présentation de l’enseignement à la Villa Arson

 

Julien Bouillon
pratiques numériques
Pascal Broccolichi
pratiques sonores
Pia Maria Martin
vidéo
Gauthier Tassart
vidéo
Christian Vialard
cultures numériques
Aurélien Merebbah
Technicien et régisseur des amphithéâtres

semestre 1 : 2 ECTS
semestre 2 : 2 ECTS
semestre 3 : 3 ECTS
semestre 4 : 4 ECTS

Pratiques numériques

Julien Bouillon

Intervention toutes années confondues. entretiens individuels et évaluations collégiales. À travers l’histoire de l’art récente et l’étude des outils disponibles sont abordées les notions de système de publication pour l’internet, d’interfaces, de blogosphère, de diffusion de textes, d’images fixes ou mobiles, de sons, de partage de ressources, de logiciels libres, d’avatars et de récits et de tout autres sujets susceptibles de forger l’esprit critique des étudiant•e•s.

Atelier médium (AM)

1re année
Observation des environnements artistiques, initiation plastique et technologique.
Programme d’initiation animé en groupes de travail.
Séances dédiées à des projets personnels ou collectifs.

2e année
Approche théorique : étude des cultures numériques dans l’art contemporain.
Approche plastique : programme d’observation appuyé sur l’expérience bidimensionnelle et tridimensionnelle des espaces et des volumes.
L’œuvre numérique et son dispositif.

Atelier de recherche et de réalisation (ARR)

3e année
Il s’agit pour l’étudiant•e d’éprouver les connaissances acquises en 2e année et de poursuivre l’expérimentation du champ artistique et ses implications techniques.

4e et 5e années
Approches spécifiques, sous la forme d’ateliers de recherche et d’aide au développement de projets personnels. Réflexions sur le dialogue entre l’œuvre et les dispositifs scénographiques d’exposition.
Collaborations multipistes avec les divers modules d’enseignement du pôle numérique.
Accompagnement des diplômes et de l’élaboration du mémoire.

Pratiques sonores

Pascal Broccolichi

Atelier médium (AM)


1re année

Approche théorique : De l’électricité au numérique, histoire de l’art sonore au XXe s.
Approche plastique : observation des environnements sonores, initiation acoustique et technologique. Programme d’initiation animé en groupes de travail (captation sonore en extérieur et en studio, montage et mixage, synthèse analogique).
Séances dédiées à des projets personnels ou collectifs.

2e année
Approche théorique : étude des cultures sonores dans l’art contemporain.
Approche plastique : programme d’observation audio appuyé sur l’expérience bidimensionnelle et tridimensionnelle des espaces et des volumes.
L’œuvre sonore et son dispositif. La pratique phonographique (l’écoute et la mise en espace, le rôle de la propagation et la place de l’auditeur).

Atelier de recherche et de réalisation (ARR)

3e année

Il s’agit pour l’étudiant•e d’éprouver les connaissances acquises en 2e année et de poursuivre l’expérimentation du champ acoustique.

4e et 5e années
Approches spécifiques, sous la forme d’ateliers de recherche et d’aide au développement de projets personnels. Réflexions sur le dialogue
entre l’œuvre et les dispositifs scénographiques d’exposition.
Collaborations multipistes avec les divers modules d’enseignement du pôle numérique.
Accompagnement des diplômes et de l’élaboration du mémoire.

Des séances d’écoute d’œuvres sonores et de musique contemporaine sont régulièrement programmées à partir d’une importante sonothèque qui a été constituée au cours des quinze dernières années.

Bibliographie indicative :
Jonathan Sterne, Une histoire de la modernité sonore, La Découverte
Juliette Volcler, Contrôle, comme s’inventa l’art de la manipulation sonore ?, La Découverte
Michael Nyman, Experimental Music, Cage et au-delà (Cambridge 1999), éditions Allia, Paris, 2005
Edwin Prévost, No Sound Is Innocent, AMM and the practice of self-invention, Essex, Meta-musical narratives : essays, Copula, 1995
Robert Bresson, Notes sur le cinématographe, Éditions NRF
Darò Carlotta, Avant-gardes sonores en architecture, Les presses du réel
Revue Tacet, Haute école des arts du Rhin

Vidéo / image en mouvement

Pia Maria Martin

1re année
Des enseignements pratiques sont délivrés à partir de quelques notions fondamentales : la caméra (traitement de la lumière, composition de l’image, mouvements d’appareil, cadrage et valeurs de plan) ; l’espace ; la mise en scène ; la dramaturgie ; le film expérimental ; raconter et écrire ; le montage ; l’installation dans l’espace (projections / écrans)
Les étudiant-es doivent réaliser une vidéo (entre 1 et 5 minutes) durant l´année et l’accompagner d’un texte autour d’un sujet donné.

KLUB 16
3e, 4e et 5e années

KLUB 16 est un atelier de recherche et de production destiné aux étudiants de 2e cycle. C’est un groupe d’expérimentation visuelle.
Il s’agira de travailler sur des films de 8mm, 16mm et 35 mm comme base d’inspiration pour des projets personnels ou alors de groupe. Il s’agira également de travailler sur le « found footage », la captation et le développement sur 16mm, les prises de vue subaquatiques; de questionner le médium comme moyen d’expression et d’aborder sa mise en espace. Il y aura des tables de discussion auxquelles d’autres enseignants ou des intervenants extérieurs seront invités.
Bibliographie indicative :
Richard Williams, Techniques d’animations, pour le dessin animé, l’animation 3D et le jeu vidéo
Gustavo Mercado, L’Art de filmer, Apprendre (et transgresser) les règles de la composition cinématique
Opfermann, Die neue Schmalfilmschule 
Bernd Gruber, Henry M.Keller, Foto Film Video
Max Abegg, Handbuch der 8- und 16 mm Filmaufnahmetechnik, -gestaltung und vorführung mit Bolexgeräten, 1964
Richard Blank, Film & Licht: Die Geschichte des Filmlichts ist die Geschichte des Films

Entretiens individuels
3e, 4e et 5e années

Gauthier Tassart

1re année
Sur la base d’un exercice avec un sujet donné, les étudiant•e•s bénéficient d’une formation à la fois pratique et théorique. Il leur est demandé de réfléchir à ce que pourrait être un film en fonction des moyens techniques qui sont mis à leur disposition ou bien qu’ils possèdent. Outre le film, un texte et des documents de recherche sont demandés.

2e année

Sur la base d’un exercice avec un sujet donné commun à l’ensemble des secteurs du Pôle numérique, les étudiant•e•s doivent produire un film. Le but de cet exercice est de trouver une méthodologie de travail. Ponctuellement les étapes de recherches doivent être expliquées oralement devant le reste de la promotion et l’ensemble des professeurs du Pôle numérique.

3e, 4e et 5e années
Concernant la partie technique, des formations intensives sont proposées au cours de l’année.
Par ailleurs, le suivi des travaux s’effectue sur rendez-vous.
L’évaluation a lieu lors de galeries d’essais et lors des évaluations par un groupe de professeur-es.

Artistes/bibliographie/phonographie du secteur vidéo :
Hans Richter, Viking Eggeling, John Wood
& Paul Harrisson, Christian Lebrat, Peter Kubelka, Oskar
Fischinger, Zbignew Rybczynski, Peter Rose,
Paul Sharrits et Aldo Tambellini

L’Audio-vision de Michel Chion – ed. Nathan,
Film and video art, collectif – ed. Tate,
Cinéma de seconde main
de Christina Blümlinger- ed. Klincksieck, Entre les images
de Christian Lebrat – ed. Paris expérimental, Peter Kubelka
de Christian Lebrat – ed. Paris expérimental, Hans Richter,
activisme, Modernism & the avant-garde, collectif – ed. Stephen Forster, Sonic Youth, etc. :
sensationnal fix, collectif – ed. Walter König, Compil. okkulte Stimmen,
mediale Musik – ed. Supposé

Cultures numériques

Christian Vialard

1re année
Le cours sur les pratiques et cultures numériques commence par une introduction à l’histoire des techniques de représentation du réel, des débuts de la photographie et du cinéma jusqu’aux dernières avancées technologiques en passant par l’histoire de l’informatique et la cybernétique.
Il s’agit de s’interroger sur les différentes stratégies qu’utilisent les artistes pour s’approprier et questionner ces technologies récentes et déjà très familières.
Le savoir-faire technique n’est plus une condition à l’expression pour la diffusion sur le réseau.
Chacun de nous devient progressivement un médium avec des capacités d’émission importantes. Reste à faire l’analyse de ces conditions d’émission et de réception et d’en repérer les limites et les implications sociologiques et artistiques.
La numérisation et la disponibilité des écrits, des images fixes et mobiles et du son créent des visions multiples et fragmentées de l’histoire de l’art.
Un espace critique sera ouvert pour mettre en relation et analyser les tentatives des artistes contemporains à utiliser les technologies de la communication dans leurs œuvres : de Dada au Punk, de Warhol aux Residents, des Situationnistes à Seth Price ou Kelley Walker, de Duchamp à Cady Noland, etc.

À travers l’étude technique des outils disponibles sont abordées les notions de système de publication pour l’internet, d’interfaces, de blogosphère, de diffusion de textes, d’images fixes ou mobiles, de sons, de partage de ressources, de logiciels libres, d’avatars et de récits.

2e année
Les questions de création d’espaces, de scénographie et de sculpture sont abordées grâce à l’utilisation de techniques numériques.
Il s’agit de créer des univers singuliers par la projections d’images (trames, dessins, 3D, vidéos) sur toutes sortes d’ écrans et de volumes simples.
Transformer un espace, le sculpter et le redessiner par la lumière et la projection vidéo et le contrôler.
Utilisation des logiciels: Processing et Resolume.

3e, 4e et 5e année
HARDuinO and Co
Rendez vous individuels et travail à l’atelier situé au Pôle Numérique.
Dans cet atelier sont étudiées les approches spécifiques liées à l’utilisation de systèmes numériques dans des œuvres audiovisuelles et interactives.

Bibliographie indicative :
William Gibson, Neuromancien, J’ai lu
William Gibson, Identification des schémas, Au Diable Vauvert
J.G. Ballard, toute l’œuvre
The Residents, toute la discographie
Paul Panhuysen, Le Jeu et les règles, Les presses du réel
Pierre Ménard,Buchal et Clavel, J. Duplo, Alexandre Lenoir, Éditions de la Différence
Jean-Luc Godard, Histoire du cinéma, Albatros
Jean Claude Moineau, Contre l’art global, Ere editions
Hal Foster, Design & Crime, Les prairies ordinaires
Morton Feldman, Écrits et paroles, Les presses du réel
John Cage, Pour les oiseaux, entretien avec Daniel Charles, Édition L’Herne
La revue Optical Sound

Frédéric Bauchet
artiste, professeur responsable de l’atelier céramique
Burkard Blümlein
artiste, professeur de sculpture et d’installation
Stéphane Magnin
artiste, professeur de sculpture et d’installation
Thierry Chiaparelli
artiste, responsible de l’atelier métal
Christophe Merlet
responsable de l’atelier bois
Julien Dubuisson
artiste et professeur de sculpture et d’installation

semestre 1 : 4 ECTS
semestre 2 : 3 ECTS
semestre 3 : 3 ECTS
semestre 4 : 2 ECTS

Atelier céramique

Frédéric Bauchet

L’activité de l’atelier s’étend au domaine de la céramique dans son sens le plus large, en préservant une liaison directe avec l’ensemble des autres enseignements, en particulier dans l’examen des problématiques de la sculpture et de l’installation.
Une initiation à la céramique est proposée à tous-tes les étudiant•e•s arrivant en échange international ou en cours de cursus et qui n’auraient pas bénéficié de cet enseignement dans leur parcours antérieur.

Atelier Médium (AM)

1re année
Contenus et objectifs d’apprentissage :
l’initiation à la céramique

1er Semestre
Histoire de la céramique et grandes définitions.
Découverte des postes de travail de l’atelier et matériels.
Initiation au travail en masse et modelage, au colombin, en plaque, au tour, l’assemblage et du moulage.

Phase construction
Exercice 1 : élaboration d’un volume avec une quantité de terre et un temps déterminés sans outil et sans technique (le résultat reste cru).
Exercice 2 : assemblage d’un volume par les différentes techniques lors de l’initiation (avec cuisson).
Exercice 3 : montage d’un cylindre calibré avec des outils et en ayant eu connaissance des techniques de construction de base (colombins, travail en plaque, etc.) (cuit et émaillé).
Exercice 4 : modelage d’après nature de deux objets complémentaires ou opposés avec choix de terre libre et émaillée.
Exercice 5 : démontage d’un volume et son moulage, puis son estampage ou son coulage.

2e semestre
Phase élaboration d’un projet, synthèse des acquis théoriques et techniques de l’année.
Interrogation d’une propriété de la céramique ou d’une des étapes de fabrication relevée dans le cours d’histoire et grandes définitions.
La céramique comme outil de transmission, marqueur culturel, ses qualités et ses défauts.
L’accident comme moteur de création. Du cru au cuit, du dégourdi au petit feu en passant par la pose de fond.
Modalités d’évaluation : Pour la phase construction : évaluation de la stratégie architecturale du premier exercice, mesure de la dimension empirique de la proposition et de l’apprentissage des techniques lors de l’ initiation.
Pour la phase élaboration : évaluation du montage de la problématique proposé par l’étudiant•e en rapport à la consigne traversant le second semestre et sa réponse plastique.

2e année
Contenus et objectifs : les étudiant•e•s arrivé•e•s par équivalence peuvent bénéficier d’un initiation courte à la céramique. Les étudiant•e•s peuvent développer un travail en céramique pour répondre aux exercices des autres disciplines ou pour leur travail personnel.

Atelier de recherche et de réalisation (ARR)

3e, 4e et 5e années
Contenus et objectifs : les étudiant•e•s peuvent développer un travail en céramique en particulier en sculpture et installation mais aussi être à la croisée d’autres domaines : son, vidéo, performance, etc.
Modalités d’évaluation : L’évaluation du travail personnel de l’étudiant•e qui aura bénéficié de l’accompagnement du professeur pendant toute la phase de structuration et de réalisation se fera lors de la présentation en galerie d’essais, au sein de l’ensemble des propositions plastiques de l’étudiant•e. L’évaluation est collégiale, le professeur de céramique peut compléter par une évaluation personnelle des travaux des étudiant•e•s ayant plus spécifiquement travaillé en céramique et inscrit•e•s :
– à l’AERC (atelier européen de recherche en céramique) — Programme 4 du réseau ECART : Architecture et céramique. De la structure à l’ornement.
– aux projets entre écoles de l’atelier céramique (avec l’ENSAPC Cergy-Pontoise pour 2014)
– aux différents workshops.

