présentation de l’enseignement à la Villa Arson

 

Julien Bouillon
pratiques numériques
Pascal Broccolichi
pratiques sonores
Pia Maria Martin
vidéo
Gauthier Tassart
vidéo
Christian Vialard
cultures numériques
Aurélien Merebbah
Technicien et régisseur des amphithéâtres

semestre 1 : 2 ECTS
semestre 2 : 2 ECTS
semestre 3 : 3 ECTS
semestre 4 : 4 ECTS

Pratiques numériques

Julien Bouillon

Intervention toutes années confondues. entretiens individuels et évaluations collégiales. À travers l’histoire de l’art récente et l’étude des outils disponibles sont abordées les notions de système de publication pour l’internet, d’interfaces, de blogosphère, de diffusion de textes, d’images fixes ou mobiles, de sons, de partage de ressources, de logiciels libres, d’avatars et de récits et de tout autres sujets susceptibles de forger l’esprit critique des étudiants.

Atelier médium (AM)

1re année
Observation des environnements artistiques, initiation plastique et technologique.
Programme d’initiation animé en groupes de travail.
Séances dédiées à des projets personnels ou collectifs.

2e année
Approche théorique : étude des cultures numériques dans l’art contemporain.
Approche plastique : programme d’observation appuyé sur l’expérience bidimensionnelle et tridimensionnelle des espaces et des volumes.
L’œuvre numérique et son dispositif.

Atelier de recherche et de réalisation (ARR)

3e année
Il s’agit pour l’étudiant-e d’éprouver les connaissances acquises en 2e année et de poursuivre l’expérimentation du champ artistique et ses implications techniques.

4e et 5e années
Approches spécifiques, sous la forme d’ateliers de recherche et d’aide au développement de projets personnels. Réflexions sur le dialogue entre l’œuvre et les dispositifs scénographiques d’exposition.
Collaborations multipistes avec les divers modules d’enseignement du pôle numérique.
Accompagnement des diplômes et de l’élaboration du mémoire.

Pratiques sonores

Pascal Broccolichi

Atelier médium (AM)


1re année

Approche théorique : De l’électricité au numérique, histoire de l’art sonore au XXe s.
Approche plastique : observation des environnements sonores, initiation acoustique et technologique. Programme d’initiation animé en groupes de travail. Séances dédiées à des projets personnels ou collectifs.

2e année
Approche théorique : étude des cultures sonores dans l’art contemporain.
Approche plastique : programme d’observation audio appuyé sur l’expérience bidimensionnelle et tridimensionnelle des espaces et des volumes.
L’œuvre sonore et son dispositif. La pratique phonographique (l’écoute et la mise en espace, le rôle de la propagation et la place de l’auditeur).

Atelier de recherche et de réalisation (ARR)

3e année

Il s’agit pour l’étudiant-e d’éprouver les connaissances acquises en 2e année et de poursuivre l’expérimentation du champ acoustique.

4e et 5e années
Approches spécifiques, sous la forme d’ateliers de recherche et d’aide au développement de projets personnels. Réflexions sur le dialogue
entre l’œuvre et les dispositifs scénographiques d’exposition.
Collaborations multipistes avec les divers modules d’enseignement du pôle numérique.
Accompagnement des diplômes et de l’élaboration du mémoire.

Des séances d’écoute d’œuvres sonores et de musique contemporaine sont régulièrement programmées à partir d’une importante sonothèque qui a été constituée au cours des quinze dernières années.

Bibliographie indicative :
Michael Nyman, Experimental Music, Cage et au-delà (Cambridge 1999), éditions Allia, Paris, 2005
Edwin Prévost, No Sound Is Innocent, AMM and the practice of self-invention, Essex, Meta-musical narratives : essays, Copula, 1995
Robert Bresson, Notes sur le cinématographe, Éditions NRF
Darò Carlotta, Avant-gardes sonores en architecture, Les presses du réel
Revue Tacet, Haute école des arts du Rhin

Vidéo / image en mouvement

Pia Maria Martin

1re année
Des enseignements pratiques sont délivrés à partir de quelques notions fondamentales : la caméra (traitement de la lumière, composition de l’image, mouvements d’appareil, cadrage et valeurs de plan) ; l’espace ; la mise en scène ; la dramaturgie ; le film expérimental ; raconter et écrire ; le montage ; l’installation dans l’espace (projections / écrans)
Les étudiant-es doivent réaliser une vidéo (entre 1 et 60 minutes) durant l´année et l’accompagner d’un texte autour du sujet suivant : « 3, 2, 1 ».
Au 2e semestre, des entretiens en collaboration avec Gauthier Tassart sont organisés dans ce cadre.

2e année
Cours collectif (cf. cours de Gauthier Tassart)

GREV
3e, 4e et 5e années (cf. cours de Gauthier Tassart)

Entretiens individuels
3e, 4e et 5e années

Gauthier Tassart

1re année
Sur la base d’un exercice avec un sujet donné, les étudiant-es bénéficient d’une formation à la fois pratique et théorique. Il leur est demandé de réfléchir à ce que pourrait être un film en fonction des moyens techniques qui sont mis à leur disposition ou bien qu’ils possèdent. Outre le film, un texte et des documents de recherche sont demandés.

2e année

Sur la base d’un exercice avec un sujet donné commun à l’ensemble des secteurs du Pôle numérique, les étudiant-es doivent produire un film. Le but de cet exercice est de trouver une méthodologie de travail. Ponctuellement les étapes de recherches doivent être expliquées oralement devant le reste de la promotion et l’ensemble des professeurs du Pôle numérique.

3e, 4e et 5e années
Cette année, Gauthier Tassart fait GREV
Le GREV est le Groupe de recherche et d’expérimentations visuelles qui réunit à la fois des étudiant-es de 3e, 4e et 5e années et des professeur-es de différentes disciplines (théorie, photographie, vidéo, film). S’inscrivant en partie dans le prolongement du séminaire d’Histoire des idées sur Les Champs de l’audiovisuel (2013-14), il se propose de travailler autour des images numériques.

Concernant la partie technique, des formations intensives sont proposées au cours de l’année.
Par ailleurs, le suivi des travaux s’effectue sur rendez-vous.
L’évaluation a lieu lors de galeries d’essais et lors des évaluations par un groupe de professeur-es.

Artistes/bibliographie/phonographie du secteur vidéo pour 2014/15 :
Hans Richter, Viking Eggeling, John Wood
& Paul Harrisson, Christian Lebrat, Peter Kubelka, Oskar
Fischinger, Zbignew Rybczynski, Peter Rose,
Paul Sharrits et Aldo Tambellini

L’Audio-vision de Michel Chion – ed. Nathan,
Film and video art, collectif – ed. Tate,
Cinéma de seconde main
de Christina Blümlinger- ed. Klincksieck, Entre les images
de Christian Lebrat – ed. Paris expérimental, Peter Kubelka
de Christian Lebrat – ed. Paris expérimental, Hans Richter,
activisme, Modernism & the avant-garde, collectif – ed. Stephen Forster, Sonic Youth, etc. :
sensationnal fix, collectif – ed. Walter König, Compil. okkulte Stimmen,
mediale Musik – ed. Supposé

Cultures numériques

Christian Vialard

1re année
Le cours sur les pratiques et cultures numériques commence par une introduction à l’histoire des techniques de représentation du réel, des débuts de la photographie et du cinéma jusqu’aux dernières avancées technologiques en passant par l’histoire de l’informatique et la cybernétique.
Il s’agit de s’interroger sur les différentes stratégies qu’utilisent les artistes pour s’approprier et questionner ces technologies récentes et déjà très familières.
Le savoir-faire technique n’est plus une condition à l’expression pour la diffusion sur le réseau.
Chacun de nous devient progressivement un médium avec des capacités d’émission importantes. Reste à faire l’analyse de ces conditions d’émission et de réception et d’en repérer les limites et les implications sociologiques et artistiques.
La numérisation et la disponibilité des écrits, des images fixes et mobiles et du son créent des visions multiples et fragmentées de l’histoire de l’art.
Un espace critique sera ouvert pour mettre en relation et analyser les tentatives des artistes contemporains à utiliser les technologies de la communication dans leurs œuvres : de Dada au Punk, de Warhol aux Residents, des Situationnistes à Seth Price ou Kelley Walker, de Duchamp à Cady Noland, etc.

À travers l’étude technique des outils disponibles sont abordées les notions de système de publication pour l’internet, d’interfaces, de blogosphère, de diffusion de textes, d’images fixes ou mobiles, de sons, de partage de ressources, de logiciels libres, d’avatars et de récits.

2e année
Les questions de création d’espaces, de scénographie et de sculpture sont abordées grâce à l’utilisation de techniques numériques.
Il s’agit de créer des univers singuliers par la projections d’images (trames, dessins, 3D, vidéos) sur toutes sortes d’ écrans et de volumes simples.
Transformer un espace, le sculpter et le redessiner par la lumière et la projection vidéo et le contrôler.
Utilisation des logiciels: Processing et Resolume.

3e, 4e et 5e année
Rendez vous individuels et travail à l’atelier situé au Pôle Numérique.
Dans cet atelier sont étudiées les approches spécifiques liées à l’utilisation de systèmes numériques dans des œuvres audiovisuelles et interactives.
Christian Vialard mène le Projet Rhombo depuis 2015 avec Gauthier Tassart, Rhombo issu de l’atelier Mediavision abordera les questions de création d’espaces, de scénographie et de sculpture grâce à l’utilisation de techniques informatiques et numériques.(voir descriptif complet plus loin).

William Gibson, Neuromancien, J’ai lu
William Gibson, Identification des schémas, Au Diable Vauvert
J.G. Ballard, toute l’œuvre
The Residents, toute la discographie
Paul Panhuysen, Le Jeu et les règles, Les presses du réel
Pierre Ménard,Buchal et Clavel, J. Duplo, Alexandre Lenoir, Éditions de la Différence
Jean-Luc Godard, Histoire du cinéma, Albatros
Jean Claude Moineau, Contre l’art global, Ere editions
Hal Foster, Design & Crime, Les prairies ordinaires
Morton Feldman, Écrits et paroles, Les presses du réel
John Cage, Pour les oiseaux, entretien avec Daniel Charles, Édition L’Herne
La revue Optical Sound

Frédéric Bauchet
artiste, professeur responsable de l’atelier céramique
Burkard Blümlein
artiste, professeur de sculpture et d’installation
Stéphane Magnin
artiste, professeur de sculpture et d’installation
Thierry Chiaparelli
artiste, responsible de l’atelier métal
Christophe Merlet
responsable de l’atelier bois
Julien Dubuisson
artiste et professeur de sculpture et d’installation

semestre 1 : 4 ECTS
semestre 2 : 3 ECTS
semestre 3 : 3 ECTS
semestre 4 : 2 ECTS

Atelier céramique

Frédéric Bauchet

L’activité de l’atelier s’étend au domaine de la céramique dans son sens le plus large, en préservant une liaison directe avec l’ensemble des autres enseignements, en particulier dans l’examen des problématiques de la sculpture et de l’installation.
Une initiation à la céramique est proposée à tous-tes les étudiant-es arrivant en échange international ou en cours de cursus et qui n’auraient pas bénéficié de cet enseignement dans leur parcours antérieur.

