Jean Pierre Simon
Directeur

Amel Nafti
Directrice des études et de la recherche

Catherine Verchère
Relations internationales et partenariats

Pascale Martinat
Secrétariat

Nathalie Balmer & Murielle Barrabino
Secrétariat pédagogique

Équipe pédagogique

Artiste, il est responsable du studio Photographie de la Villa Arson depuis 2001.

Né en 1970 à Marseille, il vit et travaille à Nice. Ses photographies sont issues d’un travail fait en deux temps, des prises de vue en extérieur constituant une collection d’images puis la construction de la pièce finie en atelier. Il ne considère pas les images brutes issues de la pellicule fraîchement développée comme se suffisant à elles-mêmes. Il travaille dans la construction-reconstruction du médium photographie, sa matérialité et sa réalité, en se rapprochant plus d’un travail pictural – au sens du processus – plutôt que d’une démarche photographique. Il recherche, non pas des images désenchantées de banlieues mais des espaces ou des modules architecturaux qui sont réinvestis par la nature et où une certaine poésie s’installe. Il y a une beauté inhérente à ces lisières de villes, à ces volumes industriels posés là.
(Extrait de communiqué de presse, galerie Sintitulo (Mougins), 2003)

Scénariste et réalisateur, il est professeur associé à la Villa Arson depuis 2004.

Il intervient à la Villa Arson auprès des étudiant•e•s de 2e année pour le cours Histoire et lecture des formes filmiques. Il accompagne tout au cours de l’année les étudiant-es travaillant le médium vidéo et s’intéressant au cinéma. Membre de l’association L’ÉCLAT, (Pôle régional d’éducation artistique et de formation au cinéma Paca), il mène des formations au cinéma à destination des professeurs de collèges et de lycées et participe, au titre de conseil artistique, aux nombreuses programmations cinématographiques composées par l’association. Au sein de celle-ci, il a coordonné, à la Villa Arson, les masterclass et rencontres avec Abbas Kiarostami (2007), Wang Bing (2013), Avi Mograbi et Arnaud Des Pallières (2014). Il enseigne le scénario et la dramaturgie appliquée au récit cinématographique ainsi que l’esthétique du montage à l’ESRA (École Supérieure de réalisation Audiovisuelle) de Nice. Par ailleurs, il a publié des textes sur le cinéma dans divers ouvrages collectifs ou catalogues notamment : Une histoire d’actrice et d’oubli (Corlet, 2007) ; Fernand Léger et le cinéma (RMN, 2008) ; Désir filmé (Sémiose, 2009) ; Jacques Lizène, le cinéma et la seconde moitié du XXe siècle (Yellow Now, 2010) ; Le cinéma entre deux « A propos » (Les presses du réel, 2012).

Artiste et professeur, responsable de l’atelier Céramique à la Villa Arson depuis 2001.

Frédéric Bauchet a proposé dès son arrivée que l’enseignement de la céramique soit plus étroitement associé aux enjeux de la création contemporaine. Il a à la fois élargi le champ des techniques de la céramique enseignées à la Villa Arson, et travaillé à relier les productions de l’atelier céramique aux autres ateliers et disciplines de l’école. Frédéric Bauchet s’est également impliqué pour créer des liens entre les écoles d’art disposant d’un atelier céramique et à échelle internationale, au travers d’un réseau européen ECART (European Ceramic Art & Research Team). Son travail plastique est une interrogation constante des composants historiques, politiques et phénoménologiques de la céramique. Lors de ses périodes de résidence d’artiste à la Manufacture de Sèvres, son approche conceptuelle du médium s’est enrichie au contact des techniques et des formes propres à la céramique élaborée par des maîtres d’art disposant d’un très grand savoir-faire et dépositaires d’une tradition d’excellence inégalée. Frédéric Bauchet, dans son travail artistique comme dans son activité d’enseignement, veille à entretenir des liens productifs avec des médiums complémentaires.

Critique d’art et traductrice, elle est professeur d’Anglais à la Villa Arson depuis 2007.

D’origine franco-américaine, née à New York, Claire Bernstein est titulaire d’un Bachelor of Arts de l’Université américaine de Bryn Mawr près de Philadelphie, avec une dominante en arts plastiques. Arrivée en France à l’âge de vingt ans, après un passage à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs et à l’École du Louvre elle obtient le diplôme de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Elle reprend des études quelques années plus tard, et obtient un Master Professionnel de Médiation et Ingénierie Culturelle de l’Université de Nice Sophia-Antipolis. En plus d’une activité d’artiste peintre et d’écrivain, elle a collaboré à de nombreuses revues en tant que critique d’art (art press, Tema Celeste, Juliet Art Magazine, Plus ou moins zéro, Varia Revue, etc.). Elle est également traductrice de poésie contemporaine et a collaboré aux revues TXT et Fusées ainsi qu’au site de poésie comparative Sitaudis. Elle a traduit des textes et catalogues pour la Fondation Maeght, le Centre national d’art contemporain de la Villa Arson, le Consortium, la Galerie nationale du Jeu de Paume, la Maison Populaire, ou l’Esba d’Angers. Outre une longue expérience de l’enseignement de l’anglais aux adultes, elle a suivi une formation à la pédagogie alternative de Maria Montessori. Elle a également suivi une formation de base à la Communication Non Violente selon Marshall Rosenberg. Claire Bernstein a enseigné  la peinture et l’histoire de l’art  à l’École méditerranéenne  de l’art des jardins  à Sophia-Antipolis.