Atelier modelage/moulage

Julien Dubuisson

Le faire constituera l’ancrage de cet atelier. La production et les processus mis en œuvre (modelage et moulage) seront placés dans la perspective d’une histoire technique et esthétique. L’objectif de cet atelier n’est pas d’acquérir une maîtrise technique parfaite, mais de développer une sensibilité aux matériaux.
La terre et le plâtre seront les matériaux de prédilection de l’atelier, et comme l’indiquent les intitulés de nombreuses analogies seront faites entre la pratique du modelage/moulage et celles d’autres médiums.

Atelier Médium (AM)

1re année

Corps techniques
Prototypes

« …essayer toujours, lorsque vous observez une forme, de voir les lignes qui l’ont engendrée par le passé et qui déterminent son évolution future… » John Ruskin (citation de Tim Ingold, Faire, Éditions Dehors).

L’apparition de nouveaux matériaux, l’étendue des possibilités de transformation et traitement de ces derniers ont participé à l’accroissement de l’offre de nouveaux produits d’une industrie devenue indiscutablement le plus grand producteur de formes.
Au sein de ce système, délimité par des contraintes économiques et matérielles, on peut distinguer une catégorie « d’objets » qui occupent une place particulière, et partagent certains points communs avec la production artistique : les prototypes.

Travailler sur un prototype implique de prendre l’homme comme sujet d’étude, son corps, ses habitudes, ses désirs, et ses aspirations, mais aussi d’étendre son champ de recherche au vivant au sens large. On peut, de l’aérodynamisme d’une aile d’oiseau, à l’imperméabilité d’une feuille d’arbre, suivre les traces d’un héritage biologique dans les « enveloppes » technologiques.

La valeur d’un produit peut être mesurée par le bien être, le confort, ou encore les possibilités qu’engendre son usage. Mais celui-ci peut révéler d’autres qualités. En effet, un prototype peut donner le sentiment de se situer hors temps. À la fois tout entier tourné vers l’avenir, cherchant à l’anticiper, sa dimension cumulative quant à elle révèle la présence de formes du passé, qui s’y trouvent réagencées. Intermédiaire entre idée et usage, les prototypes, une fois leur rôle accompli, sont les témoins d’histoires advenues, ou non. Capables, lorsqu’ils ont été désavoués, de donner un aperçu de réalités possibles qui ont été écartées.

L’industrie est donc naturellement devenue une vaste réserve de formes qui s’auto-alimente, dans laquelle il est possible de piocher.Si la conception d’un prototype revient souvent à un designer, l’artiste, dégagé d’un cahier des charges ou de toute autre contrainte imposée par le marché, peut, en s‘appuyant sur ce modèle (et c’est ce qui vous est proposé) questionner notre rapport aux objets, leurs usages, leur autorité, et proposer d’autres scénarios.
En épuisant les formes, par étirements, découpes et diverses transformations, il est possible de les libérer de leur usage et de leur accorder d’autres qualités : émotionnelles, fictionnelles, spéculatives, etc. Les choses révèlent toujours quelque chose des personnes qui les fabriquent.

Il sera possible d’utiliser plusieurs techniques que nous aborderons, de modeler directement des formes, mais aussi de sur-modeler ou mouler des objets existants pour partir d’une base, d’une forme « donnée ». Celle-ci pourra ensuite être transformée en argile (par estampage) puis moulée afin d’être tirée dans une matière rigide (plâtre, résine).

Références artistiques :
Alexandra Bircken, Camille Blatrix, Bruno Gironcoli, Marguerite Humeau, Xavier Veilhan, Jean-Luc Moulène

Le langage des formes

Dans son livre La mémoire et les rythmes, l’anthropologue André Leroi-Gourhan analyse que l’apparition du langage coïncide avec le développement de la technique (les outils manuels) et l’art de la figuration : « l’homme fabrique et figure ».

Parler et dessiner sont des apprentissages presque simultanés, si bien qu’il est difficile de dissocier communication et représentation. Certainement dûe à cet enracinement, la pratique de l’écriture continue d’occuper une place importante dans le travail de nombreux plasticiens en se manifestant à travers des textes critiques, poèmes, manifestes, médiation, etc.

L’ekphrasis est un des plus célèbres exemples de ce rapport entre écriture et pratiques plastiques. Ce terme apparu pendant l’antiquité, a pu revêtir différentes significations, mais a toujours été lié à une fonction descriptive dont le projet est de remplacer l’œil par l’esprit, par la traduction verbale d’une représentation visuelle, jusqu’à tenter de se substituer à l’œuvre. Ces textes poétiques, ont d’ailleurs pu parfois se passer d’œuvres existantes.

Si la notion d’ekphrasis semble avoir presque entièrement disparue, la pratique de l’écriture n’a pas déserté pour autant le champ des arts plastiques. Les artistes continuent à produire des textes, mais aussi des récits qui accompagnent les œuvres.
C’est aux récits et aux textes poétiques que l’on s’intéressera et aux rapports qu’ils peuvent entretenir avec le travail plastique. En effet, certaines œuvres sont construites comme de véritables récits, elles peuvent se raconter. Il arrive aussi que ce soit l’expérience de l’artiste, le processus mis en place, qui peut prendre l’allure d’une histoire.

Aucune hiérarchie entre texte et « objet » n’est imposée. Le texte, ou récit, pourra être produit en amont ou venir à la fin. Un texte, un poème, un récit peut motiver le travail d’atelier et inversement, ou même s’alimenter progressivement. Il s’agira d’aborder le texte et l’objet dans une relation où ils seront nécessaires l’un à l’autre. Un texte peut rendre visible ce qui ne l’est pas dans une œuvre et réciproquement une œuvre peut créer un hors champ au texte.

Les « objets » produits devront mettre en œuvre les techniques abordées dans l’atelier : modelage, moulage, estampage, tirages en plâtre.

Références artistiques :
Tacita Dean, Dora García, Mark Manders, Simon Starling, Robert Smithson, Oscar Tuazon, Johannes Wald

Soudain, cette vue d’ensemble
Le journal ou l’encyclopédie du monde

Le travail de la terre est issu de différentes traditions populaires encore vivantes aujourd’hui. Dans plusieurs cultures, on trouve des représentations miniatures qui peuvent prendre la forme de petites maquettes, ou de petites scènes qui s’inspirent de la vie quotidienne (abordant le travail, la religion, le sexe etc.).
Dans la culture occidentale, les plus célèbres sont certainement les porcelaines de Sax du 18e s., dont les figurines représentent des courtisans. Sur les étals des marchés de Naples on peut rencontrer aussi les éléments de crèches napolitaines, le plus souvent fabriqués en terre, avec leur foule de personnages inspirés de la bible et de divers métiers artisanaux.
Dans d’autres cultures, comme en Chine par exemple, il existe une importante tradition de maquettes d’architectures réalisées en terre, les mingqi (céramiques funéraires). Et en Amérique du sud, au Brésil, on peut acheter des miniatures en terre cuite qui caricaturent la vie quotidienne populaire.

Entre 1981 et 2006, les artistes Fischli and Weiss, ont modelés en argile une série d’environ deux cents minuscules scènes (Soudain, cette vue d’ensemble), qui évoquent aussi bien le banal et le quotidien que des épisodes historiques et des héros de fiction. Les sujets vont du premier poisson décidant d’aller sur la terre ferme, au droit de vote des femmes en passant par le débarquement de Normandie, ainsi que toute une déclinaison d’oppositions populaires : homme / animal, théorie / pratique.

Ce cours sera l’occasion de poursuivre cette aventure entreprise par ces deux artistes qui ressemble autant à un journal, qu’à une encyclopédie du monde.

Le travail se fera à une échelle réduite, chaque étudiant·e choisira un « sujet » à développer, et un type de représentation.

Références artistiques et bibliographiques :
Peter Fischli and David Weiss, Soudain, cette vue d’ensemble (Plötzlich diese Übersicht) ; La Chine sous toit : 2.000 ans d’architecture à travers les modèles réduits du Musée du Henan (livre) ; Simone Fattal ; Urs Fischer ; Ugo Rondinone, Cloud Diary (installation)

Cours de sculpture

Burkard Blümlein

Atelier Médium (AM)

2e année
Les paramètres de la sculpture
Suivant le principe PORPORPOR, Pratique > Observation > Réflexion > P…, les étudiant•e•s sont amené•e•s à concevoir et à approfondir une démarche personnelle dans le domaine de la sculpture et de l’installation. Faisant un tour global des paramètres de la sculpture contemporaine, diverses entrées concrètes sont proposées afin d’étudier, dans la pratique et dans la théorie, les enjeux soulevés par un travail plastique et d’en sonder tous les possibles.
Modalités d’évaluation : contrôle continu selon dispositions définies par le professeur avec les étudiant•e•s en début d’année. Atelier de recherche et de réalisation (ARR) Burkard Blumlein, Stéphane Magnin, Thierry Chiapparelli et Christophe Merlet

Bibliograhie :
Arthur C. Danto, Transfiguration du banal, 1981

3e, 4e et 5e années
Le suivi pédagogique individuel ou en groupe ainsi que l’assistance technique soutiennent les étudiant•e•s (ainsi que les artistes en résidence) dans leurs recherches et leurs réalisations de travaux personnels inscrits dans le champ contemporain de la sculpture et de l’installation.

Cours de sculpture et d’installation

Stéphane Magnin

Atelier Médium (AM) : construction navale

2e année
Objectif : réaliser collectivement un petit navire en apprenant les techniques de base de la construction navale en bois ainsi que la fabrication des gréements.
Deux workshops seront organisés dans le cadre de la plateforme 4D pour accompagner cette réalisation : l’un avec un spécialiste de l’architecture navale, l’autre avec un spécialiste des gréements.

Atelier de recherche et de réalisation (ARR) :
Campus FAO*/CNC*
Thierry Chiapparelli
Stéphane Magnin
Toutes les années (sur projet)

La plateforme 4D propose une approche aux nouvelles technologies : de la conception de fichiers vectoriels (en collaboration avec Corinne Sentou, professeur de dessin et le Pôle numérique) à la fabrication dans l’espace réel. Expérimentant le potentiel de l’informatique en matière de création, pouvant s’étendre à la céramique, à la photographie, à la sculpture, à l’édition, à la sérigraphie et à la peinture. Cet atelier permet la réalisation de projets à l’échelle 1, comme des maquettes ou des prototypes utilisant les technologies numériques et historiques.

* FAO (Fabrication Assistée par Ordinateur)
* CNC (Command Numeric Cutting)

Atelier Métal

Thierry Chiapparelli

Atelier Médium (AM)

1re année
Initiation au travail du métal
Objectifs : reconnaître les métaux, identifier leurs qualités et leurs caractéristiques. Apprendre à les repérer, y associer des mises en forme pertinentes et économiquement cohérentes.
Première utilisation des machines fixes et mobiles.

2e année
Initiation au travail du métal (suite)
Objectifs : découvrir les différents modes d’assemblage. Découper, usiner, construire et transformer les matériaux en feuilles. Connaître les possibilités d’amélioration des matériaux en terme d’aspect (finition, peinture, revêtement métallique, vernis, patine, etc.)
Réalisation de petites pièces en relation avec les autres cours de volume.

Ateliers de recherche et de réalisation (ARR)

L’atelier métal est avant tout un lieu d’expérimentation et d’apprentissage avec la mise en place d’une méthodologie de travail et de production articulant réflexion et réalisation.

3e année
Accompagnement des étudiant•e•s dans les fondements d’une pratique artistique comprenant la production d’un corpus de travail personnel, dans la perspective du diplôme de premier cycle.

4e et 5e année
Le projet de l’étudiant•e est envisagé dans son étude et sa réalisation de manière individuelle ;
Le dialogue s’instaure autour d’un dessin, d’un questionnement sur la gestation, le sens, la faisabilité et le coût du projet, ainsi que sur ses qualités et sa nature.

Atelier Bois

Christophe Merlet et l’équipe du pôle volume

Atelier Médium (AM)

1re, 2e et 3e années

Objectif : se confronter à la matière et acquérir les techniques nécessaires à l’aboutissement de ses projets.
Les cours théoriques sont destinés à démontrer l’utilisation des techniques dans un contexte artistique. L’atelier est fondé sur l’expérimentation directe. L’étudiant•e est confronté•e à une série de problèmes précis face auxquels il doit trouver lui-même la solution, en procédant par tâtonnements et élimination successive des erreurs.
Un des buts du travail d’atelier est d’inciter les étudiant•e•s à découvrir les composantes de l’objet par le « faire », sans recette, et d’oublier les modèles, de revenir sans cesse sur la solution choisie. Les notions de forme, de fonction, de structure, sont appréhendées à travers différentes contraintes structurelles et différents matériaux.

Stéphane Accarie
artiste, responsable du studio (photographie argentique et numérique)
Jean-Baptiste Ganne
artiste, professeur de photographie
Laurent Septier
artiste, professeur de photographie

semestre 1 : 2 ECTS
semestre 2 : 2 ECTS
semestre 3 : pas d’attribution d’ECTS
semestre 4 : 1 ECTS

Le studio de photographie est ouvert aux étudiant•e•s de toutes les années.
Il est à la fois une fabrique de l’image et un lieu de réflexion critique sur le statut de celle-ci.

L’art est une pratique et la photographie en est un des outils. Comme un marteau. Ni plus, ni moins. Aussi puissant ou aussi faible suivant la façon dont il est utilisé. Il s’agit donc de renverser la question, comme le fit Nietzsche, et de se demander comment l’on pourrait « photographier à coups de marteau ».
La pratique de la photographie, par l’évolution technique, s’est généralisée. N’importe quel téléphone est devenu un appareil photographique.
Nous sommes envahis par les images et chacun, ou presque, en produit quotidiennement.
Il ne s’agit donc pas de provoquer la réalisation de photographies, mais de donner à l’image toute sa dimension critique. Il faut parfois arrêter le flux et regarder une image.

L’activité artistique, si elle n’est pas forcément une résistance aux systèmes politiques, se doit au moins d’être une résistance à l’idéologie dominante, soit en l’attaquant de front, soit en la contournant, soit en la démasquant. Puisque la photographie, comme l’un de ses marteaux les plus puissants, donne, à chacun de ces coups, un violent écho du système idéologique dominant, l’atelier de photographie se doit donc d’être à la fois un espace de création et un espace de critique du système de représentation. Un lieu à la fois libertaire, sans autre contrainte que celle du vivre ensemble, et un lieu d’exigence, c’est-à-dire qui assumerait la responsabilité induite par la représentation.