Atelier Médium (AM)

1re année
Contenus et objectifs d’apprentissage :
l’initiation à la céramique

1er Semestre
Histoire de la céramique et grandes définitions.
Découverte des postes de travail de l’atelier et matériels.
Initiation au travail en masse et modelage, au colombin, en plaque, au tour, l’assemblage et du moulage.

Phase construction
Exercice 1 : élaboration d’un volume avec une quantité de terre et un temps déterminés sans outil et sans technique (le résultat reste cru).
Exercice 2 : assemblage d’un volume par les différentes techniques lors de l’initiation (avec cuisson).
Exercice 3 : montage d’un cylindre calibré avec des outils et en ayant eu connaissance des techniques de construction de base (colombins, travail en plaque, etc.) (cuit et émaillé).
Exercice 4 : modelage d’après nature de deux objets complémentaires ou opposés avec choix de terre libre et émaillée.
Exercice 5 : démontage d’un volume et son moulage, puis son estampage ou son coulage.

2e semestre
Phase élaboration d’un projet, synthèse des acquis théoriques et techniques de l’année.
Interrogation d’une propriété de la céramique ou d’une des étapes de fabrication relevée dans le cours d’histoire et grandes définitions.
La céramique comme outil de transmission, marqueur culturel, ses qualités et ses défauts.
L’accident comme moteur de création. Du cru au cuit, du dégourdi au petit feu en passant par la pose de fond.
Modalités d’évaluation : Pour la phase construction : évaluation de la stratégie architecturale du premier exercice, mesure de la dimension empirique de la proposition et de l’apprentissage des techniques lors de l’ initiation.
Pour la phase élaboration : évaluation du montage de la problématique proposé par l’étudiant-e en rapport à la consigne traversant le second semestre et sa réponse plastique.

2e année
Contenus et objectifs : les étudiant-es arrivé-es par équivalence peuvent bénéficier d’un initiation courte à la céramique. Les étudiant-es peuvent développer un travail en céramique pour répondre aux exercices des autres disciplines ou pour leur travail personnel.

Atelier de recherche et de réalisation (ARR)

3e, 4e et 5e années
Contenus et objectifs : les étudiant-es peuvent développer un travail en céramique en particulier en sculpture et installation mais aussi être à la croisée d’autres domaines : son, vidéo, performance, etc.
Modalités d’évaluation : L’évaluation du travail personnel de l’étudiant-e qui aura bénéficié de l’accompagnement du professeur pendant toute la phase de structuration et de réalisation se fera lors de la présentation en galerie d’essais, au sein de l’ensemble des propositions plastiques de l’étudiant-e. L’évaluation est collégiale, le professeur de céramique peut compléter par une évaluation personnelle des travaux des étudiant-es ayant plus spécifiquement travaillé en céramique et inscrit-es :
– à l’AERC (atelier européen de recherche en céramique)
– aux projets entre écoles de l’atelier céramique (avec l’ENSAPC Cergy-Pontoise pour 2014)
– aux différents workshops.

Atelier modelage/moulage

Julien Dubuisson

1er semestre
mardi et mercredi
semaines A et B

1ère et 2e années
en 4 groupes

(mardi matin : 1ère année groupe A
mardi après-midi : 1ère année groupe B

mercredi matin : 2ème année groupe A
mercredi après-midi : 2ème année groupe B)

Le faire constituera l’ancrage de cet atelier. Dans lequel la production et les processus mis en œuvre (modelage et moulage) seront placés dans la perspective d’une histoire technique et esthétique.
L’objectif de cet atelier n’est pas d’acquérir une maîtrise technique parfaite, mais de développer une sensibilité aux matériaux.
La terre et le plâtre seront les matériaux de prédilection de l’atelier, et comme l’indiquent les intitulés, de nombreuses analogies seront faites entre la pratique du modelage/moulage et celles d’autres médiums : Archéologie des gestes, Soudain, cette vue d’ensemble, L’enregistrement et le rythme, La réalité physique des images.

1. Archéologie des gestes
Lorsqu’elle est manipulée la terre enregistre tous les gestes et en efface aussi par superposition.
Nous travaillerons (en « négatif ») avec la mémoire de nos propres gestes, leur addition, et leur accumulation.

Références
Georges Didi-Huberman, La Ressemblance par contact, Paris, Les Éditions de Minuit, 2008
Miquel Barcelo et Josef Nadj, Paso Doble (spectacle vivant)

2. Soudain, cette vue d’ensemble
Entre 1981 et 2006, les artistes Peter Fischli and David Weiss, ont modelé en argile une série d’environ deux cents petites scènes (Soudain, cette vue d’ensemble), dont la forme peut évoquer aussi bien les traditionnelles miniatures en terre cuite des porcelaines de Saxe, que les céramiques funéraires mingqi, ou encore les crèches napolitaines.
Ce cours sera l’occasion de poursuivre cette aventure qui ressemble autant à un journal tenu sur plusieurs années, qu’à une encyclopédie du monde.

Références
Peter Fischli and David Weiss, Soudain, cette vue d’ensemble [Plötzlich diese Übersicht] – catalogue raisonnable, Münchenstein, Laurenz Foundation, Schaulager
La Chine sous toit : 2. : 000 ans d’architecture à travers les modèles réduits du Musée du Henan, Fonds Mercator, 2007
Mark Manders, Reference Book, Amsterdam, Roma publications, 2012

3. L’enregistrement et le rythme
Pour réaliser l’empreinte sonore d’un lieu, il est nécessaire de se déplacer avec un micro en différents points de l’espace. On peut procéder avec la même méthode en volume. Pour ce sujet nous prendrons comme support le site de la Villa Arson, où nous effectuerons des « prises de formes », par des prélèvements, des cadrages, au moyen de l’argile.
L’objectif sera ensuite de produire un « résumé » de la Villa Arson, de son architecture, en une forme compacte.

Références
Steve Reich, Differents Trains (album)
Mike Kelley, Educational Complex : Onwards (1995-2008), Les presses du réel, 2009
Heidi Bucher, Rachel Witheread

4. La réalité physique des images
(Dans l’attente de disposer de suffisamment de moules pour commencer)
Travailler la sculpture comme une image, s’interroger sur les outils et les opérations qui lui sont propres. Par les techniques de moulage et d’estampage on peut transformer toutes les formes en terre. À partir de là, elles peuvent être coupées, recadrées, glisser sur elles mêmes, superposées. On peut enlever ou ajouter des détails, décider de travailler « flou » ou d’accentuer la netteté.

Références
Dewar et Gicquel, Betty Woodman, Urs Fischer, Isabelle Cornaro, Anne de Vries

Cours de sculpture

Burkard Blümlein

Atelier Médium (AM)

2e année
Les paramètres de la sculpture
Suivant le principe PORPORPOR, Pratique > Observation > Réflexion > P…, les étudiant-es sont amenés à concevoir et à approfondir une démarche personnelle dans le domaine de la sculpture et de l’installation. Faisant un tour global des paramètres de la sculpture contemporaine, diverses entrées concrètes sont proposées afin d’étudier, dans la pratique et dans la théorie, les enjeux soulevés par un travail plastique et d’en sonder tous les possibles.
Modalités d’évaluation : contrôle continu selon dispositions définies par le professeur avec les étudiant•e•s en début d’année. Atelier de recherche et de réalisation (ARR) Burkard Blumlein, Stéphane Magnin, Thierry Chiapparelli et Christophe Merlet

Bibliograhie :
Arthur C. Danto, Transfiguration du banal, 1981

3e, 4e et 5e années
Le suivi pédagogique individuel ou en groupe ainsi que l’assistance technique soutiennent les étudiant•e•s (ainsi que les artistes en résidence) dans leurs recherches et leurs réalisations de travaux personnels inscrits dans le champ contemporain de la sculpture et de l’installation.

Cours de sculpture et d’installation

Stéphane Magnin

Atelier Médium (AM) : construction navale

2e année
Objectif : réaliser collectivement un petit navire en apprenant les techniques de base de la construction navale en bois ainsi que la fabrication des gréements.
Deux workshops seront organisés dans le cadre de la plateforme 4D pour accompagner cette réalisation : l’un avec un spécialiste de l’architecture navale, l’autre avec un spécialiste des gréements.

Atelier de recherche et de réalisation (ARR) :
Campus FAO*/CNC*
Thierry Chiapparelli
Stéphane Magnin
Toutes les années (sur projet)

La plateforme 4D propose une approche aux nouvelles technologies : de la conception de fichiers vectoriels (en collaboration avec Corinne Sentou, professeur de dessin et le Pôle numérique) à la fabrication dans l’espace réel. Expérimentant le potentiel de l’informatique en matière de création, pouvant s’étendre à la céramique, à la photographie, à la sculpture, à l’édition, à la sérigraphie et à la peinture. Cet atelier permet la réalisation de projets à l’échelle 1, comme des maquettes ou des prototypes utilisant les technologies numériques et historiques.

* FAO (Fabrication Assistée par Ordinateur)
* CNC (Command Numeric Cutting)

Atelier Métal

Thierry Chiapparelli

Atelier Médium (AM)

1re année
Initiation au travail du métal
Objectifs : reconnaître les métaux, identifier leurs qualités et leurs caractéristiques. Apprendre à les repérer, y associer des mises en forme pertinentes et économiquement cohérentes.
Première utilisation des machines fixes et mobiles.

2e année
Initiation au travail du métal (suite)
Objectifs : découvrir les différents modes d’assemblage. Découper, usiner, construire et transformer les matériaux en feuilles. Connaître les possibilités d’amélioration des matériaux en terme d’aspect (finition, peinture, revêtement métallique, vernis, patine, etc.)
Réalisation de petites pièces en relation avec les autres cours de volume.

Ateliers de recherche et de réalisation (ARR)

L’atelier métal est avant tout un lieu d’expérimentation et d’apprentissage avec la mise en place d’une méthodologie de travail et de production articulant réflexion et réalisation.

3e année
Accompagnement des étudiant-es dans les fondements d’une pratique artistique comprenant la production d’un corpus de travail personnel, dans la perspective du diplôme de premier cycle.

4e et 5e année
Le projet de l’étudiant-e est envisagé dans son étude et sa réalisation de manière individuelle ;
Le dialogue s’instaure autour d’un dessin, d’un questionnement sur la gestation, le sens, la faisabilité et le coût du projet, ainsi que sur ses qualités et sa nature.