Artiste, il est professeur de Scupture à la Villa Arson depuis 2007.

Né en 1960 à Würzburg (Allemagne), il a étudié aux Académies des Beaux Arts de Karlsruhe et de Nuremberg, aux universités de Fribourg/Brg et de Munich ainsi qu’à l’Institut des Hautes Etudes en Arts Plastiques à Paris.
Il vit à Paris et à Munich.

Depuis 1990 il a présenté de nombreuses expositions en Allemagne, en France et ailleurs, réalisations de commandes pour l’espace public à Munich et au Couvent de La Tourette. Il est représenté par les galeries Hafemann (Wiesbaden) et Bernard Jordan (Paris). De 1999 à 2002 il a enseigné à la Staatliche Akademie der Bildenden Künste de Stuttgart, de 2002 à 2007 il a été professeur de sculpture à École Européenne Supérieure de l’Image à Angoulême.

Publications :
Perlenzählerperlen (1991), Sichtbare Arbeiten / Travaux visibles (1999), Bilder / Images (2009), Gespräche im Museum und anderswo / Conversations au musée et ailleurs (2014).

Artiste, il est professeur à la Villa Arson depuis
« Certaines personnes me trouvent arrogant ou effronté, mais je suis seulement très assuré. Je suis nonchalant, imperturbable, contemplatif. Bien que je la joue décontractée, je peux aussi me mettre en colère. Et surtout, je suis un personnage très au courant. Par exemple, là, je suis au courant que j’évolue dans une école d’Art… Parfois, je mâchonne ma carotte pour la même raison qu’un comique le fait avec son cigare : ça m’évite de me précipiter bêtement d’un gag à l’autre. De temps à autre, je n’agis pas, je réagis. Et je prends toujours la lutte avec mes persécuteurs comme un jeu amusant. Si jamais ça semble tourner au vinaigre pour moi, ou que j’ai l’air d’être en grave danger et que je crie, ne prenez pas ça très au sérieux — ce n’est qu’une grosse galéjade. C’est clair, Doc, j’ai lu le script et je sais déjà comment ça va finir. »

Artiste, il est professeur enseignant les Pratiques sonores depuis 2004. Il est né en 1967 à Antibes.
Évoluant autour de différents mediums aussi divers que l’installation, la phonographie et la captation électromagnétique, son travail prend sa source dans une approche focalisée sur la perception auditive et tout particulièrement dans le son envisagé comme un vocabulaire de formes qui se prêtent à la création de dispositifs d’écoute. Comme cadre pour sa recherche, il a développé un réseau d’environnements multiples liés par des relations continues entre une œuvre et la suivante. En exploitant les principes habituels de certaines lois acoustiques et leur champ d’application technologique autour de l’espace d’exposition, Pascal Broccolichi coordonne la typologie des sons avec nos capacités de perception.

Après des études à la Villa Arson et un Master à l’université du Massachusetts – Amherst en 1994, il participe à la création de la Station à Nice en 1996 et fonde en 2000 le laboratoire LECSonic qui participe au développement de ressources liées à l’observation sonore
et électromagnétique.

Projets récents : Roadshow, Total Museum of Contemporary Art, Séoul, Corée ; Laisser les sons aller où ils vont, FRAC Franche-Comté ; International sound art exhibition SKAN II, Skanu Me-s” festival Riga 2014 (Lettonie), Entrée libre mais non obligatoire, manifestation mono/polygraphique de Noël Dolla, Villa Arson (Nice), Invasive harmonie, Le Bon Accueil, (Rennes), Festival de Flandre, Courtrai (Belgique), Abruit, ART SEQUANA 2, Art contemporain du Havre (Paris), Hyperprisme-3, Espace de l’Art Concret (Mouans-Sartoux).

Publications : Thierry Davila, Pascal Broccolichi – Cartographie de l’inouï, (Les presses du réel, 2012) , Leonardo Music Journal N°23 – SOUND ART (MIT Press,  San Francisco, USA), Site of Sound : Of Architecture and the Ear Vol. 2, by Brandon La Belle & Claudia Martinho ;
Le Temps de l’écoute – Pratiques sonores et musicales sur la Côte d’Azur des années 1950 à nos jours (Les presses du réel –
Collection Villa Arson, 2013).



Artiste, elle est professeur responsable de l’atelier Gravure depuis 2010.