Il s’agit davantage de penser la complexité que d’utiliser l’outil photographique en vue d’une terrible simplification. Et pour cela, il est nécessaire de convoquer tous les champs de la pensée, tel qu’ils sont rassemblés dans les écoles d’art mais également dans tous les domaines du savoir et de l’action, depuis la pensée du corps et de son déplacement jusqu’à la philosophie et la littérature.

On prendra donc la photographie comme un prétexte, ou plus précisément comme un prétexte, une grammaire qui précède la formulation.
Au croisement de toutes les pratiques, l’atelier de photographie est le lieu créatif où se montent et se démontent les systèmes de représentation à la manière d’un atelier de mécanicien.
Ce qui importe de transmettre, ce n’est évidemment pas une manière, un style ou une méthodologie pour fabriquer de la représentation, mais une attitude critique et non-autoritaire, une manière de voir et une appétence.
La représentation entraîne une responsabilité, et on doit donc se demander ce qui se doit d’être produit comme image ou comme objet, à la fois dans sa nécessité (ce qui n’est pas nécessaire pour moi, comment cela peut-il l’être pour les autres ?) et dans sa pertinence (qu’est-ce que cela ajoute au monde ?).

Atelier médium (AM)

1re année
• Approche technique de la photographie : l’appareil et ses réglages, diaphragme et profondeur de champ, vitesse, notion de sensibilité, longueurs focales. Techniques de prise de vue, travail en extérieur, travail en studio. L’ensemble s’appuie sur des exercices.
• Objectifs : l’acquisition de données techniques de base et leur mise en application dans le cadre d’exercices simples d’ordre thématique.
• Mode d’évaluation : contrôle continu avec bilan semestriel.

2e année
• Approche technique de la photographie : apprentissage du logiciel Photoshop®, techniques de traitements et de corrections d’images numériques.
• Exercices d’ordre thématique, de durée variable, mettant en jeu les capacités de réponse et d’appropriation sur des propositions simples, faisant appel à des notions techniques, plastiques et à la réflexion théorique. Gradation vers des propositions plus complexes au fur et à mesure du déroulement de l’année.
• Objectifs : l’approfondissement des données techniques de base acquises en 1re année et leur mise en application. Réflexion d’ordre technique et plastique et réflexion théorique pour répondre à des propositions de travaux mettant en jeu une production.
• Mode d’évaluation : contrôle continu avec bilan semestriel.

2e, 3e et 4e années
• Atelier spécifique autour de la photographie argentique (approche technique de la photographie argentique) : prise de vue, développement, tirage argentique. Une formation optionnelle à la photographie argentique (prise de vue et laboratoire noir et blanc : développement, tirage, repique, etc.) pour des groupes d’étudiant•e•s de différentes années (une semaine dans l’année).
• Objectifs : l’acquisition de données techniques spécialisées.
• Mode d’évaluation : contrôle en fin de session.

Atelier de recherche et de réalisation (ARR)

2e , 3e et 4e années
• Photographier à coups de marteau
La photographie est prise comme un outil parmi les autres dans le champ de l’art, avec la même humilité et la même puissance potentielle qu’un marteau. Il s’agit de réfléchir, échanger, créer autour de cet outil au travers de toutes les pratiques et les questions tant techniques que théoriques.
Documenter / créer : comment poursuivre son activité d’artiste avec la photographie ?
Qu’est ce que photographier une œuvre ?
Qu’est qu’une œuvre photographique ?
• Objectifs : la réflexion et la production en relation avec les recherches personnelles et suivant la gradation des enseignements de la 2e à la 4e année ; et, par ailleurs, une réflexion commune
au-delà de la répartition en années.
• Mode d’évaluation : contrôle continu.

4e et 5e années
• Accompagnement technique et théorique des projets individuels pour le diplôme.
• Réflexion transdiciplinaire : collaboration avec l’ensemble des modules de l’école, suivi des galeries d’essais, rendez-vous individuels.
• Objectifs : l’accompagnement des étudiant•e•s dans l’élaboration de leur production et de leur réflexion, gradué selon la progression des enseignements vers une plus grande autonomie et le passage du diplôme.
• Mode d’évaluation : contrôle continu

Cours d’histoire de la photographie

2e année
• Approche théorique : histoires de photographies (art, image et idéologie), parcours dans l’histoire de la photographie depuis le XIXe s. (Jean-Baptiste Ganne). Les positions de la photographie : de la mimesis à la trace, du document à l’art, filiations, renoncements, ambitions (Laurent Septier).
• Objectifs : acquisition de notions historiques spécifiques et en relation avec l’histoire des arts et des idées.

Bibliographie
Bajac, Quentin, La Photographie : du daguerréotype au numérique, Découvertes Gallimard, 2010 Frizot, Michel (éd.),
Nouvelle histoire de la photographie, Bordas et Adam Biro, 1994
Guibert, Hervé, L’Image fantôme, Minuit, 1981
Krauss, Rosalind, Le Photographique : pour une théorie des écarts, trad. de l’américain par Marc Bloch et Jean Kempf, Macula, 1990
Lugon, Olivier, Le Style documentaire : d’August Sander à Walker Evans, Macula, 2001
Rouillé, André, La Photographie : Entre document et art contemporain, Folio essais Gallimard, 2005
Roussel, Raymond, La Vue, Pauvert, 1963
Shore, Stephen, Leçon de photographie : La nature des photographies, trad. de l’anglais par Dominique Lablanche, Phaidon, 2007
Tanizaki, Junishirô, Éloge de l’ombre, trad. du japonais par René Sieffert, Publications orientalistes de France, 1986

Frédéric Clavère
artiste et professeur de peinture
en 2017|18 : coordonnateur de la 5e année
Pascal Pinaud
artiste et professeur de peinture et installation
Laurent Prexl
artiste et professeur de peinture et performance

semestre 1 : 4 ECTS
semestre 2 : 3 ECTS
semestre 3 : 3 ECTS
semestre 4 : 2 ECTS

La peinture, quelles que soient les boussoles qui règlent ou dérèglent les artistes qui s’y confrontent, a sa part d’apprentissages : ceux-ci sont d’ordres technique et analytique.
La première année consiste à l’aborder sans a priori ni timidité. S’appuyant sur cette tension, l’atelier de peinture propose – aux côté d’exercices visant à décomplexer chacun vis à vis d’une pratique certes trop souvent assujettie à des
modèles techniques passéistes mais néanmoins, aussi, à des repères esthétiques utiles – une sorte d’inventaire des moyens les plus divers qu’elle offre aujourd’hui. Il convient ensuite, dès la 2e année de favoriser l’expérimentation plus personnelle en l’accompagnant d’une curiosité historique nourrie et d’une réflexion théorique nécessaire à son développement.

Frédéric Clavère

en 2017|18 : coordonnateur de la 5e année

Pascal Pinaud

Atelier Médium (AM)

1re année

1er semestre
3 ou 4 mardi en fin de matinée à partir de janvier
• Découverte de la cabine de peinture (par groupe) : apprentissage de la peinture au pistolet, peinture sur métal et bois, apprêt des supports, dilution de la peinture.
• Initiation à la peinture :
– apprentissage des matériaux, enduits et supports (toile acrylique, laine, coton)
– des gestes préparatoires : tendre une toile sur un châssis, encoller une toile, apprêter une toile.
Cette initiation dure 3 mois et s’accompagne d’exercices complets comprenant un motif à choisir et à représenter all over sur un petit châssis. Il s’agit d’utiliser tous les moyens possibles pour reproduire le motif choisi :
photocopie, dessin vectoriel, découpe numérique en relation avec les professeurs des ateliers de dessin, du pôle numérique et du pôle volume.
L’objectif est que chaque étudiant•e réalise deux toiles de motifs (en peinture acrylique généralement).
Évaluation : contrôle continu, rendus notés toute l’année. Selon l’habileté technique et le processus créatif.

2e semestre
Le professeur donne pour sujet une phrase difficile à comprendre, avec une formulation compliquée à plusieurs entrées, qui doit être interprétée très librement, dans la tradition duchampienne.
L’étudiant•e est invité•e à travailler son projet avec Pascal Pinaud dès le début, à partir de sa propre interprétation du sujet.

L’objectif est de mettre en action des mécanismes mentaux intuitifs et référencés et de travailler ensuite les mélanges de techniques. Cet exercice vise à faire expérimenter aux étudiant•e•s la manière de convoquer les compétences et les processus à partir d’une suggestion. Pour cet exercice, la peinture n’est pas le seul médium utilisable, l’étudiant•e peut, au choix, se tourner vers le son, l’installation, la sculpture et la photographie, les techniques d’impression voire la performance.

Évaluation : contrôle continu, adéquation des moyens choisis et qualité de leur mise en œuvre en rapport avec le projet initial validé par le professeur.

2e année
Ce cours a été conçu en collaboration avec un autre professeur, Arnaud Labelle-Rojoux pour l’année 2012-2013. Il sera assuré en 2014/15 sous une forme modifiée par Frédéric Clavère (cf. plus haut).

1er et 2e semestres
Le cours est identique aux deux semestres et se décompose en deux parties.
Tout d’abord les étudiant•e•s présentent des exposés oraux d’une dizaine de minutes qui sont ensuite l’occasion d’un dialogue nourri entre le professeur et la promotion.
En début d’année, une liste d’environ 150 artistes contemporains est proposée aux étudiant•e•s, dans laquelle chacun doit choisir deux artistes. Il s’agit ensuite de faire des recherches en bibliothèque de manière à construire un exposé oral court et structuré. Le professeur leur demande de montrer 4 ou 5 pièces réalisées par ces artistes en guise d’appui au propos.
L’objectif est d’être capable de rendre compte de la méthode de travail et l’univers esthétique d’un artiste à travers l’examen précis et critique de quelques pièces. L’étudiant•e est invité•e à apprendre à regarder avec attention et à analyser ce qu’il voit.
Ces exposés sont notés.

Dans la deuxième partie du cours, il s’agit d’appréhender un travail collectif. En début d’année, la promotion est divisée en groupes (de 5 à 7 étudiant•e•s), qui s’organisent
en général par affinités.
Ces groupes doivent ensuite travailler en commun toute l’année. Pascal Pinaud amène un grand nombre de magazines et de journaux dans lesquelles les étudiant•e•s doivent puiser des images ou des textes, travailler en commun sur la manière de les utiliser comme support pour créer une proposition originale et ensuite la réaliser ensuite à la manière de.

Objectif : travailler à plusieurs cerveaux et plusieurs mains. On ne vient pas à l’art seul, on apprend à penser autrement, on se soutient et on s’enrichit mutuellement. Cela permet aussi de dépasser ses limites, de lutter contre ses inhibitions en ne devant pas s’exposer personnellement mais en prenant l’alibi du collectif pour oser faire.

Évaluation : contrôle continu, rendus notés toute l’année. Selon l’habileté technique et le processus créatif.

Laurent Prexl

Cartographie de l’acte

3e, 4e et 5e années
Par l’utilisation de cartes heuristiques (mind mapping), ce cours expolrera histoires et théories de l’art-action.
Il s’agit d’augmenter la perception d’une oeuvre par l’appréhension de son environnement et de la relier à ses contextes politique, intime, historique, contradictoires et lacunaires. Une oeuvre d’art, et peut-être particulièrement celles d’art-action, sont le fruit d’une infinité d’événements, des plus anodins aux plus remarquables. Elles s’inscrivent dans une multiplicité de contextes pré et post perception l’oeuvre.
La fin de l’année verra l’organisation d’une «soirée performance» hors les murs.

Paint in zap !

1e année
Atelier pratique et théorique de peinture s’appuyant sur nombres des notions traversant son histoire, au nombre desquelles on retrouvera le temps du et dans le tableau.

Cent titres

2e année

Atelier pratique et théorique de peinture explorant les différentes typologies de titres.

Corinne Sentou
artiste et professeur de dessin
Katrin Ströbel
artiste et professeur de dessin

semestre 1 : 4 ECTS
semestre 2 : 4 ECTS
semestre 3 : 3 ECTS
semestre 4 : 2 ECTS

Le dessin est une œuvre à part entière, une pratique autonome.
Le dessin est abordé par ses techniques, par son expérimentation ainsi que dans son développement conceptuel. Toutes les caractéristiques du dessin dans sa pratique contemporaine sont ici exploitées.

Le dessin s’envisage comme un moyen de représenter et de signifier, il met en œuvre l’expérience du temps, de la concentration, de l’acuité visuelle et de la mémoire. Tout en faisant l’expérience de sa pratique sous ses
différentes modalités (formes/moyens/manières) et occurrences (observation, schématisation, narration, technique, process-drawing, etc.), cet enseignement du dessin aborde simultanément les aspects, historiques, théoriques et méthodologiques. S’il vise à développer les capacités graphiques des étudiant•e•s, il met aussi en évidence le dessin comme une pratique singulière, permettant de saisir, d’exprimer et de révéler ses idées.

La transmission et l’approfondissement permanents des principes généraux de la pratique du dessin et de ses techniques fondamentales doivent être une composante centrale de cursus, non seulement durant les deux premières années mais également dans la suite de leurs études. Les premiers semestres d’études doivent être consacrés à l’acquisition de connaissances de base, celles-ci devant être élargies en pratique comme en théorie par la suite.

La transmission de compétences techniques et créatives est accompagnée d’un apprentissage de l’expérimentation avec différents médias et matériaux. Les étudiant•e•s interrogent les frontières disciplinaires, remettent en question leurs propres représentations et définitions du dessin et ainsi élargissent leurs conceptions de l’image et de l’art. Dans cette optique, les étudiant•e•s sont encouragés à ne pas considérer les limites techniques et les frontières entre médias comme données une fois pour toutes, et à remettre en question, à tester les matériaux comme concepts et à rechercher une forme adéquate au cours d’un processus ouvert.

Les questions essentielles au sujet du dessin et des disciplines adjacentes sont abordées au cours de discussions individuelles ou collectives (à travers la présentation de travaux personnels, mais également via la présentation d’expositions et de travaux d’artistes contemporains). Le dialogue doit permettre aux étudiant•e•s d’apprendre à adopter une posture réflexive sur leur propre travail et leurs propres méthodes.

Corinne Sentou

Atelier Médium (AM)

1e année


1er et 2e semestres

Objectifs : le dessin comme moyen de représenter sa pensée. Permettre de comprendre le langage du dessin et ses principaux éléments énoncer, observer, tracer. Développer la pratique du dessin et apprendre à maitriser différentes techniques nécessaires à sa mise en œuvre.
Mettre en évidence le dessin comme une pratique décloisonnée et autonome.
Contenu et nature de l’enseignement : en atelier autour d’un travail d’observation, d’analyse et d’expérience. Le dessin est abordé comme l’image de son regard et de sa pensée. Ce cours pratique fait l’expérience de différents médiums et techniques et permet de définir une écriture singulière, sa mise en forme et en espace.
Mise en œuvre en atelier. Travail individuel et collectif.
Ce cours est accompagné de visites d’expositions, de rencontres d’artistes et de présentations.
Mode d’évaluation : présence, participation, engagement (contrôle continu).