Atelier Bois

Christophe Merlet et l’équipe du pôle volume

Atelier Médium (AM)

1re, 2e et 3e années

Objectif : se confronter à la matière et acquérir les techniques nécessaires à l’aboutissement de ses projets.
Les cours théoriques sont destinés à démontrer l’utilisation des techniques dans un contexte artistique. L’atelier est fondé sur l’expérimentation directe. L’étudiant-e est confronté-e à une série de problèmes précis face auxquels il doit trouver lui-même la solution, en procédant par tâtonnements et élimination successive des erreurs.
Un des buts du travail d’atelier est d’inciter les étudiant-es à découvrir les composantes de l’objet par le « faire », sans recette, et d’oublier les modèles, de revenir sans cesse sur la solution choisie. Les notions de forme, de fonction, de structure, sont appréhendées à travers différentes contraintes structurelles et différents matériaux.

Stéphane Accarie
artiste, responsable du studio (photographie argentique et numérique)
Jean-Baptiste Ganne
artiste, professeur de photographie
Laurent Septier
artiste, professeur de photographie

semestre 1 : 2 ECTS
semestre 2 : 2 ECTS
semestre 3 : pas d’attribution d’ECTS
semestre 4 : 1 ECTS

Le studio de photographie est ouvert aux étudiant-es de toutes les années.
Il est à la fois une fabrique de l’image et un lieu de réflexion critique sur le statut de celle-ci.

L’art est une pratique et la photographie en est un des outils. Comme un marteau. Ni plus, ni moins. Aussi puissant ou aussi faible suivant la façon dont il est utilisé. Il s’agit donc de renverser la question, comme le fit Nietzsche, et de se demander comment l’on pourrait « photographier à coups de marteau ».
La pratique de la photographie, par l’évolution technique, s’est généralisée. N’importe quel téléphone est devenu un appareil photographique.
Nous sommes envahis par les images et chacun, ou presque, en produit quotidiennement.
Il ne s’agit donc pas de provoquer la réalisation de photographies, mais de donner à l’image toute sa dimension critique. Il faut parfois arrêter le flux et regarder une image.

L’activité artistique, si elle n’est pas forcément une résistance aux systèmes politiques, se doit au moins d’être une résistance à l’idéologie dominante, soit en l’attaquant de front, soit en la contournant, soit en la démasquant. Puisque la photographie, comme l’un de ses marteaux les plus puissants, donne, à chacun de ces coups, un violent écho du système idéologique dominant, l’atelier de photographie se doit donc d’être à la fois un espace de création et un espace de critique du système de représentation. Un lieu à la fois libertaire, sans autre contrainte que celle du vivre ensemble, et un lieu d’exigence, c’est-à-dire qui assumerait la responsabilité induite par la représentation.

Il s’agit davantage de penser la complexité que d’utiliser l’outil photographique en vue d’une terrible simplification. Et pour cela, il est nécessaire de convoquer tous les champs de la pensée, tel qu’ils sont rassemblés dans les écoles d’art mais également dans tous les domaines du savoir et de l’action, depuis la pensée du corps et de son déplacement jusqu’à la philosophie et la littérature.

On prendra donc la photographie comme un prétexte, ou plus précisément comme un prétexte, une grammaire qui précède la formulation.
Au croisement de toutes les pratiques, l’atelier de photographie est le lieu créatif où se montent et se démontent les systèmes de représentation à la manière d’un atelier de mécanicien.
Ce qui importe de transmettre, ce n’est évidemment pas une manière, un style ou une méthodologie pour fabriquer de la représentation, mais une attitude critique et non-autoritaire, une manière de voir et une appétence.
La représentation entraîne une responsabilité, et on doit donc se demander ce qui se doit d’être produit comme image ou comme objet, à la fois dans sa nécessité (ce qui n’est pas nécessaire pour moi, comment cela peut-il l’être pour les autres ?) et dans sa pertinence (qu’est-ce que cela ajoute au monde ?).

Atelier médium (AM)

1re année
• Approche technique de la photographie : l’appareil et ses réglages, diaphragme et profondeur de champ, vitesse, notion de sensibilité, longueurs focales. Techniques de prise de vue, travail en extérieur, travail en studio. L’ensemble s’appuie sur des exercices.
• Objectifs : l’acquisition de données techniques de base et leur mise en application dans le cadre d’exercices simples d’ordre thématique.
• Mode d’évaluation : contrôle continu avec bilan semestriel.

2e année
• Approche technique de la photographie : apprentissage du logiciel Photoshop®, techniques de traitements et de corrections d’images numériques.
• Exercices d’ordre thématique, de durée variable, mettant en jeu les capacités de réponse et d’appropriation sur des propositions simples, faisant appel à des notions techniques, plastiques et à la réflexion théorique. Gradation vers des propositions plus complexes au fur et à mesure du déroulement de l’année.
• Objectifs : l’approfondissement des données techniques de base acquises en 1re année et leur mise en application. Réflexion d’ordre technique et plastique et réflexion théorique pour répondre à des propositions de travaux mettant en jeu une production.
• Mode d’évaluation : contrôle continu avec bilan semestriel.

2e, 3e et 4e années
• Atelier spécifique autour de la photographie argentique (approche technique de la photographie argentique) : prise de vue, développement, tirage argentique. Une formation optionnelle à la photographie argentique (prise de vue et laboratoire noir et blanc : développement, tirage, repique, etc.) pour des groupes d’étudiant-es de différentes années (une semaine dans l’année).
• Objectifs : l’acquisition de données techniques spécialisées.
• Mode d’évaluation : contrôle en fin de session.

Atelier de recherche et de réalisation (ARR)

2e , 3e et 4e années
• Photographier à coups de marteau
La photographie est prise comme un outil parmi les autres dans le champ de l’art, avec la même humilité et la même puissance potentielle qu’un marteau. Il s’agit de réfléchir, échanger, créer autour de cet outil au travers de toutes les pratiques et les questions tant techniques que théoriques.
Documenter / créer : comment poursuivre son activité d’artiste avec la photographie ?
Qu’est ce que photographier une œuvre ?
Qu’est qu’une œuvre photographique ?
• Objectifs : la réflexion et la production en relation avec les recherches personnelles et suivant la gradation des enseignements de la 2e à la 4e année ; et, par ailleurs, une réflexion commune
au-delà de la répartition en années.
• Mode d’évaluation : contrôle continu.

4e et 5e années
• Accompagnement technique et théorique des projets individuels pour le diplôme.
• Réflexion transdiciplinaire : collaboration avec l’ensemble des modules de l’école, suivi des galeries d’essais, rendez-vous individuels.
• Objectifs : l’accompagnement des étudiantes dans l’élaboration de leur production et de leur réflexion, gradué selon la progression des enseignements vers une plus grande autonomie et le passage du diplôme.
• Mode d’évaluation : contrôle continu

Cours d’histoire de la photographie

2e année
• Approche théorique : histoires de photographies (art, image et idéologie), parcours dans l’histoire de la photographie depuis le XIXe s. (Jean-Baptiste Ganne). Les positions de la photographie : de la mimesis à la trace, du document à l’art, filiations, renoncements, ambitions (Laurent Septier).
• Objectifs : acquisition de notions historiques spécifiques et en relation avec l’histoire des arts et des idées.

Bibliographie
Bajac, Quentin, La Photographie : du daguerréotype au numérique, Découvertes Gallimard, 2010 Frizot, Michel (éd.),
Nouvelle histoire de la photographie, Bordas et Adam Biro, 1994
Guibert, Hervé, L’Image fantôme, Minuit, 1981
Krauss, Rosalind, Le Photographique : pour une théorie des écarts, trad. de l’américain par Marc Bloch et Jean Kempf, Macula, 1990
Lugon, Olivier, Le Style documentaire : d’August Sander à Walker Evans, Macula, 2001
Rouillé, André, La Photographie : Entre document et art contemporain, Folio essais Gallimard, 2005
Roussel, Raymond, La Vue, Pauvert, 1963
Shore, Stephen, Leçon de photographie : La nature des photographies, trad. de l’anglais par Dominique Lablanche, Phaidon, 2007
Tanizaki, Junishirô, Éloge de l’ombre, trad. du japonais par René Sieffert, Publications orientalistes de France, 1986

Frédéric Clavère
artiste et professeur de peinture
Pascal Pinaud
artiste et professeur de peinture et installation
Laurent Prexl
artiste et professeur de peinture et performance

semestre 1 : 4 ECTS
semestre 2 : 3 ECTS
semestre 3 : 3 ECTS
semestre 4 : 2 ECTS

La peinture, quelles que soient les boussoles qui règlent ou dérèglent les artistes qui s’y confrontent, a sa part d’apprentissages : ceux-ci sont d’ordres technique et analytique.
La première année consiste à l’aborder sans a priori ni timidité. S’appuyant sur cette tension, l’atelier de peinture propose – aux côté d’exercices visant à décomplexer chacun vis à vis d’une pratique certes trop souvent assujettie à des
modèles techniques passéistes mais néanmoins, aussi, à des repères esthétiques utiles – une sorte d’inventaire des moyens les plus divers qu’elle offre aujourd’hui. Il convient ensuite, dès la 2e année de favoriser l’expérimentation plus personnelle en l’accompagnant d’une curiosité historique nourrie et d’une réflexion théorique nécessaire à son développement.

Frédéric Clavère

Atelier Médium (AM)

1re année

1er semestre
Initiation au langage pictural
• La couleur : présentation, historique des pigments, des médiums références artistiques dans l’histoire de l’art.
Exercice pratique. Objectif : constitution de la palette, comment trouver une couleur.
• Les pratiques picturales liées aux supports. Qu’est-ce qu’on entend par matière ? Le répertoire des gestes picturaux.
• Echelle/format : choisir un format c’est déjà commencer à peindre.
Exercices de comparaison: agrandir, réduire, reproduire

2e semestre
Approche thématique du travail
Mise en place d’un projet personnel : expérimenter, faire, défaire, refaire, observer la périphérie du travail.
Objectif : développer une méthodologie dans la recherche et la mise en place d’un début de pratique

2e année
Mardi matin – semaine A
Ce cours comprend deux parties, un travail de réflexion et d’expérimentation autour de la notion de caricature, à partir du travail d’artistes contemporains et d’un travail collectif à définir avec le professeur au fil des séances. Cette partie prend la forme de rencontres/débats collectifs autour de la notion de caricature, à partir du texte L’Immonde idéal de Mike Kelley, et sous la forme de suivi individuel en atelier.