Née à Cognac en 1977, elle vit et travaille entre Nice, Paris et Lisbonne. Diplômée de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, elle est titulaire d’un Master 2 Recherche en Architecture et Patrimoine – Universités de Nice et de Gênes. Elle a séjourné et travaillé à New York avec une bourse Colin Lefranc en 2002. Elle enseigne à la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Nice Sophia-Antipolis (M2).

Sa recherche, tournée vers l’architecture et les mondes souterrains, interroge la forme, l’espace, ses structures cachées et leur perception. Elle l’aborde par la pratique du dessin, de la gravure et de la peinture, conjointement à une approche théorique, influencée par la pensée de Lucrèce et de Merleau-Ponty.

Sa démarche consiste à saisir et à restituer les dramaturgies modernes dans des lieux de transformation : Ars architectonica, Opus caementecium, Gardiens d’étoiles, Chelsea meat factory, NY Subway, 15 jours en usine, la fonderie d’Outreau, Connais-toi toi-même, Bestiaire mythologique, l’Ère du poisson, l’Homme cherche-midi, Anti mémoire, Visões-Ficção, Fragments botaniques, Latone …

Collections publiques :
MoMA (New York), Bibliothèque Nationale de France (Paris), MAMAC (Nice), Cité de l’architecture et du patrimoine (Paris).


Artiste, il est responsable de l’atelier Métal du Pôle Volume depuis 2006. Né à Nice en 1970 où il vit et travaille. Après ses études préparatoires à la Villa Thiole, il intègre la Villa Arson en 1989 puis obtient son diplôme national supérieur d’expression plastique en 1994. Recruté comme assistant au service des expositions du centre d’art de la Villa Arson, il est aussi assistant de Bernard Pagés jusqu’en 1996, dessinateur pour l’architecte Marc Barani puis assistant de Noël Dolla.

Parallèlement à son travail au sein de la plateforme 4D (atelier métal et découpe numérique), sa pratique tourne autour de la sculpture et plus particulièrement du dessin, représenté par la galerie espace A VENDRE à Nice dans laquelle il expose régulièrement
depuis 2012.



Artiste, il est professeur de Peinture depuis 2007. Il est né en 1962 à Toulouse.
Il s’installe à Marseille en 1979 où il étudie à l’École Supérieure d’Art de Marseille, là il croise les influences de Support Surface (Viallat, Jaccard, Charvolen) ainsi que celles de Toni Grand ou Joël Kermarrec.

En 1986 il est à l’origine avec Joël Yvon et Thierry Thoubert d’un atelier collectif M.D.P. qui est rejoint lors de différents projets d’expositions, éditions, résidences par plusieurs artistes de la scène marseillaise mais aussi européenne notamment d’Allemagne (Hamburg, Stuttgart, Düsseldorf) d’Italie (Milan, Naples) et de Pologne (Wrocław) ainsi que d’Algérie.

Le travail de Frédéric Clavère est axé sur une pratique de la peinture sans toutefois adopter une forme stylistique ou théorique déterminée;
il s’agit plutôt d’une pratique de sample où l’image est largement sollicitée dans des registres hétéroclites convoquant haute et basse cultures.

Son travail a été présenté par différentes galeries et institutions notamment la Galerie Athanor, Jean Pierre Alis,
la galerie du Tableau, Bernard Plasse, la galerie Bertrand Baraudou (Nice), le CREDAC, la Chaufferie Strasbourg, Le Dix Neuf Montbéliard (Otto Teichert, Philippe Cyroulnik). Les œuvres de Frédéric Clavère sont présentes dans plusieurs collections privées et publiques comme le Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Fonds Communal de Marseille, etc.

Frédéric Clavère a enseigné à l’École Supérieure d’Art de Toulon de 1993 à 2007.

Depuis 1995 son travail a été exposé dans divers lieux marseillais : MMM interface, la Galerie Athanor, le Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur, RLBQ, Sextant&+ et VF galerie.

En 2013 réalisation d’une œuvre publique Le Tunnel des 1000 signes (Friche Belle de Mai) lors de Marseille Capitale Européenne de la Culture.

Une première monographie a été éditée en 2007 par l’association Sextant &+ et Monografik.


Artiste, il enseigne la Sculpture-installation à la Villa Arson depuis 2016.

Julien Dubuisson se forme en sculpture à l’école nationale supérieure des Beaux-arts de Paris. Après cinq années passées à Bruxelles il s’installe à Madrid pendant un an comme membre de la Casa de Velázquez.
Dès son retour en France, il séjourne plusieurs mois sur l’île de Vassivière au Centre international d’art et du paysage. Bien que son travail accorde une place importante à une pratique d’atelier et reste marqué par une tradition sculpturale, il s’accompagne, conscient que
la pérennisation d’un tel modèle ne s’impose plus, d’une réflexion sur les possibilités de la sculpture. Il s’interroge sur les conditions d’apparition des formes, et des systèmes de pensée qui les précèdent. Pendant sa participation au programme de 3e cycle 5/7 à la Villa Arson, il s’est concentré sur la réalisation d’un « petit théâtre » intitulé Pavillon nocturne. Une publication éponyme est consacrée à ce projet.