2e année
Objectifs : le dessin comme langage. Donner forme à sa pensée, signifier ses idées, définir son écriture. Développer la pratique du dessin et approfondir la maitrise des différentes
techniques nécessaires à sa mise en œuvre.
Mettre en évidence le dessin comme une pratique décloisonnée et autonome.
Contenu et nature de l’enseignement : en atelier, autour de thématiques collectives et d’un travail sur différents types de représentations. Ce cours pratique permet de croiser différents outils et de les combiner pour définir son écriture et la surface sur laquelle elle s’inscrira.
Mise en œuvre en atelier. Travail individuel et collectif. Partage des recherches et analyses pour pouvoir mettre en perspective sa propre pratique du dessin.
Ce cours est accompagné de visites d’expositions, de rencontres d’artistes, et de présentations.
Évaluation : présence, participation, engagement (contrôle continu).

Atelier de recherche et de réalisation (ARR)

3e année
Objectifs : esquisser, mettre en œuvre, spatialiser.

Conduire à développer la pratique et à trouver ses formes.
Contenu et nature de l’enseignement : sur rendez-vous, engager une réflexion commune autour des intentions conceptuelles, des sensibilités artistiques, des processus mis en œuvre. Étude de la mise en œuvre et de la spatialisation du travail.
Évaluation : évaluation semestrielle.

4e et 5e année
Objectifs : Énoncer, mettre en œuvre, spatialiser.

Contenu et nature de l’enseignement : sur rendez-vous, étude de la mise en forme, de la production et de la spatialisation. Réflexion sur les références et les formes artistiques.

Corinne Sentou et Katrin Ströbel

1e et 2e années
Cours de modèle vivant
• environ 10 séances de dessin
d’après modèle vivant
• exercices variés
• formats, échelles et techniques différents.

Katrin Ströbel

Atelier Médium (AM)

 

2e année

1er semestre

Telling Stories
en collaboration avec Arnaud Maguet et Anne Séchet

Pour le premier semestre les étudiant•e•s développent un travail autour de la relation entre dessin, texte et langage. Comment certaines narrations se créent ? Comment jouer avec le dialogue entre texte et dessin ?
Le sujet du premier semestre est poursuivi en collaboration avec Arnaud Maguet et Anne Séchet. C’est l’occasion pour les étudiant•e•s de développer une suite du travail et de réaliser une édition dessinée.

Références artistiques : David Shrigley, Fernando Bryce, Raymond Pettibon, Jana Gunstheimer, Tracey Emin, Nedko Solakov, Marcel van Eeden, Pavel Pepperstein et Dr. Lakra.

Susanna Shannon
design éditorial
Caroline Challan Belval
artiste et professeur de gravure
Arnaud Maguet
artiste et professeur d’édition
Anne Séchet
artiste et professeur de sérigraphie

semestre 1 : pas d’attribution d’ECTS
semestre 2 : pas d’attribution d’ECTS
semestre 3 :pas d’attribution d’ECTS
semestre 4 : 3 ECTS

Studio édition

Susanna Shannon
et Arnaud Maguet

Le studio édition est ouvert aux étudiant•e•s de toutes les années ainsi qu’aux artistes en résidence.
C’est le lieu de la photogravure pour les ateliers d’impression, ainsi que des tirages numériques sur grands formats. Il permet la réalisation de prototypes éditoriaux et de livres d’artistes à tirages limités, inscrits dans trois collections
(Convergence, Portfolio, Parallèle), chacune ayant une présentation et un format particuliers. En outre, les recherches et réalisations de projets liés aux multiples sur papier sont accompagnées, à travers l’étude des rapports de lecture et de signification (narration, séquence, rythme visuel, etc.), lors de la mise en place d’images graphiques personnelles.

Design éditorial

Susanna Shannon

2e année
1er semestre
Lundi matin
10h à 13h
« Faire des pages, ça sert à voir des pages »
Devenir des experts de pages, soit pour en faire plus tard, pour juste pour les regarder tourner. En attendant, au cours de ce cours, on en fera beaucoup.
Faire des pages, ça sert à aiguiser son œil de lynx, à avoir des idées ou des sensations nouvelles [New Sensations de Lou Reed], c’est une aventure collective d’expérimentation de la forme comme outil pour penser.
Au début de l’année, je projette des images en les commentant sur un ton plat et ronronnant pendant que tout le monde finit sa nuit; sur des sujets dénués de continuité: les expérimentations graphiques de l’imprimeur hollandais H.N. Werkman, des numéros en vrac de la revue américaine Emigre, mes photos de vacances à New York, la construction graphique de Vogue Italie, la typographie vernaculaire des enseignes commerciales obsolètes de Belzuce, d’autres choses aussi, qui sait?
J’encourage chacun à développer ses  prorpre vision et vocabulaire, pour devenir de véritables experts du monde du design éditorial.
En groupe, les discussions autour des pages projetées ont pour effet de nous ouvrir les yeux sur des choses que l’on n’avait peut-être pas observées auparavant. D’élargir notre champ de vision pour nous éloigner d’un monde graphique “naturel” d’adolescent, pour ubériser en direction d’une pensée plus globale, en ramassant au passage des considérations telles que contexte, culture et histoire.
Pourquoi une publication est “bonne”? pourquoi ne “l’est-elle pas”?
On cherche collectivement des réponses possibles. Mise en page est trop lisse? Absence de relief typographique? ou éditorial? Mauvais enchainement des pages ? No surprise ? Bad rythme ? Photogravure grisouille ? Ecriture naphtalyneuse ? Ou tout simplement: on a laissé l’encre dans le pot ; on a oublié de la mettre dans la machine ?
On se familiarise tous les uns avec les autres ; on mutualise tous nos talents en évaluant les compétences de chacun: œil de lynx, orthographe, composition typographique, définition des images, reliure, sens de l’organisation ou gestion des délais. La clé de l’affaire est cette conscience accrue de la somme des points forts en présence ;
Vous acquièrerez ainsi une approche créative [zzz…], personnelle et critique; une consciense des causes et de leurs conséquences [zzzzzz…]; vous établirez le lien entre l’apparence des choses et la manière dont elles sont fabriquées [zzzzzzzzzz…]. Et last but not least, vous assimilerez des paramètres technologiques, institutionnels et culturels qui contribuent à la compétence d’une publication dans sa globalité  [zzzzzzzzzzz…].
Ouvert à tous
tous les lundi soirs
à 19h
« Entrainement de l’équipe des pages »; faire des pages, c’est toujours réfléchir;
À partir d’une réunion de rédaction hebdomadaire autour de la grande table autour de laquelle on fait donc un tour de table, production d’une publication [également hebdomadaire] ;
1ere année
2e semestre
Edition/production d’une publication collective
Avec Corinne Sentou et Joseph Mouton

Sérigraphie

Anne Séchet

L’atelier sérigraphie est à la fois un lieu d’initiation à la technique et à la réalisation et un lieu de réflexion et d’échanges autour de projets individuels ou collectifs suivant le niveau et les préoccupations des étudiant•e•s au cours de leurs années d’apprentissage. La participation à l’impression est favorisée pour les étudiant•e•s de toutes les années.

Atelier Médium (AM)

2e année

1er semestre

Il s’agit d’une initiation à la technique de la sérigraphie par des impressions en aplats et trames, d’une présentation de la quadrichromie pour une compréhension de la fabrication des couleurs dans les images imprimées, ainsi que d’une présentation de l’usage de la sérigraphie dans l’art contemporain pour en découvrir les multiples possibilités. Cette initiation est l’occasion pour les étudiant•e•s de comprendre les images et le visuel qui les entourent, d’aiguiser leur regard par rapport aux choix qui y sont opérés. Cet Atelier Médium permet d’acquérir une méthode de travail qui les suivra durant tout leur cursus. Chaque étudiant•e fait d’abord un travail de recherche par le dessin puis choisit, en concertation avec l’enseignante, les documents à imprimer. Il passe par différentes étapes de réalisation technique (écrans, insolation, mise à la teinte, etc.) et de choix esthétiques (choix du dessin, choix de la couleur, du support, etc.).

2e semestre
L’enseignante propose un approfondissement des possibles de la sérigraphie dans un projet plastique plus large ; la sérigraphie n’est qu’une des composantes des propositions faites par les étudiant•e•s. Ceux-ci auront en effet acquis une connaissance de la sérigraphie permettant d’envisager son utilisation dans des projets élargis à d’autres techniques : installation, sculpture, vidéo, etc. Les étudiant•e•s travaillent en groupe selon leurs propositions et la pertinence des groupes formés. Ce deuxième volet d’initiation vise à montrer l’utilisation-conception-distanciation de la sérigraphie dans un projet plus vaste et collectif.
Le rendu final de ces propositions se fait dans un espace neutre où les étudiant•e•s ont à faire des choix d’accrochage et de mise en espace, en concertation avec l’enseignante et avec la participation active des autres groupes ou des étudiant•e•s de la promotion.
Évaluation : contrôle continu (acquisition de compétences techniques, investissement, temps passé à la recherche, pertinence des choix plastiques, pertinence de la mise en espace).

Atelier de recherche et de réalisation (ARR)

3e année
L’atelier de sérigraphie se veut un lieu de pratiques et de connaissances mais aussi un lieu d’échanges et de réflexion avec un objectif de pertinence esthétique. Lors de rendez-vous l’étudiant•e présente son projet et l’enseignante accompagne son questionnement sur la validité et la pertinence de celui-ci. L’étudiant•e a acquis une connaissance de la sérigraphie lui permettant maintenant d’envisager et de s’impliquer dans des projets plus ambitieux.

4e et 5e années
Soutien à l’élaboration de projets dans le cadre des travaux personnels (supports variés, tramés, aplats, demi-teintes, etc.) suivant l’axe de recherche de l’étudiant•e.

Gravure

Caroline Challan Belval

L’atelier de gravure se fonde sur un ensemble d’acquisitions théoriques et techniques : création de matrices et méthodes d’impression. Il offre un regard général sur l’utilisation des matériaux traditionnels, de techniques nouvelles et leur capacité d’adaptation selon les besoins et les déterminations de chacun. L’objectif est d’aborder le champ du réel et l’élaboration d’une recherche à travers les possibilités qu’offre ce médium.

Atelier médium (AM)
Initiation

2e année

1er semestre

Stages d’initiation : fondamentaux
Présentation des matériaux et des outils, des modes opératoires, histoire et théorie, pratiques contemporaines, adaptation du dessin au projet de gravure en taille directe et en taille douce, impression.
Trois techniques sont abordées : pointe-sèche, eau-forte, aquatinte.
Chaque élève est amené-e à graver une planche selon une thématique proposée. Un ouvrage collectif est réalisé à la fin de la session.

2e semestre
Ouverture des possibilités techniques en gravure, utilisation des passerelles vers d’autres médiums et expérimentations, dans le cadre d’un projet personnel de l’étudiant•e. On questionne la relation à la matière et de ses propriétés, ses effets sur la forme dans la mise en œuvre d’une recherche artistique. On aborde différentes sources pour construire une image.
Le projet pourra être mené en collaboration avec d’autres modules de l’école. L’approche pratique s’appuie sur un apport théorique : des projections, des observations d’originaux, des rencontres et visites d’exposition.
La recherche sera complétée en atelier par un travail de prise de note et d’observation par le dessin et la gravure, dans la ville : lieux publics, musées et galeries.
Ces visites sont ouvertes aux étudiant•es de l’ensemble du cursus.
Modalités d’évaluation : assiduité et capacité à développer un travail abouti. Sont appréciées : la pertinence de la relation entre médium et sujet, les qualités techniques, les recherches diverses menées par l’étudiant•e pour élaborer son projet.
(contrôle continu)

Atelier de recherche et de réalisation (ARR)

3e, 4e et 5e années

Les étudiant•es fréquentent l’atelier sur rendez-vous, pour des projets personnels ou collectifs, d’estampes, d’édition, ou dans le cadre d’une recherche transdisciplinaire, en relation avec les différents modules de l’école. L’élaboration pratique s’appuiera sur une approche théorique et une connaissance des pratiques artistiques contemporaines.
Évaluation : contrôle régulier de l’avancement du projet sous forme de rendez-vous avec le professeur.
Présentation d’un travail abouti.

Bibliographie
Bandera Viani, Maria Cristina, Miracco, Renato, Giorgio Morandi, ed. Skira, 2008
Cherix, Christophe, Conaty, Kim, Suzuki, Sarah, print/out, ed. Museum of Modern Art, New York, 2012
Cherix, Christophe, Robert Morris, Estampes et multiples 1952-1998, Ed. Cabinet des Estampes du Musée d’Art et d’Histoire, Genève, 1999
Chiha-Castex, Cécile, Miessner, Marie-Cécile, Pocheau Lesteven, Cécile, et Collectif, De Picasso à Jasper Johns : L’atelier d’Aldo Crommelynck, Ed. Bibliothèque Nationale de France, 2014
Didi-Huberman, Georges, Génie du non-lieu, Ed. Minuit, 2001
Ingold, Tim, Une brève histoire des lignes, Zones Sensibles Éditions, 2011
Le Blanc, Marianne, D’acide et d’encre : Abraham Bosse (1604?-1676) et son siècle en perspectives, Ed. CNRS, 2004
Martineau, Jane, Andrea Mantegna : peintre, dessinateur et graveur de la Renaissance italienne : [exposition, New York, Metropolitan museum of art, 9 mai-12 juillet, 1992], Ed. Gallimard/Electa, 1992.
Merlot, Michel, Griffiths, Anthony, Field, Richard, L’estampe, Histoire d’un art, Ed. Skira, 1981
Mitchinson, David, Henry Moore, Prints and Portfolios, Ed. Patrick Cramer, 2010
Preaud, Maxime, Brejon de Lavergnee, Barbara, L’œil d’Or, Claude Mellan, catalogue d’exposition, Ed. de la Réunion des musées nationaux, 1988
Torres, Pascal, Van Dyck graveur, L’art du portrait, Co-Ed. Musée du Louvre, Paris et Le passage, New York, 2008

Kaloust Andalian
Cinéma
Claire Bernstein
Anglais
Jérôme Mauche
Histoire des idées
N.N.
Histoire des arts visuels
Joseph Mouton
Esthétique
Sophie Orlando
Histoire et théorie des arts

semestre 1 : 10 ECTS (dont Anglais : 2 ECTS)
semestre 2 : 10 ECTS (dont Anglais : 2 ECTS ; Histoire des formes filmiques : 2 ECTS)
semestre 3 : 8 ECTS (dont Anglais : 2 ECTS)
semestre 4 : 8 ECTS (dont Anglais : 2 ECTS ; Histoire des formes filmiques : 2 ECTS)
semestre 5 : 8 ECTS (dont Anglais : 1 ECTS) + Stage 2 ECTS
semestre 6 : 5 ECTS (dont Anglais : 1 ECTS)

Les professeurs du pôle d’enseignement théorique et de langue se sont coordonnées de façon à couvrir toutes les années (de 1re à 5e) ainsi que le programme de 3e cycle. L’enseignement théorique offre une variété de formats (cours magistral, séminaire, travaux pratiques) et de contenus (histoire de l’art, esthétique, histoire des idées, etc.) qui favorise l’appropriation des savoirs par les étudiant•e•s et encourage la transversalité des approches intellectuelles. L’organisation des enseignements est progressive et complémentaire sur l’ensemble du cursus.