Pascal Pinaud

Atelier Médium (AM)

1re année

1er semestre
3 ou 4 mardi en fin de matinée à partir de janvier
• Découverte de la cabine de peinture (par groupe) : apprentissage de la peinture au pistolet, peinture sur métal et bois, apprêt des supports, dilution de la peinture.
• Initiation à la peinture :
– apprentissage des matériaux, enduits et supports (toile acrylique, laine, coton)
– des gestes préparatoires : tendre une toile sur un châssis, encoller une toile, apprêter une toile.
Cette initiation dure 3 mois et s’accompagne d’exercices complets comprenant un motif à choisir et à représenter all over sur un petit châssis. Il s’agit d’utiliser tous les moyens possibles pour reproduire le motif choisi :
photocopie, dessin vectoriel, découpe numérique en relation avec les professeurs des ateliers de dessin, du pôle numérique et du pôle volume.
L’objectif est que chaque étudiant-e réalise deux toiles de motifs (en peinture acrylique généralement).
Évaluation : contrôle continu, rendus notés toute l’année. Selon l’habileté technique et le processus créatif.

2e semestre
Le professeur donne pour sujet une phrase difficile à comprendre, avec une formulation compliquée à plusieurs entrées, qui doit être interprétée très librement, dans la tradition duchampienne.
L’étudiant-e est invité-e à travailler son projet avec Pascal Pinaud dès le début, à partir de sa propre interprétation du sujet.

L’objectif est de mettre en action des mécanismes mentaux intuitifs et référencés et de travailler ensuite les mélanges de techniques. Cet exercice vise à faire expérimenter aux étudiant-es la manière de convoquer les compétences et les processus à partir d’une suggestion. Pour cet exercice, la peinture n’est pas le seul médium utilisable, l’étudiant-e peut, au choix, se tourner vers le son, l’installation, la sculpture et la photographie, les techniques d’impression voire la performance.

Évaluation : contrôle continu, adéquation des moyens choisis et qualité de leur mise en œuvre en rapport avec le projet initial validé par le professeur.

2e année
Ce cours a été conçu en collaboration avec un autre professeur, Arnaud Labelle-Rojoux pour l’année 2012-2013. Il sera assuré en 2014/15 sous une forme modifiée par Frédéric Clavère (cf. plus haut).

1er et 2e semestres
Le cours est identique aux deux semestres et se décompose en deux parties.
Tout d’abord les étudiant-es présentent des exposés oraux d’une dizaine de minutes qui sont ensuite l’occasion d’un dialogue nourri entre le professeur et la promotion.
En début d’année, une liste d’environ 150 artistes contemporains est proposée aux étudiant-es, dans laquelle chacun doit choisir deux artistes. Il s’agit ensuite de faire des recherches en bibliothèque de manière à construire un exposé oral court et structuré. Le professeur leur demande de montrer 4 ou 5 pièces réalisées par ces artistes en guise d’appui au propos.
L’objectif est d’être capable de rendre compte de la méthode de travail et l’univers esthétique d’un artiste à travers l’examen précis et critique de quelques pièces. L’étudiant-e est invité-e à apprendre à regarder avec attention et à analyser ce qu’il voit.
Ces exposés sont notés.

Dans la deuxième partie du cours, il s’agit d’appréhender un travail collectif. En début d’année, la promotion est divisée en groupes (de 5 à 7 étudiant-es), qui s’organisent
en général par affinités.
Ces groupes doivent ensuite travailler en commun toute l’année. Pascal Pinaud amène un grand nombre de magazines et de journaux dans lesquelles les étudiant-es doivent puiser des images ou des textes, travailler en commun sur la manière de les utiliser comme support pour créer une proposition originale et ensuite la réaliser ensuite à la manière de.

Objectif : travailler à plusieurs cerveaux et plusieurs mains. On ne vient pas à l’art seul, on apprend à penser autrement, on se soutient et on s’enrichit mutuellement. Cela permet aussi de dépasser ses limites, de lutter contre ses inhibitions en ne devant pas s’exposer personnellement mais en prenant l’alibi du collectif pour oser faire.

Évaluation : contrôle continu, rendus notés toute l’année. Selon l’habileté technique et le processus créatif.

Laurent Prexl

Cartographie de l’acte

Semaine B
mercredi
9h — 12h
3e, 4e, 5e années

Par l’utilisation de cartes heuristiques (mind mapping), ce cours expolrera histoires et théories de l’art-action.
Il s’agit d’augmenter la perception d’une oeuvre par l’appréhension de son environnement et de la relier à ses contextes politique, intime, historique, contradictoires et lacunaires. Une oeuvre d’art, et peut-être particulièrement celles d’art-action, sont le fruit d’une infinité d’événements, des plus anodins aux plus remarquables. Elles s’inscrivent dans une multiplicité de contextes pré et post perception l’oeuvre.
La fin de l’année verra l’organisation d’une «soirée performance» hors les murs.
Paint in zap !

Semaine B
mercredi
14h — 18h
1re année

Atelier pratique et théorique de peinture s’appuyant sur nombres des notions traversant son histoire, au nombre desquelles on retrouvera le temps du et dans le tableau.
Cent titres
Semaine B
mardi
9h — 12h
2e année

Atelier pratique et théorique de peinture explorant les différentes typologies de titres.

Corinne Sentou
artiste et professeur de dessin
Katrin Ströbel
artiste et professeur de dessin

semestre 1 : 4 ECTS
semestre 2 : 4 ECTS
semestre 3 : 3 ECTS
semestre 4 : 2 ECTS

Le dessin est une œuvre à part entière, une pratique autonome.
Le dessin est abordé par ses techniques, par son expérimentation ainsi que dans son développement conceptuel. Toutes les caractéristiques du dessin dans sa pratique contemporaine sont ici exploitées.

Le dessin s’envisage comme un moyen de représenter et de signifier, il met en œuvre l’expérience du temps, de la concentration, de l’acuité visuelle et de la mémoire. Tout en faisant l’expérience de sa pratique sous ses
différentes modalités (formes/moyens/manières) et occurrences (observation, schématisation, narration, technique, process-drawing, etc.), cet enseignement du dessin aborde simultanément les aspects, historiques, théoriques et méthodologiques. S’il vise à développer les capacités graphiques des étudiant-es, il met aussi en évidence le dessin comme une pratique singulière, permettant de saisir, d’exprimer et de révéler ses idées.

La transmission et l’approfondissement permanents des principes généraux de la pratique du dessin et de ses techniques fondamentales doivent être une composante centrale de cursus, non seulement durant les deux premières années mais également dans la suite de leurs études. Les premiers semestres d’études doivent être consacrés à l’acquisition de connaissances de base, celles-ci devant être élargies en pratique comme en théorie par la suite.

La transmission de compétences techniques et créatives est accompagnée d’un apprentissage de l’expérimentation avec différents médias et matériaux. Les étudiant-es interrogent les frontières disciplinaires, remettent en question leurs propres représentations et définitions du dessin et ainsi élargissent leurs conceptions de l’image et de l’art. Dans cette optique, les étudiant-es sont encouragés à ne pas considérer les limites techniques et les frontières entre médias comme données une fois pour toutes, et à remettre en question, à tester les matériaux comme concepts et à rechercher une forme adéquate au cours d’un processus ouvert.

Les questions essentielles au sujet du dessin et des disciplines adjacentes sont abordées au cours de discussions individuelles ou collectives (à travers la présentation de travaux personnels, mais également via la présentation d’expositions et de travaux d’artistes contemporains). Le dialogue doit permettre aux étudiant-es d’apprendre à adopter une posture réflexive sur leur propre travail et leurs propres méthodes.

Corinne Sentou

Atelier Médium (AM)

1re année


1re et 2e semestres

Semaines A et B
Objectifs : le dessin comme moyen de représenter sa pensée. Permettre de comprendre le langage du dessin et ses principaux éléments énoncer, observer, tracer. Développer la pratique du dessin et apprendre à maitriser différentes techniques nécessaires à sa mise en œuvre.
Mettre en évidence le dessin comme une pratique décloisonnée et autonome.
Contenu et nature de l’enseignement : en atelier autour d’un travail d’observation, d’analyse et d’expérience. Le dessin est abordé comme l’image de son regard et de sa pensée. Ce cours pratique fait l’expérience de différents médiums et techniques et permet de définir une écriture singulière, sa mise en forme et en espace.
Mise en œuvre en atelier. Travail individuel et collectif.
Ce cours est accompagné de visites d’expositions, de rencontres d’artistes et de présentations.
Mode d’évaluation : présence, participation, engagement (contrôle continu).

2e année
Objectifs : le dessin comme langage. Donner forme à sa pensée, signifier ses idées, définir son écriture. Développer la pratique du dessin et approfondir la maitrise des différentes
techniques nécessaires à sa mise en œuvre.
Mettre en évidence le dessin comme une pratique décloisonnée et autonome.
Contenu et nature de l’enseignement : en atelier, autour de thématiques collectives et d’un travail sur différents types de représentations. Ce cours pratique permet de croiser différents outils et de les combiner pour définir son écriture et la surface sur laquelle elle s’inscrira.
Mise en œuvre en atelier. Travail individuel et collectif. Partage des recherches et analyses pour pouvoir mettre en perspective sa propre
pratique du dessin.
Ce cours est accompagné de visites d’expositions, de rencontres d’artistes, et de présentations.
Évaluation : présence, participation, engagement (contrôle continu).

Atelier de recherche et de réalisation (ARR)

3e année
Objectifs : esquisser, mettre en œuvre, spatialiser.

Conduire à développer la pratique et à trouver ses formes.
Contenu et nature de l’enseignement : sur rendez-vous, engager une réflexion commune autour des intentions conceptuelles, des sensibilités artistiques, des processus mis en œuvre. Étude de la mise en œuvre et de la spatialisation du travail.
Évaluation : évaluation semestrielle.

4e et 5e année
Objectifs : Énoncer, mettre en œuvre, spatialiser.

Contenu et nature de l’enseignement : sur rendez-vous, étude de la mise en forme, de la production et de la spatialisation. Réflexion sur les références et les formes artistiques.

Corinne Sentou et Katrin Ströbel

1re et 2e années
Cours de modèle vivant
• environ 10 séances de dessin
d’après modèle vivant
• exercices variés
• formats, échelles et techniques différents.

Katrin Ströbel

Atelier Médium (AM)

1re année

1er semestre
Lundi après-midi – semaine B

Les paramètres de dessin
Réflexion sur le processus du dessin :
• rendre compte des mécanismes et des liens entre la main, les yeux et le cerveau
• Réfléchir aux impacts du savoir et de la mémoire individuelle, de la mémoire collective, éducation, culture, etc.
• dessin de l’observation, dessin à l’aveugle, dessin à la main gauche, etc.

La représentation du corps
Pendant le premier semestre plusieurs types d’exercices autour de la représentation du corps sont proposés aux étudiant-es de 1re année :
• de la représentation au toucher
• séance avec un modèle vivant
• le corps comme outil
• le corps habillé, déguisé, déformé, fragmenté

Références artistiques : Pablo Picasso, Lizzie Fitch, Aron Curry, Henry Moore, Edgar Degas, Elke Krystufek, Auguste Rodin, Gustave Carpeaux, Julian Opie, Chloé Piene et Joseph Beuys.