Artiste, il est professeur de Photographie à la Villa Arson depuis 2012.

Né en 1972 à Gardanne, Jean-Baptiste Ganne vit à Nice. (Dé)formé d’abord à l’École Nationale de la Photographie en Arles puis à la Villa Arson, il expérimente diverses voies d’expression et n’hésite pas à marier les genres : écriture, lectures-performances, installations sonores,
photo et vidéo. Son activité d’artiste s’articule autour de « la représentation du politique et la politique de la représentation » comme,
par exemple, dans Le Capital Illustré (Illustration photographique du livre de Marx).

Délibérément axée vers le social et le politique et riche d’une réflexion qu’ont approfondie maintes lectures, l’œuvre de Ganne se construit dans un rapport étroit avec les données de la culture urbaine contemporaine. Fin observateur des gestes, des mots, des traces perçus et captés tout au long de ses cheminements quotidiens, l’artiste sait restituer un sens nouveau et transgressif aux éléments appréhendés.
(Maurice Fréchuret).

Artiste pluridisciplinaire, il s’attache également à favoriser les rencontres entre artistes et disciplines comme au sein de La Station à Nice, collectif d’artistes dont il est l’un des animateurs. En résidence à la Rijksakademie à Amsterdam en 2003 et 2004, il a aussi été pensionnaire de la Villa Médicis de 2006 à 2007.



Artiste, il est professeur de Scultpure et d’Installation depuis 2001.

Né en 1965 à Paris, il vit et travaille à Cap d’Ail.

Stéphane Magnin est un artiste protéiforme qui ne cesse de convoquer et de rassembler une étonnante pluralité d’idées, d’énergies, d’images et de prototypes comme autant d’invitations à la rencontre et au partage. Passionné de science-fiction, d’architectures utopiques et de tous les jeux possibles, il manipule, mixe et contamine des références hétérogènes issues de la culture populaire et de la culture savante, dans un esprit poétique dont il ne cesse de lâcher la bride.
(Extrait de communiqué de presse, Biennale d’Anglet, 2011)



Artiste plasticien et non-musicien au sens où l’entend Brian Eno, il est professeur au studio Édition depuis 2010. Il vit et travaille à Nice.

Nous pourrions dire comme certains que sa pratique tente d’établir une ligne téléphérique entre les cimes des avant-gardes du XXe siècle et les caniveaux des cultures underground mais cela serait à la fois terriblement pompeux et extrêmement réducteur. Ce qui est certain en revanche, c’est qu’en se ré-appropriant avec les moyens du bord des techniques que, manifestement, il ne maîtrise pas totalement, il a exposé ses œuvres au MAC/VAL, au Plateau, au Centre Georges Pompidou, à la Villa Arson, au MAMAC de Nice, au Musée Départemental d’Art Contemporain de Rochechouart, à la friche Belle de Mai à Marseille ou encore au Confort Moderne à Poitiers. Il a également montré son travail aux USA, au Japon, au Maroc, en Angleterre, en Suisse, en Allemagne et en Italie. Ses travaux sont présents dans diverses collections publiques (CNAP, FRAC Île-de-France, Musée de Rochechouart…)
et chez quelques collectionneurs privés. Il est actuellement représenté par la galerie Sultana à Paris.

Arnaud Maguet est aussi le créateur du label de musique atypique Les Disques en Rotin Réunis (www.ldrr.com) auquel ont participé entre autres Super Reverb, Bader Motor, Hifiklub, Jad Fair, The Legendary Tigerman, Lee Ranaldo, Jean-Marc Montera, SPLITt, Kid Congo Powers, Jean-Luc Verna, Céleste Boursier-Mougenot…
Il a lui même enregistré quelques disques solos sous divers pseudonymes et réalisé en 2012 un film-portrait du musicien américain R. Stevie Moore I Am A Genius (And There’s Nothing I Can Do About It).



Artiste, elle est professeur de Vidéo depuis 2013.

Née en 1974, elle est diplômée de l’École d’État des Beaux-Arts de Stuttgart en 2003. Partant d’un travail avec les films super 8 et 16mm, elle a appris les usages fondamentaux artisanaux du film analogique. Pia Maria Martin a encore aujourd’hui une préférence pour la prise d’images analogiques qu’elle retravaille digitalement. Elle a réalisé différents courts-métrages d’animation, des vidéo clips musicaux, des documentaires et des installations comprenant des images en mouvement. Elle a eu plusieurs expositions personnelles (galerie Reinhard Hauff (Stuttgart); Haus 19 (Berlin) ; Kunstmuseum (Stuttgart) ; Kunsthalle (Göppingen) ; McLoughlin Gallery (San Francisco) ; Stadtgalerie (Saarbrücken) et a participé à de nombreuses expositions collectives et à des festivals de films d’artistes. Depuis 15 ans, Pia Maria Martin s’emploie à animer des objets, à ressusciter des animaux, au moyen d’une technique rare : le film image par image. Tournant sur pellicule, elle compose ses films animés en orchestrant, au dixième de seconde, le déplacement simultané des objets dont elle décrit le parcours, la transformation ou la vie fugace. La musique qui accompagne les images, puisée dans le grand répertoire classique ou produite par l’artiste et des musiciens de ses amis, ne manque pas de souligner la simultanéité harmonieuse des mouvements coordonnés. Mais elle renforce également parfois, par sa grandiloquence ou par ses bruitages, l’humour de ses films.