Histoire et lecture des formes cinématographiques

Kaloust Andalian

2e année

Ce cours propose une lecture de l’histoire du cinéma à partir de l’identification de l’image cinématographique. Il s’agit d’en saisir ses puissances par une observation précise des procédés techniques, des articulations matérielles et expressives que cinéastes, vidéastes, artistes ont inventés pour exprimer des points de vue, développer des esthétiques toujours en relation avec un contexte historique ou social spécifique.
Cette traversée de l’histoire s’appuie sur l’idée que le cinéma s’est défini dans son aptitude à dépasser le seul effet de représentation pour déclencher des opérations de la pensée.

Bibliographie
Schefer, Jean-Louis, L’Homme ordinaire du cinéma, Gallimard, 1980
Cavell, Stanley, La Projection du monde, Belin, 1999
Daney, Serge, Le Ciné-journal, 2 vol., Cahiers du Cinéma, 1998
Daney, Serge, La Rampe, Gallimard, 1983
Daney, serge, Le Salaire du zappeur, P.O.L, 1993
Aumont, Jacques, Moderne ?, Cahiers du Cinéma, 2007
Epstein, Jean, L’Intelligence d’une machine
Tarkovski, Andreï, Le Temps scellé
Bresson, Robert, Notes sur le cinématographe
Deleuze, Gilles, L’Image-temps
Vogel, Amos, Le Cinéma, art subversif

Cinéastes évoqués/étudiés : Alexandre Promio et Apichatpong Weerasethakul ; S.M. Eisenstein, Jean Epstein, Isidore Isou et Jean-Luc Godard ; Jean Vigo, Michelangelo Antonioni et Andreï Tarkovski ; Georges Méliès, Segondo de Chomon et Patrick Bokanowski ; David Wark Griffith, Charlie Chaplin et Jean-Marie Straub & Danièle Huillet ; Jean Durand, Jerry Lewis et Jacques Lizène ; Louis & Auguste Lumière et John Ford ; Jacques Tati, Peter Kubelka et David Lynch ; Mario Peixoto et Luis Buñuel ; Jean Eustache et Valérie Mrejen ; Stan Brakhage, etc.

4e et 5e année
Le récit cinématographique

Cet atelier propose d’accompagner le développement de projets filmiques nécessitant un préalable écrit : scénario, continuité dialoguée, note d’intention, argumentaire, traitement, etc. Des cours de dramaturgie sont dispensés selon la nature des projets développés, des analyses structurelles et narratives sont pratiquées à partir des propositions des étudiants.

Outre l’étude du récit cinématographique, l’étudiant apprend à élaborer des dossiers de production destinés à l’obtention de financements publics ou privés.

Cours d’anglais

Claire Bernstein

Les cours d’anglais s’insèrent à part entière dans l’enseignement de la culture générale. Ce sont pour l’essentiel des cours théoriques qui se déroulent en anglais. A partir de l’analyse de supports artistiques variés, le cours vise à aider l’élève à observer et à comprendre ce qu’il lit, ce qu’il regarde ou ce qu’il écoute, ainsi qu’à définir ce qui se présente à lui et à évaluer les intentions qui lui sont exposées. Le cours l’aide à articuler ses idées et à synthétiser. Les outils utilisés peuvent être des articles de presse, des textes littéraires, des films, des vidéos de plasticiens et des documents visuels, des écrits d’artistes et de théoriciens, ou encore des expositions, des conférences, des rencontres avec des artistes. Ce travail doit permettre à l’élève d’une part de mieux cerner les problématiques liées à la création artistique, et d’autre part d’acquérir une méthodologie afin de pouvoir présenter son propre travail oralement, d’en discuter les enjeux, ou de préparer un dossier de ses œuvres dans un contexte international.
Au début de l’année scolaire les élèves passent un test d’évaluation de leur niveau d’anglais permettant de constituer des groupes de travail homogènes, du niveau débutant au niveau bilingue. Les cours ont lieu en effectifs réduits, afin de permettre à chaque élève de mettre en pratique ses connaissances et de parler. Les élèves dont le niveau d’anglais est faible se réunissent pour des cours de remise à niveau basés sur une Pratique Orale Guidée, avec un travail sur des textes simples et une analyse des structures grammaticales : les élèves sont amenés à parler le plus vite possible en utilisant dès le départ les structures étudiées, et également à travailler leur compréhension orale par de nombreux exercices d’écoute, sans l’aide d’un support écrit. Ils doivent compléter le travail fait en cours par un travail personnel leur permettant de mieux rattraper leur retard.

Ouvrage recommandé pour les cours de remise à niveau : « Essential Grammar in Use with answers : a self-study reference and practice book for elementary students of English » Raymond Murphy, Cambridge University Press, (livre rouge, avec ou sans CD)

1re année
Les niveaux avancés se voient proposer un cours intitulé An Informal Introduction to Contemporary Art.  Il s’agit d’amorcer, en dehors de toute chronologie ou de toute perspective historique, une analyse un peu approfondie du travail de quelques artistes, plusieurs séances étant consacrées à chaque artiste. Le but est d’encourager les élèves à aller plus loin que leur impression première (j’aime ou je n’aime pas), et d’entrer dans la compréhension des intentions de l’artiste, des moyens utilisés, de sa vision du monde en général et de l’art en particulier. A l’inverse du cours magistral, les élèves élaborent eux-mêmes, à travers observations et discussions, leur compréhension et leur vision de l’oeuvre étudiée, l’enseignant se contentant de les guider. A travers cette analyse l’élève est aussi amené à s’interroger sur son propre rapport avec la pratique artistique, et à en explorer le sens.
De multiples documents sont invoqués en guise de support : photos, vidéos, articles de presse, interviews, films ou textes biographiques, écrits d’artistes, correspondance, textes critiques, etc. Le cours peut inclure également une visite détaillée des œuvres in situ installées à la Villa Arson, des visites des expositions du centre d’art, et des rencontres avec les artistes anglophones en résidence. En fin d’année une courte dissertation vient témoigner de la compréhension acquise pendant le cours.
Les années précédentes  An Informal Introduction to Contemporary Art a traité entre autres des œuvres de Louise Bourgeois, Bill Viola, Bas Jan Ader, Jenny Holzer, Marina Abramovic, John Cage, Isamu Noguchi, Dan Graham, Pipilotti Rist, Carsten Höller, Mark Rothko, Mike Kelley, Matthew Barney, Anish Kapoor ou Zoe Leonard, ainsi que des textes de John Dewey, Allan Kaprow ou RoseLee Goldberg.

Bibliographie :
John Dewey, Art as Experience
Experience and Nature.
Howard S. Becker, Art Worlds
Susan Sontag, On Photography
Allan Kaprow, Essays on the Blurring of Art and Life
Mark Rothko, Writings on Art
The Artist’s Reality, Philosophies of Art
Barnett Newman, Selected Writings and Interviews
Dan Graham, Two-Way Mirror Power
Frank Stella, Working Space
John Cage, Silence
Empty Words
Isamu Noguchi, A Sculptor’s World
Essays and Conversations

2e année
Le cours, intitulé  Developing Critical Analysis, tente d’aller encore plus loin dans le sens de la compréhension critique. Les œuvres analysées peuvent être littéraires, filmiques ou plastiques selon les années. L’analyse aborde les supports d’une manière plus complexe qu’en première année, les notions évoquées sont plus subtiles. Les élèves sont invités à la patience, à la persévérance et à l’approfondissement en passant plus de temps sur chaque sujet étudié. Par le passé Developing Critical Analysis s’est penché sur les écrits de l’auteur japonais Ibuse Masuji ainsi que sur ceux de l’auteur américain Paul Auster, sur le cinéma de Woody Allen, Jim Jarmusch, Elia Kazan ou Fred Zinnemann, sur la poésie de Emily Dickinson, sur des koans zen, des nouvelles de l’écrivaine dominicaine Jean Rhys, et des textes de Rachel Naomi Remen ou Mark Epstein. La dissertation de fin d’année leur demande à la fois finesse d’analyse et organisation.

3e année
Le cours d’anglais a lieu sous forme d’un workshop portfolio, qui s’adresse plus particulièrement, mais pas exclusivement, aux élèves qui se préparent à un échange à l’étranger en quatrième année. Le but du workshop est de produire un portfolio des œuvres de chaque élève. Les élèves sont invités à se joindre à ce workshop quel que soit leur niveau d’anglais (à l’exception des débutants complets) : la perspective proche d’un séjour international donne une dynamique particulière aux séances, où chaque élève montre une grande motivation et une compétence nouvelle à s’exprimer en anglais sur des sujets complexes.
Par ailleurs la création d’un portfolio est l’occasion idéale pour chaque élève de se retourner sur sa propre production artistique des deux ou trois années précédentes, et de tenter d’en définir les grandes lignes. Ce travail est particulièrement adapté aux élèves de troisième année, à un moment où leur production commence à s’étoffer, sans être encore figée dans une vision précise. Ainsi, après quelques séances consacrées à déterminer le but et le contenu idéal d’un portfolio, à définir des notions de communication de base et à examiner des exemples de portfolios réussis ou ratés, la production plastique de chaque élève fait l’objet d’un travail d’analyse en groupe, le but étant de faire ressortir les caractéristiques essentielles de cette production – caractéristiques que le portfolio devra mettre en avant. Ce travail vient compléter la prise de recul critique amorcée lors des galeries d’essais et des Sessions d’Analyse de Travaux (SAT) qui leurs sont proposées pour la première fois également en troisième année. Il est soutenu aussi par le travail d’auto-analyse réalisé en français dans le cadre des cours théoriques.
Le workshop prend fin aux alentours du mois de mars, lorsque les élèves doivent commencer à rendre leurs dossiers.

Bibliographie :
Larry Volk and Danielle Currier, No Plastic Sleeves
www.noplasticsleeves.com
Harold Linton, Portfolio Design

4e année
Les élèves valident leurs ECTS d’anglais en assistant aux conférences qui ont lieu en anglais, en travaillant avec les artistes anglophones résidents ou en workshop, ou en participant à des séminaires de quelques jours avec le professeur d’anglais. Ils peuvent également participer à des cours correspondant à leur niveau avec les élèves des années précédentes.

5e année
Les élèves n’ont pas d’ECTS d’anglais à valider et disposent de tout leur temps pour préparer leur DNSEP de fin d’année. Cependant ceux qui le souhaitent peuvent se joindre à un cours d’anglais correspondant à leur niveau avec les élèves des années précédentes.

Histoire des idées

Jérôme Mauche

1re année
Le cours écrire + lire + parler s’adresse aux étudiant•e•s de première année. Des processus d’écriture venant de divers horizons et de pratiques seront corrélés à des œuvres d’art afin de proposer aux étudiants d’en expérimenter, seul et collectivement, les maniements textuels et oraux, dans un souci rhétorique.

Ce qu’être d’avant-garde veut dire, David Antin, 1993 (traduction Olivier Brossard, Vincent Broqua et Abigail Lang, Motion Method Memory, Les presses du réel, 2008)
Sur un lieu commun – et autres textes, Philippe Thomas, MAMCO, 1999
Portrait d’une dame, Alain Frontier, Al Dante, 2005
Comment faire disparaître la terre ?, Emmanuelle Pireyre, Fiction & Cie, Seuil, 2006
Écrits poétiques, Christophe Tarkos, P.O.L, 2008
Des récits ordinaires, Grégory Castéra, Yaël Kreplak et Franck Leibovici, Les presses du réel – collection Villa Arson, 2014

2e et 3e année
Des vies socio-esthétiques s’adresse aux étudiant·e·s de deuxième et troisième année. Sur le modèle des Vies politiques de Hannah Arendt, il sera proposé et discuté sous forme de modules des éléments de savoir et de technique liés à des parcours et à des œuvres jugés exemplaires, issus de démarches artistiques, anthropologiques, narratives, poétiques ou chorégraphiques. On croisera deux intérêts : le récit de vie (de la sienne comme celle d’autrui) et le recours au document.

L’Afrique fantôme. De Dakar à Djibouti, 1931-1933 et L’Âge d’homme, Michel Leiris, Gallimard, 1934 et 1939
Témoignage, Les États Unis (1885-1915), Récitatif, Charles Reznikoff, 1965 (traduction Marc Cholodenko, P.O.L, 2012)
Les Mots, la Mort, les Sorts. La Sorcellerie dans le bocage, Jeanne Favret-Saada, Bibliothèque des sciences humaines, Gallimard, 1977
Sang et stupre au lycée, Kathy Acker, 1984 (traduction Christophe Claro, Désordres, 2005)
La Misère du monde, dir. Pierre Bourdieu, Libre Examen, Seuil, 1993
Disabled Theater, Jérôme Bel, 2012


4e année
Des objets socio-esthétiques
s’adresse aux étudiant·e·s de quatrième année. Il s’agit d’un séminaire de recherche collective relié à la méthodologie du mémoire sur l’interaction entre des objets matériels, des syntagmes et des métaphores.
Ainsi l’écholalie, le parasite, le contrat, la dilution, le corail, le pixel, l’effet pervers, l’ami intérieur, l’implémentation, le mariage mystique, les rejets électifs, L’Encyclopédie interminable (Alberto Savinio), La Maison de la vie (Mario Praz), La Monnaie vivante (Pierre Klossowski) interrogeront le format et les modes de circulation de quelques scènes (intérieures) contemporaines, ou au contraire archaïques.