2e semestre

Entre dessin et espace

• mettre en question des paramètres de la représentation d’espace
• jouer avec la perspective, avec des points de vue différents
• expérimenter avec des superpositions et des déformations d’architecture

Références artistiques : Fred Sandback, Julie Mehretu, Monika Grzymala, Richard Tuttle, Gordon Matta-Clark et Fritz Panzer.

2e semestre

White noise [bruit blanc]
Les étudiant-es développent un ensemble de travaux sur le sujet du bruit blanc.
Ils commencent par quelques expérimentations autour du dessin, entre le vide et le débordement, en tissant des liens entre le dessin et l’installation ou le dessin et la performance. Dans un deuxième temps, il s’agit de synthétiser des propositions plus personnelles sur la base de ces expériences.

Références artistiques : Pierrette Bloch, Fred Sandback, Nikolaus Gansterer, Tatiana Trouvé, Silvia Bächli, Julie Mehretu, Ed Ruscha, William Kentridge, Monika Gryzmala, Cy Tombly.

2e année

1er semestre

Telling Stories
en collaboration avec Arnaud Maguet et Anne Séchet

Pour le premier semestre les étudiant-es développent un travail autour de la relation entre dessin, texte et langage. Comment certaines narrations se créent ? Comment jouer avec le dialogue entre texte et dessin ?
Le sujet du premier semestre est poursuivi en collaboration avec Arnaud Maguet et Anne Séchet. C’est l’occasion pour les étudiant-es de développer une suite du travail et de réaliser une édition dessinée.

Références artistiques : David Shrigley, Fernando Bryce, Raymond Pettibon, Jana Gunstheimer, Tracey Emin, Nedko Solakov, Marcel van Eeden, Pavel Pepperstein et Dr. Lakra.

Susanna Shannon
design éditorial
Caroline Challan Belval
artiste et professeur de gravure
Arnaud Maguet
artiste et professeur d’édition
Anne Séchet
artiste et professeur de sérigraphie

semestre 1 : pas d’attribution d’ECTS
semestre 2 : pas d’attribution d’ECTS
semestre 3 :pas d’attribution d’ECTS
semestre 4 : 3 ECTS

Studio édition

Susanna Shannon
et Arnaud Maguet

Le studio édition est ouvert aux étudiant•e•s de toutes les années ainsi qu’aux artistes en résidence.
C’est le lieu de la photogravure pour les ateliers d’impression, ainsi que des tirages numériques sur grands formats. Il permet la réalisation de prototypes éditoriaux et de livres d’artistes à tirages limités, inscrits dans trois collections
(Convergence, Portfolio, Parallèle), chacune ayant une présentation et un format particuliers. En outre, les recherches et réalisations de projets liés aux multiples sur papier sont accompagnées, à travers l’étude des rapports de lecture et de signification (narration, séquence, rythme visuel, etc.), lors de la mise en place d’images graphiques personnelles.

Design éditorial

Susanna Shannon

2e année
1er semestre
Lundi matin
10h à 13h
« Faire des pages, ça sert à voir des pages »
Devenir des experts de pages, soit pour en faire plus tard, pour juste pour les regarder tourner. En attendant, au cours de ce cours, on en fera beaucoup.
Faire des pages, ça sert à aiguiser son œil de lynx, à avoir des idées ou des sensations nouvelles [New Sensations de Lou Reed], c’est une aventure collective d’expérimentation de la forme comme outil pour penser.
Au début de l’année, je projette des images en les commentant sur un ton plat et ronronnant pendant que tout le monde finit sa nuit; sur des sujets dénués de continuité: les expérimentations graphiques de l’imprimeur hollandais H.N. Werkman, des numéros en vrac de la revue américaine Emigre, mes photos de vacances à New York, la construction graphique de Vogue Italie, la typographie vernaculaire des enseignes commerciales obsolètes de Belzuce, d’autres choses aussi, qui sait?
J’encourage chacun à développer ses  prorpre vision et vocabulaire, pour devenir de véritables experts du monde du design éditorial.
En groupe, les discussions autour des pages projetées ont pour effet de nous ouvrir les yeux sur des choses que l’on n’avait peut-être pas observées auparavant. D’élargir notre champ de vision pour nous éloigner d’un monde graphique “naturel” d’adolescent, pour ubériser en direction d’une pensée plus globale, en ramassant au passage des considérations telles que contexte, culture et histoire.
Pourquoi une publication est “bonne”? pourquoi ne “l’est-elle pas”?
On cherche collectivement des réponses possibles. Mise en page est trop lisse? Absence de relief typographique? ou éditorial? Mauvais enchainement des pages ? No surprise ? Bad rythme ? Photogravure grisouille ? Ecriture naphtalyneuse ? Ou tout simplement: on a laissé l’encre dans le pot ; on a oublié de la mettre dans la machine ?
On se familiarise tous les uns avec les autres ; on mutualise tous nos talents en évaluant les compétences de chacun: œil de lynx, orthographe, composition typographique, définition des images, reliure, sens de l’organisation ou gestion des délais. La clé de l’affaire est cette conscience accrue de la somme des points forts en présence ;
Vous acquièrerez ainsi une approche créative [zzz…], personnelle et critique; une consciense des causes et de leurs conséquences [zzzzzz…]; vous établirez le lien entre l’apparence des choses et la manière dont elles sont fabriquées [zzzzzzzzzz…]. Et last but not least, vous assimilerez des paramètres technologiques, institutionnels et culturels qui contribuent à la compétence d’une publication dans sa globalité  [zzzzzzzzzzz…].
Ouvert à tous
tous les lundi soirs
à 19h
« Entrainement de l’équipe des pages »; faire des pages, c’est toujours réfléchir;
À partir d’une réunion de rédaction hebdomadaire autour de la grande table autour de laquelle on fait donc un tour de table, production d’une publication [également hebdomadaire] ;
1ere année
2e semestre
Edition/production d’une publication collective
Avec Corinne Sentou et Joseph Mouton

Sérigraphie

Anne Séchet

L’atelier sérigraphie est à la fois un lieu d’initiation à la technique et à la réalisation et un lieu de réflexion et d’échanges autour de projets individuels ou collectifs suivant le niveau et les préoccupations des étudiant-es au cours de leurs années d’apprentissage. La participation à l’impression est favorisée pour les étudiant-es de toutes les années.

Atelier Médium (AM)

2e année

1er semestre

Il s’agit d’une initiation à la technique de la sérigraphie par des impressions en aplats et trames, d’une présentation de la quadrichromie pour une compréhension de la fabrication des couleurs dans les images imprimées, ainsi que d’une présentation de l’usage de la sérigraphie dans l’art contemporain pour en découvrir les multiples possibilités. Cette initiation est l’occasion pour les étudiant-es de comprendre les images et le visuel qui les entourent, d’aiguiser leur regard par rapport aux choix qui y sont opérés. Cet Atelier Médium permet d’acquérir une méthode de travail qui les suivra durant tout leur cursus. Chaque étudiant-e fait d’abord un travail de recherche par le dessin puis choisit, en concertation avec l’enseignante, les documents à imprimer. Il passe par différentes étapes de réalisation technique (écrans, insolation, mise à la teinte, etc.) et de choix esthétiques (choix du dessin, choix de la couleur, du support, etc.).

2e semestre
L’enseignante propose un approfondissement des possibles de la sérigraphie dans un projet plastique plus large ; la sérigraphie n’est qu’une des composantes des propositions faites par les étudiant-es. Ceux-ci auront en effet acquis une connaissance de la sérigraphie permettant d’envisager son utilisation dans des projets élargis à d’autres techniques : installation, sculpture, vidéo, etc. Les étudiant-es travaillent en groupe selon leurs propositions et la pertinence des groupes formés. Ce deuxième volet d’initiation vise à montrer l’utilisation-conception-distanciation de la sérigraphie dans un projet plus vaste et collectif.
Le rendu final de ces propositions se fait dans un espace neutre où les étudiant-es ont à faire des choix d’accrochage et de mise en espace, en concertation avec l’enseignante et avec la participation active des autres groupes ou des étudiant-es de la promotion.
Évaluation : contrôle continu (acquisition de compétences techniques, investissement, temps passé à la recherche, pertinence des choix plastiques, pertinence de la mise en espace).

Atelier de recherche et de réalisation (ARR)

3e année
L’atelier de sérigraphie se veut un lieu de pratiques et de connaissances mais aussi un lieu d’échanges et de réflexion avec un objectif de pertinence esthétique. Lors de rendez-vous l’étudiant-e présente son projet et l’enseignante accompagne son questionnement sur la validité et la pertinence de celui-ci. L’étudiant-e a acquis une connaissance de la sérigraphie lui permettant maintenant d’envisager et de s’impliquer dans des projets plus ambitieux.

4e et 5e années
Soutien à l’élaboration de projets dans le cadre des travaux personnels (supports variés, tramés, aplats, demi-teintes, etc.) suivant l’axe de recherche de l’étudiant-e.

Gravure

Caroline Challan Belval

L’atelier de gravure se fonde sur un ensemble d’acquisitions théoriques et techniques : création de matrices et méthodes d’impression. Il offre un regard général sur l’utilisation des matériaux traditionnels, de techniques nouvelles et leur capacité d’adaptation selon les besoins et les déterminations de chacun. L’objectif est d’aborder le champ du réel et l’élaboration d’une recherche à travers les possibilités qu’offre ce médium.

Atelier médium (AM)
Initiation

2e année

1er semestre

Stages d’initiation : fondamentaux
Présentation des matériaux et des outils, des modes opératoires, histoire et théorie, pratiques contemporaines, adaptation du dessin au projet de gravure en taille directe et en taille douce, impression.
Trois techniques sont abordées : pointe-sèche, eau-forte, aquatinte.
Chaque élève est amené-e à graver une planche selon une thématique proposée. Un ouvrage collectif est réalisé à la fin de la session.

2e semestre
Ouverture des possibilités techniques en gravure, utilisation des passerelles vers d’autres médiums et expérimentations, dans le cadre d’un projet personnel de l’étudiant-e. On questionne la relation à la matière et de ses propriétés, ses effets sur la forme dans la mise en œuvre d’une recherche artistique. On aborde différentes sources pour construire une image.
Le projet pourra être mené en collaboration avec d’autres modules de l’école. L’approche pratique s’appuie sur un apport théorique : des projections, des observations d’originaux, des rencontres et visites d’exposition.
La recherche sera complétée en atelier par un travail de prise de note et d’observation par le dessin et la gravure, dans la ville : lieux publics, musées et galeries.
Ces visites sont ouvertes aux étudiant-es de l’ensemble du cursus.
Modalités d’évaluation : assiduité et capacité à développer un travail abouti. Sont appréciées : la pertinence de la relation entre médium et sujet, les qualités techniques, les recherches diverses menées par l’étudiant-e pour élaborer son projet.
(contrôle continu)

Atelier de recherche et de réalisation (ARR)

3e, 4e et 5e années

Les étudiant-es fréquentent l’atelier sur rendez-vous, pour des projets personnels ou collectifs, d’estampes, d’édition, ou dans le cadre d’une recherche transdisciplinaire, en relation avec les différents modules de l’école. L’élaboration pratique s’appuiera sur une approche théorique et une connaissance des pratiques artistiques contemporaines.
Évaluation : contrôle régulier de l’avancement du projet sous forme de rendez-vous avec le professeur.
Présentation d’un travail abouti.