Jérôme Mauche est écrivain, apparenté poète. Il a fait paraître une douzaine de livres auprès de plusieurs éditeurs comme le Bleu du ciel ou Le Seuil, entre poésie, récits et fiction (dernier titre paru Le sbire à travers, Le Bleu du ciel, 2014). Son travail s’inscrit dans un espace interstitiel, entre poésie et art. Il s’intéresse, avec éclectisme, aux transferts de techniques notamment depuis l’art contemporain vers la littérature, aux liens entre arbitraire et humour, aux langages juridiques et entrepreneuriaux, des récits au récit, ainsi qu’aux formes intermédiaires de la parole écrite comme parlée. Il lui a toujours paru nécessaire d’articuler écriture de création et engagements institutionnels, à divers titres. Il a été professeur à l’École Nationale des Beaux-Arts de Lyon où il codirigeait une unité de recherche : la « Station d’arts poétiques » (préfiguration Master d’Ecriture contemporaine), et où il participait aux programmes de recherche « Post-Performance Future » et « Blanche ou l’oubli » (design graphique). Il dirige une collection de littérature et de poésie française et étrangère aux éditions des Petits Matins et organise des rencontres et des lectures : actuellement « Poésie plate-forme » à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris, Rencontres au Musée des Beaux-Arts de Lyon (Assises Internationales du Roman/Villa Gillet). Il a beaucoup de projets. Il a été commissaire d’expositions d’art moderne historique pour plusieurs musées en France et écrit sur quelques artistes. Il ne pratique pas la performance.



Auteur, il est professeur d’Esthétique depuis 1987.

Ancien élève de l’École Normale Supérieure, agrégé de Lettres Modernes et titulaire d’un DEA en Esthétique et Sciences de l’Art, Joseph Mouton a écrit deux ouvrages de philosophie chez Aubier (Flammarion) : Sois Artiste et Misère de Dieu ; ainsi que plusieurs livres de poésie, dont L’Entraînement  (Le mot et le reste), Le Projet Sombr’ Héros (VOIX éditions), Delenda Ouest et Hannibal tragique, suivi de Hannibal domestique (Les petits matins). Il a collaboré par ailleurs à des vidéos et à des performances avec Éric Duyckaerts. Il écrit aussi des critiques d’art (surtout pour art press) et des préfaces de catalogues. Il fut directeur d’études au post-diplôme international de l’école des Beaux-Arts de Nantes 1991 à 1994).

Il a dirigé avec Pascal Pinaud le programme de 3cycle spécifique 5/7 (Pratique – Production – Exposition) de septembre 2013 à 2016.



Historienne de l’art et chercheure, elle est professeur d’Histoire et la théorie des arts depuis 2013.

Elle est spécialiste des arts britanniques à la période contemporaine, et en particulier du Black art mouvement.
Elle a publié de nombreux articles sur les identités culturelles et l’art contemporain au sein de revues académiques en France et à l’étranger, (Revue de l’art, Muséologie, Cahiers du Mnam), et en particulier sur le Black Art Britannique (Critical Interventions). Intéressée par les débats historiographiques et théoriques autours des termes de la « mondialisation artistique », elle a édité un ouvrage pédagogique Art et mondialisation, une anthologie de textes de 1950 à nos jours, aux éditions du Centre Pompidou, en 2013, et co-édité un numéro des Cahiers du Mnam intitulé « Globalisées, mondialisées, contemporaines. Pratiques, productions et écritures de l’art aujourd’hui», 2013. Elle poursuit également une activité critique. Titulaire de la bourse du Centre National des Arts Plastiques de soutien à la théorie et critique d’art (2013), elle poursuit un travail monographique intitulé Sonia Boyce, Pratiques mixtes post-1989.

Son essai British Black art vient de paraître aux éditions Dis Voir en septembre 2016.



Artiste, il est professeur de Peinture depuis 2000.
Né en 1964 à Toulouse, travaille et vit à Nice. Diplômé de la Villa Arson en 1990, Pascal Pinaud a assisté de nombreux artistes comme Robert Barry, Noël Dolla, Ben, Martin Kippenberger, Maurizio Nannucci, Peter Downsbrough, Hubert Duprat, Michel Verjux et participé au montage de nombreuses expositions avant de se tourner vers l’enseignement parallèlement au développement de sa carrière d’artiste.