Cosmos, Witold Gombrowicz, 1965 (traduction George Sédir, Denoël, 1966)
Rédemption et utopie : le judaïsme libertaire en Europe centrale : une étude d’affinité élective, Michael Löwy, Sociologie d’aujourd’hui, P.U.F, 1988
Un certain penchant à l’autosubversion, Albert O.Hirschmann, 1995 (traduction Pierre-Emmanuel Dauzat, L’espace du politique, Fayard, 1995)
Écholalies. Essai sur l’oubli des langues, Daniel Heller-Roazen, 2005 (traduction Justine Landau, La librairie du XXIème siècle, Seuil, 2007)
Les Coraux de Darwin – Premiers modèles de l’évolution et tradition de l’histoire naturelle, Horst Bredekamp, 2003 (traduction Christian Joschke, Œuvres en société, Les presses du réel, 2008)
Mike Kelley. Educational Complex Onwards (1995-2008), dir. Anne Pontégnie, Les presses du réel/JRPRingier, 2009

Ce séminaire est relié à la Méthodologie du mémoire.

Le cours de Méthodologie du mémoire se divisera en deux temps : un premier temps collectif de conseils méthodologiques généraux et de mise en route du travail de chaque étudiant (choix d’un sujet, d’un tuteur, etc.) ; un second temps d’accompagnement individuel de chaque mémoire en discussion avec l’étudiant.

Histoire des arts visuels

Professeur•e non nommé•e

 

Esthétique

Joseph Mouton

Le Grand séminaire d’esthétique (GSE)

3e, 4e, 5e années
+ 3e cycle
12 séances sur l’année

Thème : poétiques de l’art contemporain. Il s’agit de sensibiliser les étudiant-es (et artistes) aux changements advenus récemment dans les modes de création et de les faire réfléchir aux conséquences théoriques et pratiques qui en découlent. Cours magistral accompagné de quelques courts exposés des participants.
On inventoriera différents modèles de production en vigueur aujourd’hui dans l’art, puis on les ordonnera et on tentera de les évaluer. On sera notamment sensible aux migrations qui fragilisent en ce moment les frontières entre les disciplines ; par contrecoup, on se demandera si l’on peut encore parler d’œuvre d’art dans le champ plastique ou bien à quelles conditions nouvelles une « œuvre » peut s’y constituer.
Évaluation : la présence et l’activité des étudiant-es de 4e et de 5e années seront enregistrées de façon à pouvoir accorder ou pas les crédits de culture générale à chaque semestre.

Histoire et théorie des arts

Sophie Orlando

1re année

Les histoires de l’art après 1970
De la New Art History à l’histoire de l’art féministe et queer

L’histoire de l’art s’est grandement reformulée dans les années 1980 en intégrant les apports des luttes pour les droits civiques, les mouvements féministes et en s’inscrivant dans le renouvellement de l’histoire sociale de l’art. Ce cours propose une analyse de textes, d’œuvres et d’expositions qui font et transforment l’histoire de l’art, à partir des épistémologies de la New Art History (1986) et en particulier des épistémologies féministes de l’histoire de l’art.
Prenant pour point de départ le texte de Linda Nochlin de 1971 « Pourquoi n’y a-t-il pas eu de grandes artistes femmes ?», et l’appel à une révision des canons artistiques de Griselda Pollock, nous analyserons les outils épistémologiques et critiques de la New Art History aux théories queer de l’art, afin de développer ensemble des lectures de productions artistiques du XXe et du XXIe siècle, au-delà de l’histoire de l’art positiviste.

Nous serons donc amené•e•s à discuter à la fois de Hannah Höch, Marcel Duchamp, Agnes Martin, Mary Kelly, Susan Hiller, Ana Mendieta, Lygia Clark, Hanna Wilke, Carrie Mae Weems, David Hammons, Stanley Brouwn, et bien d’autres artistes.

Ce cours à pour objectif d’acquérir des outils critiques et d’initier une réflexion sur la nature construite de l’histoire de l’art.

Bibliographie provisoire:
Becker Howard J., Les Mondes de l’art, Paris, Flammarion, 2006
Berger John, Voir le voir, Paris, Edition B42, 2014
Chevalier Catherine, Andreas Fohr (eds.), Une anthologie de la revue Text Zur Kunst de 1990 à 1998, Dijon, Zurich, Presses du réel et JRP Ringier, 2010
Dumont (dir.), La Rébellion du deuxième sexe: l’histoire de l’art au crible des théories féministes anglo-américaines, 1970-2000, Dijon, France, Les presses du réel, DL 2011, 2011
Farver Jane, Rachel Weiss, Luis Camnitzer, Global Conceptualism : Points of Origin, 1950s-1980s, Queen Museum of art, 1999
Féminisme, art et histoire de l’art (colloque), Paris, Ecole nationale supérieure des beaux-arts, 1994
Harris Jonathan, The New Art History, A critical Introduction, New York, Routledge, 2001
Lebovici Élisabeth et Catherine Gonnard, Femmes artistes, artistes femmes: Paris, de 1880 à nos jours, Paris, Hazan, 2007
McWilliam, Constance Moreteau et Johanne Lamoureux, Histoires sociale de l’art (vol.1 et 2), Dijon, Presses du réel, 2016
Mercer Kobena, Travel and Sea: Black Diaspora Art Practice since the 1980s, Duke University Press, 2016
Molesworth Helen, This Will Have Been, Art, Love and Politics in the 1980s, 2012 Museum of Contemporary Art, Chicago
Mulvey Laura, « Plaisir visuel et cinéma narratif » (1975), in CinémAction, n°67, 2e trimestre 1993, « 20 ans de théories féministes sur le cinéma », p.17-23.
Nochlin Linda, « Pourquoi n’y a-t-il pas eu de grands artistes femmes ? »(1970), in Femmes, Art et Pouvoir et autres essais, trad. de l’anglais (US) par Oristelle Bonis, Jacqueline Chambon, Nîmes, 1993
Pollock Griselda, « Des canons et des guerres culturelles » (1999), Cahiers du Genre, n°43, 2007, p.45-69
Rees A.L and Frances Borzello, The New Art History, Londres, Camden Press, 1986
Reilly Maura et Linda Nochlin, Global Feminism, New Directions in Contemporary Art, Brooklyn museum, 2007
Spivak Gayatri Chakravorty, Les Subalternes peuvent-elles parler ?, éd. Amsterdam, Paris, 2006 (trad. fr.).
Zapperi Giovanna et Carla Lonzi, Carla Lonzi, Autoportrait, Zurich, Paris, JRP Ringier, Maison Rouge, 2013
Zapperi Giovanna, L’artiste est une femme: la modernité de Marcel Duchamp, Paris, PUF, 2012
Zeguer Catherine, Inside the Invisible, MIT, 1996

3e année

Nous nous retrouverons tout d’abord en séance plénière puis en rendez-vous individuels pour délivrer un travail d’écriture associé au diplôme de 3e année.

5e année

Suivi des 5e année jusqu’au DNSEP avec Frédéric Clavère.
Galeries d’essais les mardis après-midi.

4e et 5e année
Appareillages critiques de l’art : formats et généalogies

Comment constituer une position critique vis-à-vis de l’actualité des expositions, des textes théoriques, de revues critiques, et des ouvrages monographiques? Nous analyserons les appareillages critiques de l’art et ses formats, les retours de notions, corpus artistiques, traditions de pensées, positions idéologiques et autres systèmes de généalogies. À partir d’une sélection d’expositions, d’ouvrages et de revues de l’année courante, nous alternerons des formats de cours et d’exposés.

Ce cours a pour objectif d’acquérir des outils critiques et une sensibilité à la fabrique des positionnements dans l’écriture curatoriale, théorique et critique.

Bibliographie provisoire:
Alix Frédéric, Penser l’art et le monde après 1945, Isidore Isou, essai d’archéologie d’une pensée, Les presses du réel, 2017
Bois Yve-Alain, La Peinture comme modèle, Les presses du réel-Mamco, 2017 (trad. de l’anglais, 1990)
Brogowski Leszek, Éditer l’art: Le livre d’artiste et l’histoire du livre, Incertain sens, 2016
Canet Marie, Palestine, first name Charlemagne – Meshugga Land, Les presses du réel, 2017
Claustres Annie Objets, Emblèmes, Objets du don, Enjeux Postmodernes de la culture matérielle, Les presses du réel, 2017
Piron François et Guillaume Désanges (eds), Contre-cultures 1969-1989: l’esprit français, La Maison Rouge-La Découverte, 2017
Crimp Douglas, S’approprier la photographie, New York, 1979-2014, Le Point du jour, 2016
Hlavajova Maria et Simon Sheikh, Former West: Art and the Contemporary after 1989, MIT Press, 2017
Gourbe Geraldine, Savoirs utopiques, pédagogie radicale et artist-run community art space en Californie du Sud, Shelter Press, 2016
Herbert Martin, Tell Them I said No, Sternberg press, 2017
Warsa Joanna (ed), I can’t work like this, A reader on recent boycotts and contemporary art, Sternberg, 2017
Jouannais Jean-Yves, L’Idiotie, Flammarion, poche, 2017
Kiwanga Kapwani, Captures Digression, Ferme du Buisson, 2017
Laks Déborah, Des déchets pour mémoire, l’utilisation de matériaux de récupération par les nouveaux réalistes, Les presses du réel, 2017
Lebovici Elisabeth, Ce que le sida m’a fait. Art et activisme à la fin du XXe siècle, Maison Rouge-Jrp Ringier, 2017
Lejeune Anael, L’Art conceptuel américain, SIC, 2017
Lévy Marjolaine, Les modernologues, Mamco 2017
Monica Ross, Ethical Action – A critical Fine Art Practice, Sternberg press, 2017
Mougin Pascal (eds), Les tentations littéraires de l’art contemporain, Les presses du réel, 2017
Now-Tomorrow-Flux An anthology on the museum of contemporary art, Jrp Ringier, 2017
Passini Michela, L’Œil et l’archive, La découverte, 2017
Alloa Emmanuel (ed), Penser l’image, volume 3 : Comment lire les images ?, Les presses du réel, 2017
Rodney Graham, Monographie, Jrp Ringier, 2017
Seth Siegelaub, Books and Ideas After Seth Siegelaub, Sternberg press, 2016
Stadier Robert et Alexis Vaillant (eds), On things and Ideas, Sternberg press, 2017
Copeland Mathieu et Balthazar Lovau, The Anti-Museum: An Anthology, Koenig Books, 2017
Verhagen Marcus, Flows and Counterflows, Globalization in Contemporary Art, Sternberg press, 2017

 

Les présentations collectives
3e années, 4e années, 5e années

Un lieu, deux modalités d’enseignement

La galerie d’essais

La Villa Arson s’est dotée d’un outil exceptionnel : une galerie d’essais modulable grâce à un système de cloisons mobiles, d’une surface totale de près de 300 m2, qui peut donc être utilisée comme un seul espace ou bien comme un lieu comprenant quatre espaces plus réduits. Il est par ailleurs câblé et relié directement au pôle numérique de manière à pouvoir montrer toutes les productions issues de l’ensemble des studios de cette structure. C’est le lieu privilégié du module Présentation/Exposition, mais aussi des évaluations semestrielles de la phase projet ainsi que du passage des diplômes DNA et DNSEP. Les spécifications techniques de cette galerie en font un outil professionnel répondant à toutes les normes d’une véritable galerie d’art. Hors du temps scolaire, cette galerie est d’ailleurs utilisée comme espace de monstration pour des expositions ainsi que pour tout événement à caractère artistique. La galerie d’essais est un espace régulièrement ouvert au public extérieur. C’est le cas notamment pour les expositions organisées lors de la journée portes ouvertes de l’école ou celle des diplômés durant l’été.

Les étudiant•e•s bénéficient ainsi d’un espace qui sert aussi bien à des expositions ponctuelles qu’à des exercices d’accrochage.

Collège des enseignants sous la responsabilité de l’enseignant coordonnateur de l’année concernée.

3e années : tous les jeudis
4e années : tous les mercredis
5e années : tous les mardis (« Les Mardis de l’angoisse »)

14h – 18h
galerie d’essais

Une demi-journée est consacrée chaque semaine à des accrochages individuels ou collectifs des travaux des étudiant-es dans l’espace de la galerie
d’essais. Les étudiant-es, qui passent chacun-e à leur tour, tout au long de l’année, présentent leurs travaux en cours ou achevés à un collège d’enseignants choisis par le professeur coordonnateur de l’année concernée.

L’objectif de ce dispositif d’enseignement particulièrement important à la Villa Arson est de développer chez les étudiant•e•s les capacités de présentation de travaux hors du cadre de l’atelier dans un espace de monstration de type white cube. Il s’agit d’approfondir et de questionner le contexte intellectuel, historique, politique du travail et de son exposition, étant donnée la diversité des moyens actuels de la production expérimentale de l’œuvre.

Les galeries d’essais sont obligatoires et constituent un temps fort de l’enseignement que toute la promotion concernée doit suivre chaque semaine.

Lors de ces rendez-vous, l’accent est mis sur la recherche plastique et son argumentation, sur l’installation de la pièce dans l’espace de monstration afin d’envisager les notions de réglages aussi bien formels que théoriques.

Pour ce faire, un groupe d’enseignants à géométrie variable, en général 4 ou 5, intervenants réguliers de l’année concernée, propose une discussion qui engage aussi bien les étudiant•e•s « exposants » que l’ensemble de la promotion.

Au-delà de l’exercice permettant de se préparer aux diplômes avec des niveaux d’exigence différenciés, ces rendez-vous, grâce à une mise
en espace effective de productions en cours de réalisation ou abouties, offrent une ouverture pour dépasser la simple mise en place de projets ou d’esquisses.

En 5e année, l’objectif est de produire et de présenter des pièces réglées, tant dans leur matérialité et l’adéquation des moyens
mis en œuvre, que dans la mise en espace.

Burkard Blümlein et des enseignants invités des différentes promotions

vendredi
14h – 18h
semaine B

3e année : initiation au regard analytique

4e et 5e années : pratique du regard analytique

Les SAT se présentent comme un suivi critique en groupe des travaux personnels d’étudiant•e•s. Contrairement aux situations d’évaluation où le collège des enseignants mène le dialogue critique, les SAT donnent la parole aux étudiant•e•s de l’assemblée. En revanche, l’auteur des travaux présentés n’en parle pas.

Il s’agit d’apprendre et de pratiquer l’analyse de réalisations plastiques (tous médiums) : observer, découvrir, questionner, identifier, comparer, interpréter, juger, argumenter…

Formes, matériaux, couleurs, fonctions, informations, présentation, contexte, alternatives… Intentions, références, conclusions, critique, appréciation, propositions…

Pour la 3e année, c’est une une introduction à l’analyse plastique afin de favoriser l’émergence d’une réflexion critique et d’augmenter les capacités de communiquer sur ce domaine spécifique de la création plastique.