Bibliographie
Bandera Viani, Maria Cristina, Miracco, Renato, Giorgio Morandi, ed. Skira, 2008
Cherix, Christophe, Conaty, Kim, Suzuki, Sarah, print/out, ed. Museum of Modern Art, New York, 2012
Cherix, Christophe, Robert Morris, Estampes et multiples 1952-1998, Ed. Cabinet des Estampes du Musée d’Art et d’Histoire, Genève, 1999
Chiha-Castex, Cécile, Miessner, Marie-Cécile, Pocheau Lesteven, Cécile, et Collectif, De Picasso à Jasper Johns : L’atelier d’Aldo Crommelynck, Ed. Bibliothèque Nationale de France, 2014
Didi-Huberman, Georges, Génie du non-lieu, Ed. Minuit, 2001
Ingold, Tim, Une brève histoire des lignes, Zones Sensibles Éditions, 2011
Le Blanc, Marianne, D’acide et d’encre : Abraham Bosse (1604?-1676) et son siècle en perspectives, Ed. CNRS, 2004
Martineau, Jane, Andrea Mantegna : peintre, dessinateur et graveur de la Renaissance italienne : [exposition, New York, Metropolitan museum of art, 9 mai-12 juillet, 1992], Ed. Gallimard/Electa, 1992.
Merlot, Michel, Griffiths, Anthony, Field, Richard, L’estampe, Histoire d’un art, Ed. Skira, 1981
Mitchinson, David, Henry Moore, Prints and Portfolios, Ed. Patrick Cramer, 2010
Preaud, Maxime, Brejon de Lavergnee, Barbara, L’œil d’Or, Claude Mellan, catalogue d’exposition, Ed. de la Réunion des musées nationaux, 1988
Torres, Pascal, Van Dyck graveur, L’art du portrait, Co-Ed. Musée du Louvre, Paris et Le passage, New York, 2008

Kaloust Andalian
Cinéma
Claire Bernstein
Anglais
Patrice Blouin
Histoire des idées
Thomas Golsenne
Histoire des arts visuels
Joseph Mouton
Esthétique
Sophie Orlando
Histoire et théorie des arts

semestre 1 : 10 ECTS (dont Anglais : 2 ECTS)
semestre 2 : 10 ECTS (dont Anglais : 2 ECTS ; Histoire des formes filmiques : 2 ECTS)
semestre 3 : 8 ECTS (dont Anglais : 2 ECTS)
semestre 4 : 8 ECTS (dont Anglais : 2 ECTS ; Histoire des formes filmiques : 2 ECTS)
semestre 5 : 8 ECTS (dont Anglais : 1 ECTS) + Stage 2 ECTS
semestre 6 : 5 ECTS (dont Anglais : 1 ECTS)

Les professeurs du pôle d’enseignement théorique et de langue se sont coordonnées de façon à couvrir toutes les années (de 1re à 5e) ainsi que le programme de 3e cycle. L’enseignement théorique offre une variété de formats (cours magistral, séminaire, travaux pratiques) et de contenus (histoire de l’art, esthétique, histoire des idées, etc.) qui favorise l’appropriation des savoirs par les étudiants et encourage la transversalité des approches intellectuelles. L’organisation des enseignements est progressive et complémentaire sur l’ensemble du cursus.

Histoire et lecture des formes cinématographiques

Kaloust Andalian

2e année

d’octobre à avril
9h30 – 12h30
Amphi 3

Ce cours propose une lecture de l’histoire du cinéma à partir de l’identification de l’image cinématographique. Il s’agit d’en saisir ses puissances par une observation précise des procédés techniques, des articulations matérielles et expressives que cinéastes, vidéastes, artistes ont inventés pour exprimer des points de vue, développer des esthétiques toujours en relation avec un contexte historique ou social spécifique.
Cette traversée de l’histoire s’appuie sur l’idée que le cinéma s’est défini dans son aptitude à dépasser le seul effet de représentation pour déclencher des opérations de la pensée.

Bibliographie
Schefer, Jean-Louis, L’Homme ordinaire du cinéma, Gallimard, 1980
Cavell, Stanley, La Projection du monde, Belin, 1999
Daney, Serge, Le Ciné-journal, 2 vol., Cahiers du Cinéma, 1998
Daney, Serge, La Rampe, Gallimard, 1983
Daney, serge, Le Salaire du zappeur, P.O.L, 1993
Aumont, Jacques, Moderne ?, Cahiers du Cinéma, 2007
Epstein, Jean, L’Intelligence d’une machine
Tarkovski, Andreï, Le Temps scellé
Bresson, Robert, Notes sur le cinématographe
Deleuze, Gilles, L’Image-temps
Vogel, Amos, Le Cinéma, art subversif

Cinéastes évoqués/étudiés : Alexandre Promio et Apichatpong Weerasethakul ; S.M. Eisenstein, Jean Epstein, Isidore Isou et Jean-Luc Godard ; Jean Vigo, Michelangelo Antonioni et Andreï Tarkovski ; Georges Méliès, Segondo de Chomon et Patrick Bokanowski ; David Wark Griffith, Charlie Chaplin et Jean-Marie Straub & Danièle Huillet ; Jean Durand, Jerry Lewis et Jacques Lizène ; Louis & Auguste Lumière et John Ford ; Jacques Tati, Peter Kubelka et David Lynch ; Mario Peixoto et Luis Buñuel ; Jean Eustache et Valérie Mrejen ; Stan Brakhage, etc.

Cours d’anglais

Claire Bernstein

jours ?
lieu ?

Les cours d’anglais s’insèrent à part entière dans l’enseignement de la culture générale. Ce sont pour l’essentiel des cours théoriques qui se déroulent en anglais. A partir de l’analyse de supports artistiques variés, le cours vise à aider l’élève à observer et à comprendre ce qu’il lit, ce qu’il regarde ou ce qu’il écoute, ainsi qu’à définir ce qui se présente à lui et à évaluer les intentions qui lui sont exposées. Le cours l’aide à articuler ses idées et à synthétiser. Les outils utilisés peuvent être des articles de presse, des textes littéraires, des films, des vidéos de plasticiens et des documents visuels, des écrits d’artistes et de théoriciens, ou encore des expositions, des conférences, des rencontres avec des artistes. Ce travail doit permettre à l’élève d’une part de mieux cerner les problématiques liées à la création artistique, et d’autre part d’acquérir une méthodologie afin de pouvoir présenter son propre travail oralement, d’en discuter les enjeux, ou de préparer un dossier de ses œuvres dans un contexte international.
Au début de l’année scolaire les élèves passent un test d’évaluation de leur niveau d’anglais permettant de constituer des groupes de travail homogènes, du niveau débutant au niveau bilingue. Les cours ont lieu en effectifs réduits, afin de permettre à chaque élève de mettre en pratique ses connaissances et de parler. Les élèves dont le niveau d’anglais est faible se réunissent pour des cours de remise à niveau basés sur une Pratique Orale Guidée, avec un travail sur des textes simples et une analyse des structures grammaticales : les élèves sont amenés à parler le plus vite possible en utilisant dès le départ les structures étudiées, et également à travailler leur compréhension orale par de nombreux exercices d’écoute, sans l’aide d’un support écrit. Ils doivent compléter le travail fait en cours par un travail personnel leur permettant de mieux rattraper leur retard.

Ouvrage recommandé pour les cours de remise à niveau : « Essential Grammar in Use with answers : a self-study reference and practice book for elementary students of English » Raymond Murphy, Cambridge University Press, (livre rouge, avec ou sans CD)

1re année
Les niveaux avancés se voient proposer un cours intitulé An Informal Introduction to Contemporary Art.  Il s’agit d’amorcer, en dehors de toute chronologie ou de toute perspective historique, une analyse un peu approfondie du travail de quelques artistes, plusieurs séances étant consacrées à chaque artiste. Le but est d’encourager les élèves à aller plus loin que leur impression première (j’aime ou je n’aime pas), et d’entrer dans la compréhension des intentions de l’artiste, des moyens utilisés, de sa vision du monde en général et de l’art en particulier. A l’inverse du cours magistral, les élèves élaborent eux-mêmes, à travers observations et discussions, leur compréhension et leur vision de l’oeuvre étudiée, l’enseignant se contentant de les guider. A travers cette analyse l’élève est aussi amené à s’interroger sur son propre rapport avec la pratique artistique, et à en explorer le sens.
De multiples documents sont invoqués en guise de support : photos, vidéos, articles de presse, interviews, films ou textes biographiques, écrits d’artistes, correspondance, textes critiques, etc. Le cours peut inclure également une visite détaillée des œuvres in situ installées à la Villa Arson, des visites des expositions du centre d’art, et des rencontres avec les artistes anglophones en résidence. En fin d’année une courte dissertation vient témoigner de la compréhension acquise pendant le cours.
Les années précédentes  An Informal Introduction to Contemporary Art a traité entre autres des œuvres de Louise Bourgeois, Bill Viola, Bas Jan Ader, Jenny Holzer, Marina Abramovic, John Cage, Isamu Noguchi, Dan Graham, Pipilotti Rist, Carsten Höller, Mark Rothko, Mike Kelley, Matthew Barney, Anish Kapoor ou Zoe Leonard, ainsi que des textes de John Dewey, Allan Kaprow ou RoseLee Goldberg.

Bibliographie :
John Dewey, Art as Experience
Experience and Nature.
Howard S. Becker, Art Worlds
Susan Sontag, On Photography
Allan Kaprow, Essays on the Blurring of Art and Life
Mark Rothko, Writings on Art
The Artist’s Reality, Philosophies of Art
Barnett Newman, Selected Writings and Interviews
Dan Graham, Two-Way Mirror Power
Frank Stella, Working Space
John Cage, Silence
Empty Words
Isamu Noguchi, A Sculptor’s World
Essays and Conversations

2e année
Le cours, intitulé  Developing Critical Analysis, tente d’aller encore plus loin dans le sens de la compréhension critique. Les œuvres analysées peuvent être littéraires, filmiques ou plastiques selon les années. L’analyse aborde les supports d’une manière plus complexe qu’en première année, les notions évoquées sont plus subtiles. Les élèves sont invités à la patience, à la persévérance et à l’approfondissement en passant plus de temps sur chaque sujet étudié. Par le passé Developing Critical Analysis s’est penché sur les écrits de l’auteur japonais Ibuse Masuji ainsi que sur ceux de l’auteur américain Paul Auster, sur le cinéma de Woody Allen, Jim Jarmusch, Elia Kazan ou Fred Zinnemann, sur la poésie de Emily Dickinson, sur des koans zen, des nouvelles de l’écrivaine dominicaine Jean Rhys, et des textes de Rachel Naomi Remen ou Mark Epstein. La dissertation de fin d’année leur demande à la fois finesse d’analyse et organisation.