« La stratégie de Pascal Pinaud est claire. Elle vise à maintenir le tableau comme mémoire, forme, support et structure de la peinture, un archétype et un prétexte, une scène commode, indémodable et surcodée. Sa tactique n’est pas moins limpide. Ouvrir plusieurs fronts et mener les batailles ou les parties en simultané. Tous les angles d’attaque diffèrent et tous se valent. L’avantage décisif ne peut tenir qu’à cette dispersion désinvolte, cette démultiplication dépensière des scénarios, tous également mis au point, minutieusement suivis, méticuleusement réalisés, la qualité de la mise en œuvre de chacun contrastent d’autant plus avec l’équivalence vaine de tous. La peinture s’est longtemps rêvée comme une question de maîtrise, de savoir-faire d’exception : le rendu redonde ici le caractère fini de ce rêve comme de la peinture elle-même. A l’inachevé, au bâclé, au défait où le vingtième siècle a souvent trouvé sa marque, Pascal Pinaud préfère l’insistance gratuite d’un goût du laborieux et du réussi, vertige artisanal pervers dont l’humour insidieux consiste à réétablir la séduction dans la fascination vide du métier perdu.

Ses glacis profonds, ses marquetteries sophistiquées, ses broderies chatoyantes, ses impeccables laques de carrosserie, comme les gouttes ou les macarons de couleur précieuse ou kitsch qui constellent d’autres de ses tableaux ne relèvent donc d’aucune nostalgie frelatée.
Ce sont autant de détrompe-l’oeil qui ne réintègrent au tableau les beautés exilées du bien fait ou les signes héroïques de l’histoire
de la peinture radicale que pour en ravager les prétentions et les significations. » (Eric de Chassey).

Pascal Pinaud est présent dans de plusieurs collections privées et publiques et a participé à de nombreuses expositions personnelles et collectives. Pascal Pinaud intervient par ailleurs fréquemment dans les écoles d’art comme conférencier, comme artiste invité ou en tant que membre des jurys de diplômes des écoles supérieures d’art.

Il a dirigé avec Joseph Mouton le programme de 3e cycle spécifique 5/7 (Pratique – Production – Exposition) de 2013 à 2016.



Artiste, il est professeur de Peinture et de performance depuis le début de l’année 2016|17.


Artiste plasticienne, performeuse, chanteuse-auteur-compositeur et poète, elle est professeur responsable de l’atelier Sérigraphie depuis depuis 2002.

Elle développe une pratique artistique qui se ramifie en un réseau de propositions s’autorisant des entrées dans différents champs : installation, performance, écriture, peinture, photo, vidéo, son, musique. Elle semble avoir toujours été dans cette position des lisières.  En effet, en parallèle à ses études à la Villa Arson, elle a suivi un cursus de lettres modernes et a fait partie d’une troupe de théâtre. Son intérêt pour le spectacle vivant l’a amenée à se mettre elle-même en scène : d’abord dans des photographies puis, dans des performances. Elle construit pour chaque performance des séries de pièces, des installations ou des assemblages d’objets.

Les mots prennent une place importante dans sa pratique plastique autant par le choix des titres des pièces que par le temps régulier passé à l’écriture. Elle a ainsi conçu une édition de poésie et prépare plusieurs éditions à venir. Elle est aussi commissaire d’expositions
et s’occupe régulièrement de la programmation d’un lieu d’art, la MDAC (Cagnes-sur-mer). Elle y a invité de nombreux artistes pour un travail in situ.



Artiste, elle est professeur de Dessin depuis 2013.

Elle est diplômée de l’école des Beaux-Arts de Toulouse. L’artiste définit ses dessins comme « des indices, une trace, un reste matériel d’une vision diffuse ». Son travail se nourrit des mythes anciens et modernes, d’une culture populaire et visuelle, ainsi les formes s’hybrident et s’annexent en autant de visions éclatées, fragmentées, mixées et remixées. Si Corinne Sentou crée des figures imaginaires et symboliques, elle affirme une grande maîtrise de l’espace, sans concéder à la séduction des effets. Ses mises en scène sont régies par un principe de symétrie : la question du double jeu entre réalité et immatérialité, construisant un paysage énigmatique autant que peut l’être l’idée d’une « mythologie contemporaine ».

Son œuvre a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles dont : Le songe de Tari, Centre d’art Contemporain (Castres), 2007 ; We Have No Place To Go, Galerie Percy Miller (Londres), 2004, et collectives dont notamment : Décor & Installations, Galerie des Gobelins (Paris), 2011 ; Papiers, Maison de la Culture (Bourges), 2009 ; Paris Tokyo, Cartier Aoyama (Tokyo), 2008 ; Des jeunes gens modernes, Galerie du Jour Agnès b (Paris), 2008 ; Ligne-B Connexion aux Abattoirs, Musée d’art moderne et contemporain (Toulouse), 2007 ; Dis-appearance, Kunsthalle Friart, (Fribourg) Suisse 2005, Draw! Galerie du Jour Agnès b (Paris), 2005 ; Trait d’union, Centre régional d’art contemporain (Sète), 2004.