Pour les 4e et 5e années, les SAT sont l’occasion d’exercer et d’affiner les capacités d’analyse.

Rendez-vous individuels

Tous les professeurs
Sur rendez-vous, tout au long de l’année

Les entretiens individuels entre les professeur•e•s et les étudiant•e•s sont des éléments très importants de l’accompagnement pédagogique et pour la formation. Cette formule souple, à l’initiative des étudiant•e•s, et qui implique la totalité du corps enseignant, est une des spécificité de l’enseignement en école d’art. Le dialogue s’instaure devant les pièces ou les projets, en atelier, à la bibliothèque ou dans le jardin, le plus souvent. Ces entretiens sont des moments privilégiés où l’enseignant sollicité prends le temps de comprendre la démarche singulière de l’étudiant•e et essaie d’y apporter une réponse personnalisée, tant du point de vue de l’étayage théorique que du réglage formel.

Les étudiant•e•s doivent solliciter les enseignants qui organisent personnellement leurs plages disponibles pour les rendez-vous individuels.

Direction : Thomas Golsenne

Lancée en 2013, subventionnée par les crédits recherche du ministère de la Culture et de la Communication, l’Unité de Recherche Bricologie est un programme de recherche ambitieux autour des relations entre l’art et la technique dans la culture contemporaine. Elle est structurée comme une fédération de projets menés par plusieurs enseignants. Elle implique aussi bien des étudiant•e•s que des chercheurs extérieurs, l’équipe pédagogique et le centre d’art de la Villa Arson, et plusieurs partenariats avec des institutions scientifiques ou artistiques, en France et à l’étranger. Après un premier cycle de 4 ans, l’Unité de recherche Bricologie commence, en 2016|17, une nouvelle série quadriennale de projets.

Les temps forts du programme ont été

• en 2013, un échange avec l’école d’art et de design de Braunschweig (sous la conduite de Burkard Blümlein), deux expositions, l’une en Allemagne (janvier 2014) et l’autre à Nice (février 2015) ; par ailleurs, plusieurs séminaires et workshops ont été entrepris avec les étudiant•e•s.

• en 2015, une exposition au centre d’art de la Villa Arson : Bricologie. La souris et le perroquet (commissariat assuré par Thomas Golsenne, Sarah Tritz et Burkard Blümlein)

• en 2016, une publication scientifique, Essais de bricologie, dans la revue Techniques & Culture, sous la direction de Thomas Golsenne et Patricia Ribault, et le Festival Bricologique, ce sont succédées conférences et journées d’étude, projections de films et rencontres avec des artistes, des bricoleurs et des animateurs de fablabs. 

Depuis 2009, le réseau ECART, European Ceramic Art & Research Team, réunit cinq écoles supérieures d’art européennes, spécialisées en art ou en design, autour d’une collaboration pédagogique axée sur la céramique et favorisant les échanges et la mobilité des étudiant·e·s et des professeur·e·s.

Depuis sa création le réseau met en valeur les compétences et la complémentarité des différentes écoles et favorise la mise en commun des idées, recherches et pratiques de chacune. La synergie entre les établissements se manifeste dans des rencontres, des publications, des échanges entre professeurs et la réalisation de projets évolutifs et transversaux.

Dans le cadre d’Ateliers Européens de Recherche en Céramique (AERC), des workshops sont organisés au sein des différentes écoles. Les professeurs du réseau, accompagnés par des artistes, des théoriciens et des designers invités encadrent les étudiants dans leurs recherches et leurs expérimentations autour de l’objet.

Le premier AERC, mis en place par ECART, avait pour sujet les arts de la table  . Il permit l’organisation d’une série de workshops et la réalisation d’une première exposition intitulée Dis‑moi ce que tu manges, à l’ENSAV La Cambre à Bruxelles. L’événement fut accompagné d’un catalogue, et d’un objet en céramique édité en série limitée, les Tasses organiques de Manon Clouzeau.

Le deuxième AERC, TACT, avait comme thématique le toucher. En effet, comment aborder la céramique sans évoquer la main, le geste, le toucher ? La perception et l’action sont-elles inextricablement liées ? La vérification d’une forme, d’une tension, d’une surface par la lecture tactile est-elle suffisante ? Cette lecture est-elle équivalente, voire supérieure, à sa lecture visuelle ? La perception tactile, le toucher sont-ils des outils de connaissance ? Une publication et une édition de Micaela Figueroa ont accompagné l’exposition.

Le dernier programme en date avait les genres pour objet. Les différents rendez vous au sein des écoles ont été l’occasion pour les étudiant·e·s d’en mesurer les enjeux dans nos sociétés. Pour les étudiant·e·s, les ateliers de pratique ont constitué un espace dans lequel forger leur regard. Le fruit de ces deux années de travail a été exposé à Keramis, Centre de la Céramique de la Fédération Wallonie-Bruxelles, du 10 octobre 2015 au 10 janvier 2016 à l’occasion d’une exposition intitulée Incertains genres et une édition d’Amandine Maillot, Les Pipes de Sainte-Claudine, a été réalisée à cette occasion.

Accéder au site

Le 4e programme débute en 2017|18 :

Architectures céramiques. De la structure à l’ornement

Pour ce quatrième projet, le réseau propose de se pencher sur la question de l’architecture et de la céramique. Ce thème peu étudié et débattu est pourtant omniprésent dans l’actualité artistique et soulève de nombreuses questions. Nous nous pencherons sur le lien entre la théorie et la pratique et lancerons le projet par une première rencontre en novembre 2017 sous forme de conférences à la Villa Arson. Plusieurs visites de lieux de production sont ensuite prévues afin de créer des ponts entre pratique industrielle et artistique. Nous verrons comment le monde de l’architecture irrigue l’art et le design contemporain. Les thèmes que nous aborderons traiteront du lien entre bâti et revêtement, entre notion spatiale et ornement.

Ce nouveau projet du réseau est volontairement ancré dans une réflexion et un travail collectif. De part la nature du sujet, nous n’envisageons pas de projets individuels, mais bien une collaboration entre les étudiants provenant des différentes écoles qui se concrétisera principalement par une oeuvre collective de grande envergure.

Dans un souci historique lié à la tradition architecturale en céramique, nous envisageons l’ouverture du réseau à différents lieux de productions et/ou institutions en Europe. Nous sommes actuellement en train d’investiguer sur des possibilités de collaboration avec le Portugal et la Bulgarie.

Bibliographie indicative :
Keramiek & architectuur / ceramics & architecture, auteur Koos de Jong, éditeur EKWC
– Brick by brick, Ceramics Applied to Architecture, catalogue d’exposition, Design Museum Barcelona, 2016
– La revue de la céramique et du verre, n° 212, 2017, L’atelier Cumella: La place des architectes par Carole Andréani
Ceramics in architecture and public space, Edito n° 0, Académie Internationale de la Céramique, http://www.aic-iac.org/editorial/
– CRAterre, référence dans le domaine de l’Architecture de terre, http://craterre.org
– Bâtir en terre, du grain de sable à l’architecture, Romain Anger et Laetitia Fontaine, Edition Belin, 2009

KLUB 16

Pia Maria Martin

3e, 4e et  5e année

KLUB 16
3e, 4e et 5e années

KLUB 16 est un atelier de recherche et de production destiné aux étudiants de 2e cycle. C’est un groupe d’expérimentation visuelle.
Il s’agira de travailler sur des films de 8mm, 16mm et 35 mm comme base d’inspiration pour des projets personnels ou alors de groupe. Il s’agira également de travailler sur le « found footage », la captation et le développement sur 16mm, les prises de vue subaquatiques; de questionner le médium comme moyen d’expression et d’aborder sa mise en espace. Il y aura des tables de discussion auxquelles d’autres enseignants ou des intervenants extérieurs seront invités.
Bibliographie indicative :
Richard Williams, Techniques d’animations, pour le dessin animé, l’animation 3D et le jeu vidéo
Gustavo Mercado, L’Art de filmer, Apprendre (et transgresser) les règles de la composition cinématique
Opfermann, Die neue Schmalfilmschule 
Bernd Gruber, Henry M.Keller, Foto Film Video
Max Abegg, Handbuch der 8- und 16 mm Filmaufnahmetechnik, -gestaltung und vorführung mit Bolexgeräten, 1964
Richard Blank, Film & Licht: Die Geschichte des Filmlichts ist die Geschichte des Films

situations post

Sophie Orlando et Katrin Ströbel

situations post est un atelier de recherches plastiques et théoriques qui investigue la manière dont les changements géopolitiques, économiques et sociaux de 2007 induisent un renouvellement et un ajustement des stratégies d’artiste.

L’objectif général de l’atelier est de discuter de la situation spécifique des artistes pris dans une pensée des contextes (économie de travail, réseaux, publics, modes de production, stratégies, outils, ressources) selon plusieurs axes: culturels, socio-économiques, postcoloniaux et genrés.

L’atelier prend la forme d’une recherche, analyse, transformation des formes de productions artistiques processuelles,  issues notamment de la performance et des pratiques collaboratives, et s’attache à définir une réflexion sur les formes de relation à l’espace (espace du texte et de sa notation, espace de production / espace d’exposition, espace de l’archive et du document).

À cette fin, situations post investigue l’écart supposé entre les formats théoriques souvent textuels et les formats plastiques en proposant de travailler d’autres modalités de recherche passant par les mécanisme de traduction et de transformation des savoirs (engageant le transfert de médium sur d’autre, les systèmes de notation notamment).

Il se formalise lors de workshops interdisciplinaires itinérants,  de séminaires, des programmes d’échanges, et de séjours de recherche.

programme 2017-2018

Atelier situations post :
En prenant pour point de départ les liens entre la pratique d’investigation, celle de l’expérimentation et le transfert de médium, nous allons poursuivre cette année la recherche engagée avec Nikolaus Gansterer, Jugna Cuichta, Emmanuelle Lainé et Katarina Schmidt.

Quels gestes et positionnement engagent une activité de transfert de médium depuis la pratique d’atelier à la pratique performative ou le contraire ? Comment textes et corps se rencontrent dans les systèmes de notation ? Quelle place donner aux formes de subjectivités dans ces approches conceptuelles ?

Transfert, cannibalisme, appropriations, relations osmotiques seront les mots qui ouvriront notre atelier.

Programme :
– 8 au 10 novembre : Conférence Mucem « La position du chercheur – rencontres indisciplinées : Arts et sciences sociales » avec Vanessa Brito, École supérieure d’art & de design, Marseille Méditerrannée
– 19 décembre : Elaine Mitchener conférence et mini-workshop
– décembre- mars : Résidence et exposition de Nikolaus Gansterer

Constitution d’un groupe de travail.

-16-18 mars : Conférence Trans/Border, Nathalie Magnan au Mucem, Marseille


Les conférences complètent le dispositif d’enseignement.
Elles ont lieu les mardis de 18h30 à 20h30 dans le Grand amphi (sauf mention contraire),
et sont ouvertes au public extérieur en entrée libre.

La programmation est assurée par l’ensemble du corps enseignant, qui invite des artistes, des auteur•e•s, des philosophes, des historien•ne•s et des critiques d’art et des cinéastes à partager leur expérience ou leur pratique de l’art.


« La suivante »
Jérôme Mauche avait été convié il y a peu à la Villa Arson, mais cette fois-ci il l’est en tant que professeur nouvellement arrivé d’Histoire des idées. Aussi prendra-t-il la parole et l’occupera-t-il le temps nécessaire qui lui sera imparti en vue de refaire mot-à-mot la même conférence/lecture.
Il y procédera, parce que, d’une part, naturellement, ce n’est pas possible. De plus il ne retrouve pas dans son ordinateur le document/fichier conçu en son temps – il pourrait d’ailleurs en accuser les temps présents contemporains, mais il s’en abstiendra par prudence politique –, et de l’autre il le fera, parce qu’il estime l’idée particulièrement mauvaise et éculée.
Aussi réitéra-t-il ce même propos jusqu’aux mimiques, allusions et silences compris avec ce plaisir (comparable à celui de venir travailler avec vous à la Villa Arson), mais surtout parce qu’à la relecture néanmoins, la présentation énoncée de cette conférence/lecture lui semble toujours pertinente (certes probablement pour lui seul) :

« Une lecture de textes qui ont été écrits mais aussi de textes qui ne l’ont pas été permettra à l’auteur en question de se désintéresser naturellement de ceux qui l’ont été au profit de ceux qui ne l’ont pas été. La déqualification et l’anti-professionnalisme permet alors un accès public à des objets textuels pourtant privés (de droits, de statut, d’existence), mais en échange aussi d’intérêts. »

Jérôme Mauche est écrivain, apparenté poète. Il a fait paraître une douzaine de livres auprès de plusieurs éditeurs comme le Bleu du ciel ou Le Seuil, entre poésie, récits et fiction (dernier titre paru Le sbire à travers, Le Bleu du ciel, 2014). Son travail s’inscrit dans un espace interstitiel, entre poésie et art. Il s’intéresse, avec éclectisme, aux transferts de techniques notamment depuis l’art contemporain vers la littérature, aux liens entre arbitraire et humour, aux langages juridiques et entrepreneuriaux, des récits au récit, ainsi qu’aux formes intermédiaires de la parole écrite comme parlée. Il lui a toujours paru nécessaire d’articuler écriture de création et engagements institutionnels, à divers titres. Il a été professeur à l’École Nationale des Beaux-Arts de Lyon où il codirigeait une unité de recherche : la « Station d’arts poétiques » (préfiguration Master d’Ecriture contemporaine), et où il participait aux programmes de recherche « Post-Performance Future » et « Blanche ou l’oubli » (design graphique). Il dirige une collection de littérature et de poésie française et étrangère aux éditions des Petits Matins et organise des rencontres et des lectures : actuellement « Poésie plate-forme » à la Fondation d’entreprise Ricard à Paris, Rencontres au Musée des Beaux-Arts de Lyon (Assises Internationales du Roman/Villa Gillet). Il a beaucoup de projets. Il a été commissaire d’expositions d’art moderne historique pour plusieurs musées en France et écrit sur quelques artistes. Il ne pratique pas la performance.

« Artistes, chercheurs et commissaires invités dans un musée de société »
Conversation autour du projet « Document bilingue » au Mucem, Marseille
+ d’infos :  Document à consulter

Sabrina Grassi est commissaire d’expositions

Photo : Uriel Orlow, travail préparatoire pour l’exposition « Document bilingue », 2016 © Uriel Orlow / Adagp, Paris 2017

Felicia Atkinson et Bartolomé Sanson présentent Shelter press, la maison d’édition et plateforme curatoriale qu’ils co-animent depuis 2011.