3e année
Le cours d’anglais a lieu sous forme d’un workshop portfolio, qui s’adresse plus particulièrement, mais pas exclusivement, aux élèves qui se préparent à un échange à l’étranger en quatrième année. Le but du workshop est de produire un portfolio des œuvres de chaque élève. Les élèves sont invités à se joindre à ce workshop quel que soit leur niveau d’anglais (à l’exception des débutants complets) : la perspective proche d’un séjour international donne une dynamique particulière aux séances, où chaque élève montre une grande motivation et une compétence nouvelle à s’exprimer en anglais sur des sujets complexes.
Par ailleurs la création d’un portfolio est l’occasion idéale pour chaque élève de se retourner sur sa propre production artistique des deux ou trois années précédentes, et de tenter d’en définir les grandes lignes. Ce travail est particulièrement adapté aux élèves de troisième année, à un moment où leur production commence à s’étoffer, sans être encore figée dans une vision précise. Ainsi, après quelques séances consacrées à déterminer le but et le contenu idéal d’un portfolio, à définir des notions de communication de base et à examiner des exemples de portfolios réussis ou ratés, la production plastique de chaque élève fait l’objet d’un travail d’analyse en groupe, le but étant de faire ressortir les caractéristiques essentielles de cette production – caractéristiques que le portfolio devra mettre en avant. Ce travail vient compléter la prise de recul critique amorcée lors des galeries d’essais et des Sessions d’Analyse de Travaux (SAT) qui leurs sont proposées pour la première fois également en troisième année. Il est soutenu aussi par le travail d’auto-analyse réalisé en français dans le cadre des cours théoriques.
Le workshop prend fin aux alentours du mois de mars, lorsque les élèves doivent commencer à rendre leurs dossiers.

Bibliographie :
Larry Volk and Danielle Currier, No Plastic Sleeves
www.noplasticsleeves.com
Harold Linton, Portfolio Design

4e année
Les élèves valident leurs ECTS d’anglais en assistant aux conférences qui ont lieu en anglais, en travaillant avec les artistes anglophones résidents ou en workshop, ou en participant à des séminaires de quelques jours avec le professeur d’anglais. Ils peuvent également participer à des cours correspondant à leur niveau avec les élèves des années précédentes.

5e année
Les élèves n’ont pas d’ECTS d’anglais à valider et disposent de tout leur temps pour préparer leur DNSEP de fin d’année. Cependant ceux qui le souhaitent peuvent se joindre à un cours d’anglais correspondant à leur niveau avec les élèves des années précédentes.

Histoire des idées

Patrice Blouin

4e/5e année

Lundi
14h – 18h
Semaine A
Amphi 3

Le Traité du Grand Voir
Ce nouveau séminaire s’inscrit dans le prolongement d’un séminaire plus ancien « Les Champs de l’audiovisuel ». Dans ce précédent séminaire de 2013-14, on avait essayé de reprendre et de reformuler l’héritage critique et théorique de la cinéphilie pour définir différents champs esthétiques de l’image contemporaine. En repartant des conclusions de ce premier travail, on aimerait cette année le prolonger de manière à la fois plus frontale et plus locale : en passant d’une approche diachronique / généalogique à une approche synchronique et en s’intéressant moins à des champs généraux qu’à des figures singulières de l’audiovisuel numérique (scroll, bullet-time, flare, mème, etc.). Etant donné le caractère récent de ces figures, et les relations qu’elles entretiennent avec les derniers développements techniques, il s’agira avant tout ici d’un travail collectif d’exploration. L’objectif (modeste pour cette première édition) étant de poser quelques balises, quelques repères, au milieu d’une terre largement méconnue. On tâchera ainsi d’écrire les premières entrées d’un Traité  fictif qui prendrait à sa charge l’extraordinaire élargissement contemporain du domaine de la vision.

La validation de ce séminaire passe par la présence et la participation active des étudiants durant les cours et par leur collaboration dans l’élaboration théorique et pratique du Traité du Grand Voir.

Bibliographie
Elsa Boyer, Le Conflit des perceptions, éditions MF, 2014
Jonathan Crary, L’Art de l’observateur : Vision et modernité au XIXe siècle, éditions Jacqueline Chambon, 1994
André Gunthert, L’Image partagée. La photographie numérique, Paris, Textuel, 2015
Jonathan Sterne, Histoire de la modernité sonore, “La rue musicale”, coédition La Découverte/Philharmonie de Paris, 2015
Mathieu Triclot, Philosophie des jeux vidéo, Zones, mai 2011
Linda Williams, Screening Sex. Une histoire de la sexualité sur les écrans américains depuis les années 1960, Éditions Capricci, 2014

4e année

Mercredi
9h – 12h
Semaine A
Amphi 3

Méthodologie du Mémoire
Le cours de méthodologie au mémoire se divisera en deux temps : un premier temps collectif de conseils méthodologiques généraux et de mise en route du travail de chaque étudiant (choix d’un sujet, d’un tuteur, etc.) ; un second temps d’accompagnement individuel de chaque mémoire en discussion avec l’étudiant.

Histoire des arts visuels

Thomas Golsenne

Cours de 1e année

Semestre 1
Vendredi
9h30 — 12h
Semaine B
Amphi 3

Qu’est-ce qu’un artiste ?
Contenu. La figure de l’artiste (souvent peintre) qui travaille seul dans son atelier et se bat contre la matière et le monde, qui s’est imposée dans l’imaginaire collectif, est en fait assez récente, et ne correspond plus vraiment aux pratiques des artistes actuels. Il s’agit dans ce cours de relativiser cette figure en allant chercher à d’autres époques, dans d’autres cultures, d’autres façons d’être artiste, de la préhistoire à aujourd’hui. Est-il vrai que le premier homme était un artiste, comme l’écrivait Barnett Newman ? Pourquoi l’autoportrait apparaît-il dans les vases grecs antique ? Savez-vous que Léonard de Vinci était moins connu à la Renaissance pour sa peinture que pour ses fêtes ? Comment est né le mythe de l’artiste maudit ? Aujourd’hui, peut-on être artiste sans produire soi-même des œuvres ?
Objectifs. Donner aux étudiants des bases en histoire de l’art, déconstruire les lieux communs sur la création, offrir des possibilités de penser des postures artistiques variées.
Evaluation. A la fin du semestre, les étudiants seront soumis à un exercice de rédaction en amphi.

Bibliographie indicative.
S. Alpers, L’Atelier de Rembrandt, Gallimard, 1991
N. Bourriaud, Formes de vie, Denoël, 2009
J.-F. Chevrier, L’Hallucination artistique, L’Arachnéen, 2012
J. Clottes, Pourquoi l’art préhistorique ?, Folio, 2011
T. Lenain, La Peinture des singes, Alternatives, 1990
E. Pommier, Comment l’art est devenu l’Art à la Renaissance, Gallimard, 2007
R. Wittkower, Les Enfants de Saturne, Macula, 2000
G. Zapperi, L’Artiste est une femme, PUF, 2012

L’un-e chante, l’autre pas

Semestre 2
Trois séances
le vendredi
9h30 — 16h
Semaine B

Cours de 2e année

Semestre 1
vendredi
14h — 16h00
amphi 3

Exposer l’exposition
Contenu. Les étudiants doivent prendre l’habitude de voir beaucoup d’expositions et savoir former un jugement qui dépasse le « j’aime, j’aime pas ». A travers une série de présentations d’expositions de l’année par les étudiants ou par le professeur, ils acquerront une culture de l’actualité des pratiques curatoriales et renforceront leur culture générale.
Objectifs. Inciter les étudiants à voir et analyser des expositions ; enrichir leurs connaissances ; les entrainer à la synthèse et à l’expression orale.
Evaluation. Les étudiants seront évalués sur leur prestation orale.

Bibliographie indicative :
J. Glicenstein, L’Art : une histoire d’expositions, PUF, 2009
J.-M. Poinsot, Quand l’œuvre a lieu, Mamco & Art édition, 1999

Cours de 3e année

Semestre 1
jeudi
9h30 — 12h
amphi 3

Histoire de l’image-objet
Contenu. Si l’œuvre d’art se définit classiquement par son autonomie et la distance qu’elle demande au spectateur (on ne touche pas !), les images matérielles, au contraire, se sont toujours inscrites sur des supports qu’on manipule, parce qu’elles font l’objet d’usages sociaux. Une enluminure se voit dans un livre qu’on feuillette, une icône est embrassée par les fidèles, une poupée se fait habiller par une petite fille, jusqu’aux images numériques, qu’on touche sur sa tablette tactile. Ce cours entend montrer l’importance d’une approche matérielle des images et donner des exemples, en histoire et en ethnologie, des supports les plus inattendus dans lesquels elles s’incarnent.
Objectifs. Initier les étudiants à l’anthropologie matérielle des images ; donner des repères historiques et ethnologiques étendus ; se familiariser à l’analyse visuelle.
Evaluation : A la fin du semestre, les étudiants seront soumis à un exercice de rédaction en amphi.

Bibliographie indicative :
J. Baschet, L’Iconographie médiévale, Folio, 2008
H. Belting, Pour une anthropologie des images, Gallimard, 2004
G. Didi-Huberman, Ex-voto, Bayard, 2006
D. Dubuisson et S. Raux (éds.), A perte de vue. Les nouveaux paradigmes du visuel, Les presses du réel, 2015
A. Gell, L’art et ses agents, Les Presses du réel, 2009
C. Olalquiaga, Royaume de l’artifice, Fage, 2008
J. von Schlosser, Les Cabinets d’art et de merveilles de la Renaissance tardive, Macula, 2012

Semestre 2

Rendez-vous individuels. Préparation au DNA.
Contenu. Sous forme de rendez-vous individuels, cette préparation vise à accompagner les étudiants pendant leur préparation à leur diplôme, notamment concernant la présentation orale de leur diplôme. Il s’agira également de commencer une initiation à la recherche en vue d’établir un projet de mémoire pour la 4e année.
Objectifs. Apprendre à parler clairement des enjeux du travail de chaque étudiant ; maîtriser les références adéquates ; devenir familier avec la médiathèque.
Evaluation. Il sera demandé aux étudiants une fiche de lecture sur un livre qu’ils auront lu au cours du semestre et qui pourra servir de base de réflexion pour leur futur mémoire.