Elle a par ailleurs bénéficié de commandes publiques pour le Mobilier National, le CNAP, le métro de Toulouse Ligne B et privés pour Hermès et la Fondation Cartier pour l’art contemporain.



Artiste, il est professeur de photographie depuis 1995, Il a été coordonnateur général des études de 2009 à 2013.

Né en 1953. Artiste dont le travail s’organise autour de la pratique et de la réflexion sur plusieurs outils, visant entre autres à élucider les rapports du langage et de l’image. Le point de départ (1976) s’ancre dans la photographie avec un travail noir et blanc de format carré, de facture plutôt classique, dont l’objet est la Chine. Il a été accompagné d’un travail d’autoportraits quotidiens au Polaroid SX-70 commencé le 1er janvier 1981, tenu près de 30 ans, comptant 10 813 images (1,40 x 62 m). Les moyens utilisés se sont multipliés depuis : dessins, aquarelles, caissons lumineux, installations, micro-sculptures, photographies numériques all over, pièces murales (Toroni figuratifs) et récentes publications de poèmes, de notes de voyages et d’un guide sur l’art contemporain chinois, tout restant ouvert et in progress. Références, hommages (à Opalka, à Toroni, aux Becher), accompagnent la dimension de répétition qui est elle-même une référence à ce que la photographie suscite dans son propre dispositif, quelque chose comme “différence et répétition”, une mécanique obsessionnelle.

Publications : Gagner un peu d’immortalité, notes de voyages, Chine 1986-2010. Marseille : Diem Perdidi, 2013 ; Cent trente-deux plats chinois. Toulouse : Contrat Maint, 2013 ; Art contemporain, Pékin en 11 parcours, avec Anny Lazarus. Marseille : Images en Manœuvres, 2010 ; Œuvres photographiques complètes (extraits). Toulouse : Contrat Maint, 2013.



Designer éditorial, elle est professeur d’Édition depuis 2015.

La pratique du design graphique par Susanna Shannon [Washington DC, 1957] s’ancre notamment dans un goût profond pour la typographie contemporaine et ce qui s’imprime, avant et depuis l’avènement de la PAO. Déjà, fin des années 1970 à Londres où elle était étudiante, David King s’amusait à appeler sa jeune apprentie  « Me and my typography ».

Depuis, elle a réalisé une cinquantaine de nouvelles formules de presse pour L’Expansion, Les Inrockuptibles, l’Express styles, Libération et pour des villes ou des institutions. Directeur artistique et consultante dans la presse, elle a designé des catalogues d’art contemporain pour des musées : Centre Georges Pompidou [Joseph Beuys ; Le temps, vite ; L’informe ; Elles@ centre Pompidou, Crumb…],  Musée d’art moderne de la Ville de Paris [Bertrand Lavier, Gillian Wearing…]. Des livres [Le Point du jour éditeur, Gallimard,  Skira Flammarion, les Empêcheurs de penser en rond], des revues comme Eav, publication annuelle de l’école d’architecture de Versailles, Pétunia ou if, revue  de poésie contemporaine. Une centaine de couvertures [les Empêcheurs de penser en rond]. Des expositions. Et bien d’autres choses : marques, logos, signalétique [Ville de Montpellier, lnstitut pour la ville en mouvement…], agendas, shoppings bags, affiches et bannières, en particulier pour le syndicat Sud.

Susanna Shannon a cofondé au début des années 1990 Irrégulomadaire, publication irrégulière qui explore les rapports entre texte et image : « une revue design, écrit Eric Loret, répandue en livres, affiches, installations » (Libération, 7 décembre 2011).

Le design graphique (et les usages contemporains de la typographie), elle aime aussi l’enseigner [à Los Angeles, Nantes, Washington, Nancy, Paris, Genève, Luminy, Aix et Nice], montrer aux étudiants pour aiguiser leur regard – l’acuité s’émousse vite –  photos et doubles pages de journaux, images et signes quotidiens, affiches et enseignes autour d’eux dans la ville, en les commentant et racontant ce qui s’y passe.

Susanna Shannon dirige design dept, bureau de design graphique indépendant qu’elle a fondé en 1991. Elle a été membre du comité des rencontres internationales de Lures. Son travail, régulièrement présenté dans des publications françaises et étrangères, a fait l’objet d’expositions [Saint-Ouen, Nancy, Chaumont, Marseille, Paris] et  a obtenu les awards de Graphis [1996], de la Society of publication designers [1991, 2007], Aiga [2007], TDC [2010, 2012, 2013]. « L’asile des photographies » a été le récipient du prix Nadar en 2013.



Artiste, elle est professeur de Dessin depuis 2013.