Fondé en 2011 par Félicia Atkinson et Bartolomé Sanson, Shelter Press est à la fois un label de disque et une maison d’édition indépendante initiant des dialogues entre le son, la poésie et les pratiques artistiques expérimentales. Shelter Press est distribué, entre autres, par Les Presses du Réel en France, Boomkat et Antenne Books au Royaume Uni, Perimeter Books en Australie et Forced Exposure aux USA.
Le catalogue comporte 87 titres à ce jour dont des collaborations avec les artistes avec Xavier Antin, Davide Balula, David Horvitz, les musiciens Jefre Cantu-Ledesma, Gábor Lázár, Stephen O’Malley, Ben Vida… ou encore le livre collectif In the Canyon Revise the Canyon sous la direction de Géraldine Gourbe, Glacial Jubilé, le livre de photographies de Estelle Hanania et Eternelle Idole, le disque de Stephen O’Malley d’après le spectacle éponyme de Giselle Vienne.

Evoluant entre édition de livres d’art et de photographie, production de vinyles et de performances, les deux éditeurs et fondateurs de Shelter Press, Bartolomé Sanson, également fondateur de Kaugummi Books et Félicia Atkinson, artiste, discuteront de leur engagement éditorial et de leurs dernières publications.

Felicia Atkinson est née en 1981 à Paris. Elle est artiste, musicienne et co-éditrice avec Bartolomé Sanson du label Shelter Press. Elle a sorti une dizaine de disques depuis 2005 dont ses deux derniers albums A Readymade Ceremony et Hand in Hand et a joué récemment au festival Presence Électronique à Paris, Novas Frequências à Rio, Sound of Stockholm et exposé à La Criée centre d’Art à Rennes, à Blindside à Melbourne ou encore City Limits à Oakland.
Elle est en ce moment artiste associée à la Criée Centre d’Art de Rennes et artiste en résidence au CAC La Galerie de Noisy-le-Sec.

shelter-press.org

Ce programme regroupe les films d’animations en images de synthèse réalisés par Bertrand Dezoteux depuis une dizaine d’années, tels que Le Corso (2008), L’Histoire de France en 3D (2012), Animal Glisse (2015), Picasso Land (2016) et Super-règne (2017).

Bertrand Dezoteux.
Né en 1982, formé au Fresnoy – Studio national des arts contemporains, il développe sa pratique autour de nouvelles formes audiovisuelles. À la frontière du documentaire, de la fiction et de la science-fiction, ses films s’inspirent des logiciels de modélisation 3D, pour créer des objets visuels hybrides.
Présenté en France et à l’étranger, le travail de B. Dezoteux interroge notre rapport aux autres, au travail ou au quotidien, notre imaginaire du futur et notre désir d’ailleurs.
En 2015, il est lauréat du prix Audi talents awards pour le projet « En attendant Mars », mené en collaboration avec l’Observatoire de l’espace du CNES (Centre national d’études spatiales).
En 2017, l’artiste a été exposé au Palais de Tokyo (Paris) et à la Station (Nice), ses films ont été montrés au New York Film Festival et au Toronto International Film Festival.
En mars 2018, il est programmé  au théâtre des Amandiers (Nanterre) ; en avril, la galerie Édouard Manet (Gennevilliers) lui consacrera une exposition personnelle.

bertrand.dezoteux.com

Image : Super-règne, animation, 2017. Courtesy de l’artiste

Portrait of Chris Marker and Guillaume-en Egypte

Chris Marker écrivain, voyageur, photographe, cinéaste, artiste plasticien et de l’internet
Un voyage extraordinaire dans l’univers pluridisciplinaire d’un éternel expérimentateur
Christine Van Assche est historienne de l’art, conservatrice honoraire, commissaire d’exposition et fondatrice des Nouveaux Médias au Centre Pompidou, Paris.
Dans le cadre de ce département, elle constitue une collection composée d’œuvres nouveaux médias d’artistes internationaux (plus de 1600 œuvres répertoriées) et organise des expositions et conférences avec et autour de ces artistes. Les expositions des artistes tels que Bruce Nauman, Mona Hatoum, Pierre Huyghe, David Claerbout etc. ont été présentées au Centre Pompidou et à l’international. Elle est actuellement conseillère scientifique de l’œuvre de Chris Marker auprès de la Cinémathèque française et prépare une exposition accompagnée de son catalogue de cet artiste, avec Raymond Bellour et Jean Michel Frodon, pour cette institution (2 mai 2018).

Dans le cadre du réseau ECART
(European Ceramic Art & Research Team)

Ces rencontres introduisent le quatrième programme du réseau ECART (European Ceramic Art & Research Team) sur le thème
« Architectures céramiques, de la structure à l’ornement ? »

Ce thème peu étudié et débattu est pourtant omniprésent dans l’actualité artistique et soulève de nombreuses questions tant théoriques que pratiques.
Au cours de ce programme, plusieurs visites de lieux de production seront prévues afin de créer des ponts entre pratique industrielle et artistique et de voir comment le monde de l’architecture irrigue l’art et le design contemporains. Les thèmes abordés traiteront du lien entre bâti et revêtement, entre notions spatiales et ornement.

Voir le programme

Alexandre Gain et Jacques Auberger
du Centre National de Recherche du Vortex

Le programme de recherche du Vortex a été nommé en 2015 par Alexandre Gain et Jacques Auberger pour accélérer les recherches sur le Vortex, et étudier le phénomène à travers différents niveaux de lecture. Ce programme est constitué d’une multitude d’expériences pluridisciplinaires temporellement situées dans le passé et dans le futur, mais dont l’intérêt se trouve au moment de leur réalisation.
Chaque expérience du Vortex fait l’objet d’un rapport de recherche disponible en ligne dans le cadre de la mission de promotion du savoir sur le Vortex et de ses différents aspects.

cnrv.info

30 octobre 2015 : Projection et performance sonore et poétique au Palais de Tokyo dans le cadre de la série d’événement ENTRE DEUX
02 aout 2016 : Projection dans la grande halle de la Villette dans le cadre du festival de cinéma en plein air de la Villette
23 avril 2017 : Projection débat et expérience immersive à Main d’Oeuvre dans le cadre du MOFO festival

Jacques Auberger, originaire de Strasbourg, DJ et producteur de musique électronique.
Alexandre Gain, originaire de Paris, militant et producteur.



La Conférence des échelles
La « Conférence des échelles » d’Hubert Renard est une tentative de lecture de son propre travail à travers le filtre particulièrement révélateur de la notion d’échelle, thème central dans ses recherches. Le public y est confronté à différents niveaux de langage, et participe avec l’artiste à une expérience esthétique de passage d’une dimension à une autre, d’une échelle à une autre, d’une réalité à une autre.

“Un esprit brillant, un suspens palpitant, des perceptions inédites…”
Walter Benjamin

Hubert Renard aime mettre en doute la matérialité de l’œuvre d’art et bousculer les éléments qui l’entourent et la font exister, ce que l’on peut appeler son « paratexte ». Depuis des années, il construit sa propre et possible carrière d’artiste, en accumulant des archives (photographies d’exposition, articles de presse, dossiers de presse, etc.) qui décrivent une œuvre exemplaire, que l’on peut découvrir grâce à des moyens de présentation variés, comme des expositions de documents, des livres et des catalogues, des diaporamas ou des vidéos, ou encore des conférences. Il publie aussi sous le nom d’Alain Farfall de nombreux textes de critique d’art. Il a aussi écrit récemment un roman qui retrace la vie d’un chef d’œuvre de l’art du XXIe siècle : Sans titre, éditions Art&Fiction, Lausanne, 2013.
+ d’infos

L’artiste abordera sa pratique de la peinture et le lien avec les techniques d’édition et du multiple. Il sera notamment question de Megillah ben Adam.

Après des études à l’Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, et au Fresnoy-Studio national des arts contemporains Clément Cogitore développe une pratique à mi-chemin entre cinéma et art contemporain.
Mêlant films, vidéos, installations et photographies son travail questionne les modalités de cohabitations des hommes avec leurs images.
Il y est le plus souvent question de rituels, de mémoire collective, de figuration du sacré ainsi que d’une certaine idée de la perméabilité des mondes.

Ses films ont été sélectionnés dans de nombreux festivals internationaux (Cannes, Locarno, Lisbonne, Montréal…) et ont été récompensés à plusieurs reprises. Son travail a également été projeté et exposé dans de nombreux musées et centre d’arts (Palais de Tokyo, Centre Georges Pompidou – Paris, Haus der Kulturen der Welt – Berlin, Museum of fine arts – Boston, MoMA New-York…).

clementcogitore.com

Photo : « L’intervalle de résonance » 2016, Courtesy the artist & Galerie Eva Hober / Galerie Reinhard Hauff



Sophie Orlando in conversation/dialogue with vocal artist Elaine Mitchener about her work
The discussion will be supplemented with audio and video examples

Described as “a genre-crossing virtuoso” (Financial Times), Elaine Mitchener’s creative practice attempts to develop a dynamic methodology which will allow her to articulate her complex identity as a 21st century classically trained black British-born working class woman of Afro-Caribbean descent. This is achieved by combining a wide array of techniques and performance tropes drawn from multiple global vocal traditions, both traditional and contemporary, vernacular and experimental, and fusing these with a variety of approaches to improvisation, philosophies of movement, and aspects of contemporary music theatre and performance art.

Recent artistic collaborations and projects include:  Sonia Boyce, Deborah Warner, Christian Marclay, Dam van Huynh, Apartment House, George Lewis, Alexander Hawkins, Tansy Davies, Phil Minton, Evan Parker, Alasdair Roberts, David Toop, Attila Csihar, and Jason Yarde. Recent performances include London Contemporary Music Festival, Muenster International Jazz Festival, Cafe Oto, ICA, SPILL, Wysing Arts Festival, 56th Venice Biennale, ULTIMA Contemporary Music festival (Oslo), English National Opera, National Theatre; and presented work at White Cube, Whitechapel Gallery, Weserburg MOMA (Bremen).

About Elaine Mitchener
Elaine Mitchener is an experimental vocalist and movement artist whose work encompasses improvisation, contemporary composition, sound art, music theatre, physical theatre and performance art. She currently studies with Jacqueline Bremar.
Her production company Elaine Mitchener Projects has researched, developed, produced, staged or toured projects in collaboration with artists including Industrialising Intimacy; The Nude Voice (with Dam Van Huynh) for the Wellcome Collection London’s THIS IS A VOICE exhibition; I back… I neck… I face… I chest, commissioned by Sonia Boyce for her installation We Move In Her Way at the ICA, London; Of Leonardo da Vinci (with Dam Van Huynh, David Toop, Barry Lewis), premiered at Oslo’s ULTIMA Festival; three hour durational performance [NAMES], premiered at Ipswich’s SPILL Festival; and a presentation of John Cage’s Song Books for London’s Poetry In The City Festival; and Sweet Tooth, as a work in progress, at Aldeburgh Music and Bloomsbury Festival (London).
She has performed at numerous UK and European festivals, venues and galleries including the 56th Venice Biennale, Bluecoat (Liverpool), earsthetic (Brighton), Hepworth (Wakefield), Huddersfield Contemporary Music Festival, La Monnaie (Brussels), Muziektheater Transparant (Antwerp), Weserburg MOMA (Bremen), Wysing Arts, and in London at Block Universe, Café Oto, London Contemporary Music Festival, White Cube and Whitechapel Gallery.
She has worked and performed in a wide variety of contexts with many leading musicians, composers, directors and visual artists, including Irvine Arditti, Sam Belinfante, Steve Beresford, Brodsky Quartet, John Butcher, Attila Csihar, Oliver Coates, Dai Fujikura, Alexander Hawkins, Rolf Hind, George Lewis, Christian Marclay, Phil Minton, The Otolith Group, Evan Parker, Alasdair Roberts, Deborah Warner, Matt Wright, and Jason Yarde.
She has participated in residencies at Aldeburgh Music and Fondazione Claudio Buziol, Venice.  She is co-founder of experimental jazz quartet the Hawkins/Mitchener Quartet, whose debut album will be launched in November 2017. Recent performances include IRMA by Tom Phillips RA (dir. Netia Jones), a selection of songs by Julius Eastman both with Apartment House in Poland, and The Cave by Tansy Davies, with libretto by Nick Drake, and tenor Mark Padmore, commissioned by London Sinfonietta in association with the Royal Opera House (WP June 2018).

www.elainemitchener.com

Photo  : Of Leonardo da Vinci  (UK premiere)
Cast & Creative: Elaine Mitchener – voice/dance / Dam Van Huynh – director
David Toop – libretto/ music / Barry Lewis – film

 

 

 

 

Les workshops (hors projets spécifiques) auront lieu durant deux semaines du second semestre de l’année 2016|17. Les semaines de workshops marquent l’entrée dans le 2e semestre de l’année, juste après les évaluations de 1er semestre.
du 5 au 9 février 2018
et du 12 au 16 février 2018

Les workshops sont un temps de travail collectif, en général de 4 jours, articulé autour d’une proposition artistique ou technique faite par un artiste ou un professionnel du monde de l’art, à l’invitation d’un professeur. Chaque professeur présente en début d’année son invité et son projet aux étudiant•e•s de 3e, 4e et 5e années pour constituer des groupes de 10 à 20 étudiant•e•s par workshop.
Les étudiant•e•s choisissent le ou les workshops auxquels ils/elles souhaitent participer et s’inscrivent auprès du secrétariat pédagogique (ensa@villa-arson.org) dans leur contrat d’études.
Les workshops ne sont pas ouverts  aux étudiant•e•s de 1re ou de 2e année sauf dérogation exceptionnelle, après autorisation des professeurs et validation de la direction  des études.
Le programme des cours maintenus pendant cette période particulière sera communiqué par le secrétariat pédagogique aux étudiant•e•s à la fin du premier semestre.

PROGRAMME DES WORKSHOPS 2018 (en cours de confirmation)

 

Des visites d’expositions et des voyages d’études organisés par la Villa Arson sont proposés à différents moments de l’année. Ils permettent aux étudiant•e•s de rencontrer dans un cadre privilégié les artistes et /ou les commissaires en exercice. La fréquentation assidue, qu’elle soit personnelle ou encadrée des lieux d’expositions est fondamentale dans la constitution d’une culture visuelle et historique. C’est l’occasion pour l’étudiant•e de nourrir sa curiosité et d’élargir son horizon de références.

Pour l’année 2017|18 :
Journée de visite à Marseille 
exposition Inventeurs d’aventures, Friche La Belle de mai
le vendredi 29 septembre 2017

Biennale de Venise
du 21 au 24 novembre 2017