sanctionné par deux diplômes d’État :

le DNAP (diplôme national d’arts plastiques) en 3e année ;
un DNSEP (diplôme national supérieur d’expression plastique) en 5e année, homologué au grade de master en 2012.

La principale caractéristique de l’ENSA est d’offrir aux étudiants la possibilité de poursuivre leur cursus dans l’immédiate proximité du centre d’art et de bénéficier de la présence d’artistes accueillis en résidence ou invités à exposer. Les enseignements et ateliers s’organisent en cinq pôles :

pôle numérique (studio son, vidéo, webauthoring, etc.)
pôle édition et photographie (lithographie, sérigraphie, gravure, photo numérique et argentique)
pôle volume (ateliers métal, bois, découpe, céramiques)
pôle peinture dessin
pôle d’enseignements théoriques (histoire de l’art, histoire des idées, esthétique, langues)

Les étudiants sont recrutés sur un concours annuel ainsi que par équivalences. Une visite des ateliers est organisée chaque année début mars sous forme d’une journée « portes ouvertes ».

Le centre national d’art contemporain (CNAC)
Le CNAC de la villa Arson appartient à un réseau de 57 centres d’art recevant un soutien du ministère de la Culture. Les centres d’art sont nés d’expériences associatives dans les années 1970, sur le modèle des Kunsthallen allemands. À la faveur de la décentralisation culturelle dans les années 1980, l’État a consolidé ces expériences en leur apportant un soutien régulier. Le projet d’installer à la Villa Arson un centre d’art est dû à Henri Maccheroni, artiste niçois, qui le dépose en juillet 1982 au ministère de la Culture. Il est assuré du soutien de Michel Butor et de celui de Max Gallo.

Le CNAC est ainsi créé en 1984 et se substitue au CARI (Centre artistique de rencontres internationales) mis en place au début des années 1970 à l’ouverture de l’institution. La direction du centre d’art est assurée durant dix ans par Christian Bernard et permet d’inscrire la Villa Arson dans le paysage artistique français et international. Le centre soutient les artistes dans leurs recherches, permet la concrétisation de nouveaux projets et contribue à rendre visible, à documenter et à diffuser leurs créations. Sa principale activité vise la conception et la mise en œuvre d’un programme d’expositions. Celles-ci peuvent être consacrées à un ou plusieurs artistes, le plus souvent en début de carrière ou peu présents sur le territoire français. La diversité des espaces, sur une surface totale de 1 200 m2, permet l’organisation de plusieurs expositions monographiques simultanées ou bien d’importantes expositions collectives.

Contrairement à un musée ou à un Fonds régional d’art contemporain (FRAC), un centre d’art ne constitue pas de collection permanente. Il agit davantage comme un producteur, en apportant une aide technique et financière. Régulièrement, le centre d’art édite des catalogues10 en contribuant ainsi autrement à la promotion des artistes et à une mémoire de la création contemporaine.

La bibliothèque d’étude et de recherche
est spécialisée en art, riche d’environ 45 000 documents, dont une collection patrimoniale datant du XIXe siècle, héritée de l’ancienne École Nationale des Arts Décoratifs de Nice. L’essentiel de ses collections est cependant le fruit d’une volonté affirmée depuis trente ans de créer un centre de ressources documentaires sur l’art contemporain.
Véritable outil pédagogique au sein de l’École nationale supérieure d’art, elle est ouverte au public extérieur, en particulier aux chercheurs.

Un service en mutation
Commencée en octobre 2007, la restructuration profonde du service est achevée en ce qui concerne les travaux de réaménagement des espaces. 30 000 documents ont été informatisés depuis 2010 et le reste du catalogue sera informatisé dans le courant de l’année universitaire.
La bibliothèque se modernise et élargit ses missions afin d’être le pôle de ressources de l’ensemble de l’établissement, de diversifier son offre documentaire, en particulier sous forme numérique, et de réaffirmer son rôle pédagogique et scientifique dans le développement de la recherche en art. Bibliothèque associée au réseau de la Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale (BMVR) de la Ville de Nice depuis septembre 2008, le catalogue de la bibliothèque est accessible en ligne.

Outre la gestion de ce fonds d’ouvrages, la bibliothèque est chargée d’une mission de collecte, de conservation, de classement et d’indexation d’archives ayant un intérêt documentaire pour l’enseignement et la recherche.
Cette mission se développe sous la forme d’un projet de numérisation de documents conservés par la bibliothèque et constituant plusieurs bases de données (archives photographiques du Centre national d’art contemporain, collections d’estampes et de livres d’artistes de l’école, fonds ancien de la bibliothèque) accessibles pour partie sur un site internet dédié.

Les travaux de réaménagement des espaces qui ont été conduits en 2011 prennent en compte cette dimension nouvelle de bibliothèque numérique et anticipent la diversification des supports documentaires. Un espace plus particulièrement dédié à la consultation de la vidéothèque, de la sonothèque et de la photothèque numérique a été créé.

La résidence d’artistes
parallèlement au programme de résidences/recherche lié au post-diplôme 5/7, la Villa Arson accueille deux artistes boursiers en résidence par an. Uniquement sur invitation, les artistes sont choisis par le directeur de l’établissement et le directeur du centre d’art en fonction de projets à développer dans le cadre de la programmation artistique ou pédagogique. Les artistes sont hébergés sur place pour une période de trois mois environ, bénéficient d’un atelier individuel et d’une bourse de 5 000 euros versées par la DRAC Provence Alpes-Côte d’Azur.

La Villa Arson peut également accueillir pour des résidences plus courtes des artistes souhaitant travailler à la préparation d’un projet spécifique. Ces résidences sont effectuées sans bourse d’allocation. Néanmoins, l’artiste peut bénéficier gratuitement d’un hébergement et d’un atelier. En contrepartie, il lui est demandé de réaliser un workshop ou de participer à des rencontres avec les étudiants. Aucune candidature spontanée n’est envisageable. Les artistes sont également choisis par le directeur de l’établissement et le directeur du centre d’art.

Par ailleurs, avec le soutien de la DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Villa Arson a lancé un programme de résidences courtes pour des jeunes commissaires souhaitant travailler à l’écriture et à la préparation de projets d’exposition. Ils peuvent ainsi bénéficier gratuitement d’un studio et du fonds de la bibliothèque pour mener à bien leurs recherches. Les commissaires invités ont par ce biais l’occasion de rencontrer des jeunes artistes issus de la Villa Arson qui pourront éventuellement participer à leurs projets.

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