Née en 1975, elle vit et travaille à Stuttgart et à Nice. Son travail est essentiellement centré autour du dessin, associé à des travaux autour de la vidéo, de la photo et d’installations. L’artiste allemande conçoit le dessin comme un média ouvert ; un media toujours à la recherche de liens, de connexions – avec la peinture, l’écriture, la vidéo, la musique, le mouvement et l’espace. Ses travaux reflètent les conditions urbaines, historiques ou socio-politiques des environnements dans lesquels ils s’inscrivent. A partir de l’observation de situations quotidiennes, du regard posé sur des scènes urbaines concrètes ou des structures sociales, ses dessins, vidéos et installations – tout particulièrement ceux réalisés dans le cadre de travaux de longue haleine dans des contextes très divers se font souvent le reflet de questions culturelles, sociales et politiques.

En 2012, elle a créé Linienscharen, plate-forme de promotion du dessin contemporain à Stuttgart. Cette plate-forme a tout d’abord pour vocation d’être un forum pour les dessinateurs et dessinatrices de la région, mais elle est également, un lieu d’échange et de rencontre international grâce à l’organisation de conférences, discussions et présentations avec des invités issus de différents horizons.

Après avoir fait ses études à l’école des Beaux-Arts, ainsi que des études de littérature à l’université de Stuttgart, Katrin Ströbel a obtenue un doctorat en histoire de l’art à l´université de Marburg en 2012.

Katrin Ströbel a donné des workshops, ateliers et conférences entre autres au National Art School, Sydney, à l´école nationale de Beaux-Arts de Dakar, à l’école nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon, au Goethe-Universität Frankfurt/Main, au Illinois State University Bloomington et à l`institut national des Beaux-Arts de Tetouan.

Elle a présenté son travail dans des expositions monographiques et collectifs à travers le monde ; entre autres à New York, Paris, Berlin, Lima, Lagos, Rabat, Brisbane, Johannesburg et Dakar.



Artiste, il est professeur de Vidéo et tout ce qui se rapporte à l’image en mouvement depuis 1994.

Il vit et travaille entre Paris et Nice. Son travail s’articule essentiellement entre la vidéo et le son. Il fait également partie d’I Apologize avec Julien Tibéri et Jean-Luc Verna, trio qui s’est produit au Centre Pompidou à Paris, au Confort Moderne à Poitiers ou encore au Centrale Fies en Italie. Préférant les expositions de groupe ou encore les projets collaboratifs, ses travaux ont été diffusés et radiodiffusés dans des lieux tels le Mac de Lyon, le Point éphémère à Paris, chez Heure Exquise à Mons en Baroeul ou encore à la Villa Arson.



Artiste, il est professeur de cultures numériques depuis 2007.

Christian Vialard a fait ses études à la Villa Arson à Nice dont il est sorti en 1985. Il est parti à Paris avec une peinture qu’on qualifiait à l’époque de bad painting. Ses peintures ont été montrées lors d’expositions personnelles (Galerie d’art contemporain des musées de Nice, L.A. Daane Gallery, Amsterdam) et d’expositions collectives (Galerie Maeght, Bakakaî, Paris, etc.). Ce travail s’est enrichit rapidement au début des années 90 d’expérimentations questionnant le champ spéculatif de l’exposition et du travail artistique partagé.

Christian Vialard a alors initié de nombreux projets collectifs, multiformes, éditoriaux (La Pièce des hôtes, La Voiture) et d’expositions («Paysage dans une ruine potentielle» Hou Hanru, LZA Productions,… ). Son travail avec Eric Arlix aujourd’hui écrivain et éditeur, sous le nom d’Arlix/Vialard a été un moment important de cette période, “histoire de voir d’autres montages, d’autres histoires, redevenir auteur plutôt que créateur, juste le temps de confronter sa pratique, ses idées, de les mettre en scènes plutôt qu’en vue”. Cette collaboration a donné lieu à des projets éditoriaux et expérimentaux funs, politiques et évidemment cryptiques. Elle a pris fin lorsque Christian Vialard s’est installé à Grasse en 1995 volontairement éloigné de la scène artistique.

Il s’est à ce moment là intéressé au net et aux problématiques liées à son usage dans les pratiques artistiques, en particulier sur l’art en réseau
et les tentatives de redéfinition et de reformulation des catégories artistiques.

Début 2000 Christian Vialard créé le label Tiramizu plate forme éditoriale dédiée aux projets sonores expérimentaux qui regroupe plus d’une vingtaine d’éditions par une soixantaine d’artistes français et internationaux et de nombreux concerts (Nuit Blanche Paris, Printemps de Bourges, etc…). C’est à ce moment là aussi que le son et la musique prennent une place majeure dans son travail, ses productions incluent aujourd’hui des installations sonores, des vidéos qui sont montrées dans des festivals internationaux :Club Trans­mediale 2013 (Berlin), City Sonic 2012 (Bruxelles), Festival Fimé (Toulon), des galeries ou des centres d’art.

Christian Vialard se produit régulièrement en concert et Neukalm son quatrième album est sorti sur le label berlinois Grautag en mars 2014.
Christian Vialard continue à peindre, son atelier est dans son studio ou le contraire.


Régie technique

Eric Grandbarbe
atelier matériaux souples

Aurélien Merebbah
pôle numérique et amphithéâtres

Philippe Martinat
régie des espaces pédagogiques