Unité de Recherche Bricologie

3e, 4e, 5e années
+ 3e cycle
mercredi
semaine B
17h — 19h

En collaboration avec Burkard Blümlein, Julien Dubuisson, Laurent Prexl et les artistes-chercheurs du 3e cycle.
L’Unité de recherche commence un nouveau cycle et de nouveaux projets, visant à prolonger la réflexion menée depuis quatre ans sur la place de la technique dans la création contemporaine et la société d’aujourd’hui. Nous mettrons en place une méthodologie fondée sur l’idée de connaissance incorporée : il ne s’agit pas seulement de réfléchir sur des problèmes, mais de réfléchir en faisant, en expérimentant, en articulant théorie et pratique. Le séminaire sera ainsi consacré à la lecture de textes sur la technique, à l’analyse d’œuvres, à l’organisation de débats et de discussions, à la mise en œuvre de protocoles d’expérimentation et de fabrication.
Le séminaire sera organisé en alternance entre séances de travail et rencontres avec des invités extérieurs, artistes et universitaires.
Parmi les thèmes abordés cette année : l’archéologie expérimentale, la reconstitution, les fablabs, William Morris, l’anthropologie des techniques.

Esthétique

Joseph Mouton

Le Grand séminaire d’esthétique (GSE)

durée 3h
3e, 4e, 5e années
+ 3e cycle
12 séances sur l’année

Thème : poétiques de l’art contemporain. Il s’agit de sensibiliser les étudiant-es (et artistes) aux changements advenus récemment dans les modes de création et de les faire réfléchir aux conséquences théoriques et pratiques qui en découlent. Cours magistral accompagné de quelques courts exposés des participants.
On inventoriera différents modèles de production en vigueur aujourd’hui dans l’art, puis on les ordonnera et on tentera de les évaluer. On sera notamment sensible aux migrations qui fragilisent en ce moment les frontières entre les disciplines ; par contrecoup, on se demandera si l’on peut encore parler d’œuvre d’art dans le champ plastique ou bien à quelles conditions nouvelles une « œuvre » peut s’y constituer.
Évaluation : la présence et l’activité des étudiant-es de 4e et de 5e années seront enregistrées de façon à pouvoir accorder ou pas les crédits de culture générale à chaque semestre.

Histoire et théorie des arts

Sophie Orlando

1re année

Œil de Lynx et tête de bois, théories de l’art 
Ce cours vise à l’analyse des relations entre art contemporain et théorie de l’art du XXe siècle et se construit sur une analyse de textes appartenant aux champs de la sémiotique, de l’histoire sociale de l’art ou encore de l’histoire de l’art féministe.

Nous aborderons notamment les textes de Howard J. Becker, John Berger, Carlo Ginzburg, Griselda Pollock, Rosalind Krauss.
Nous discuterons des méthodologies et des « manières de voir », de l’appel à une révision des canons, de la New Art History ou encore des débats sur les œuvres produites à cette période afin de développer des outils de lecture de productions artistiques actuelles.

Bibliographie
Peter R. Kalb, Art Since 1980 : Charting the Contemporary, Londres, Laurence King, 2013
Zoya Kocur et Simon Leung (ed), Theory in Contemporary Art Since 1985, Oxford, Blackwell Publishing, 2005
Charles Harrisson et Paul Wood (ed), Art en théorie, 1900-1990, (1992), Paris, Hazan, 1997
Jonathan Harris, The New Art History, A critical Introduction, New York, Routledge, 2001
Michael Hatt et Charlotte Klonk, Art History, a critical introduction to its methods, Manchester, Manchester University, 2006
Fabienne Dumont, La Rébellion du Deuxième Sexe, Dijon, Les Presses du Réel, 2011
Griselda Pollock, Des canons et des guerres culturelles, Cahiers du Genre, n°43, 2007
Rosalind Krauss, L’originalité de l’avant-garde et autres mythes modernistes, Paris, Macula, 1993
John Berger, Voir le voir, Paris, Edition B42, 2014
Carlo Ginzburg, « Au delà de l’exotisme » un texte publié dans Rapports de force, histoire, rhétorique, preuve, Paris, Gallimard, 2003
Howard J. Becker, Les Mondes de l’art, Paris, Flammarion, 2006

2e et 3e année

Art conceptuel et Conceptualisme : pratiques artistiques, textes et expositions
Le cours présente les redéfinitions de l’art conceptuel en prenant pour point de départ le terme de « global conceptualism ». Issu de l’exposition dirigée par Luis Camnitzer, Jane Farver et Rachel Weiss au Queens Museum of Art à New York en 1999, ce terme initie une relecture des propositions de l’art conceptuel au-delà de l’occident, tout en proposant une définition politique et sociale du conceptualisme (Stephen Bann).
Nous verrons notamment comment les politiques identitaires (Wack ! Art and the Feminist Revolution, 2007, et Double Consciousness, Black Conceptual Art since 1970, 2005) participent activement à l’écriture du conceptualisme.

Bibliographie
Alberro Alexander et Sabeth Buchmann, Art after Concetptual Art, Generali Foundation, Walther König, 2006
Alberro, Alexander and Blake Stimson (ed), Conceptual Art, A critical anthology, Cambridge, MA and London : Mit Press, 1999
Bichop Claire, Artficial Hells, Participatory Art and the Politics of Spectatorship, London, New York, Verso, 2012
Butler, Cornelia and Lise Gabrielle Mark (ed), Wack ! Art and the Feminist Revolution, Los Angeles, Cambridge, MA and London : Museum of Contemporary Art and the MIT press, 2007
Camnitzer, Luis, Jane Ferver and Rachel Weiss (ed), Global Conceptualism : Points of Origin 1950s-1980s, New York, Queens Museum of Art, 1999
Cassel Olivier Valerie, Double Consciousness : Black Conceptual Art Since 1970, Houston, Contemporary Arts Museum, 2005
Goldsetein Ann and Anne Rorimer (ed), Reconsidering the Object of Art : 1965-1975, Los Angeles, Cambridge, MA and London, Museum of Concemporary Art and the MIT Press, 1995
Green Charles, The Third Hand : collaboration in art from conceptualism to postmodernism, Minneapolis, London, University of Minnesota Press, 2001
Groys Boris, Moscow conceptualism, MIT, 2010
Kwon Miwon, One Place After Another : site-specific art and locational identity, Cambridges Mass, The Mit Press, 2004
L’Art conceptuel, une perspective, Paris, Musée d’art moderne de la ville de Paris, 1989
When Attitudes become Form works, concepts, processes, situations information, Kunsthalle Bern, 1969

Séminaire L’un•e chante l’autre pas : femmes-artistes et théories féministes de l’art

Dialogue entre Thomas Golsenne et Sophie Orlando

Pour les étudiant•e•s de 1e, 2e et 3e année

Trois vendredi
2e semestre
9h-12h et 14h-18h

Cette série de cours collectifs propose d’appréhender le champ des études féministes, à partir d’éléments de compréhension de l’histoire des représentations, d’une déconstruction des pratiques genrées, ou de l’usage du travestissement dans l’art, d’une approche transhistorique des artistes femmes, mais aussi d’une lecture de textes canoniques de théories de l’art féministes, et d’une analyse des grandes expositions féministes développées après 197O.

Le mode d’évaluation repose sur la production d’un texte « situé » (D. Haraway), à partir d’un travail plastique existant.

Bibliographie

Anne Dressen etPaul B Preciado , La Passion selon Carol Rama, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, 2015
F. Dumont (dir.), La Rébellion du deuxième sexe: l’histoire de l’art au crible des théories féministes anglo-américaines, 1970-2000, Dijon, France, Les presses du réel, DL 2011, 2011, 533 p.
Féminisme, art et histoire de l’art:, Paris, France, Ecole nationale supérieure des beaux-arts, 1994, 146 p.
Catherine Gonnard et Élisabeth Lebovici, Femmes artistes, artistes femmes: Paris, de 1880 à nos jours, Paris, France, Hazan, 2007, 479 p.
Helen Molesworth, This Will Have Been, Art, Love and Politics in the 1980s, 2012 Museum of Contemporary Art, Chicago
Laura Mulvey, « Plaisir visuel et cinéma narratif » (1975), in CinémAction, n°67, 2e trimestre 1993, « 20 ans de théories féministes sur le cinéma », p.17-23.
Linda Nochlin, « Pourquoi n’y a-t-il pas eu de grands artistes femmes ? »(1970), in Femmes, Art et Pouvoir et autres essais, trad. de l’anglais (US) par Oristelle Bonis, Jacqueline Chambon, Nîmes, 1993
Griselda Pollock, «  Des canons et des guerres culturelles (1999), Cahiers du Genre, n°43, 2007, p.45-69
Maura Reilly et Linda Nochlin , Global Feminism, New Directions in Contemporary Art, Brooklyn museum, 2007
Jean-Claude Schmitt (éd.), Femmes, art et religion au Moyen âge:, Strasbourg, France, Presses universitaires de Strasbourg, 2004, xiv+233 p.
Gayatri Chakravorty Spivak, Les subalternes peuvent-elles parler ?, éd. Amsterdam, Paris, 2006 (trad. fr.).
Catherine Zeguer, Inside the Invisible, MIT, 1996

Les présentations collectives
3e années, 4e années, 5e années

Un lieu, deux modalités d’enseignement

La galerie d’essais

La Villa Arson s’est dotée d’un outil exceptionnel : une galerie d’essais modulable grâce à un système de cloisons mobiles, d’une surface totale de près de 300 m2, qui peut donc être utilisée comme un seul espace ou bien comme un lieu comprenant quatre espaces plus réduits. Il est par ailleurs câblé et relié directement au pôle numérique de manière à pouvoir montrer toutes les productions issues de l’ensemble des studios de cette structure. C’est le lieu privilégié du module Présentation/Exposition, mais aussi des évaluations semestrielles de la phase projet ainsi que du passage des diplômes DNA et DNSEP. Les spécifications techniques de cette galerie en font un outil professionnel répondant à toutes les normes d’une véritable galerie d’art. Hors du temps scolaire, cette galerie est d’ailleurs utilisée comme espace de monstration pour des expositions ainsi que pour tout événement à caractère artistique. La galerie d’essais est un espace régulièrement ouvert au public extérieur. C’est le cas notamment pour les expositions organisées lors de la journée portes ouvertes de l’école ou celle des diplômés durant l’été.

Les étudiant•e•s bénéficient ainsi d’un espace qui sert aussi bien à des expositions ponctuelles qu’à des exercices d’accrochage.

Collège des enseignants sous la responsabilité de l’enseignant coordonnateur de l’année concernée.

3e années : tous les jeudis
4e années : tous les mercredis
5e années : tous les mardis (« Les Mardis de l’angoisse »)

14h – 18h
galerie d’essais

Une demi-journée est consacrée chaque semaine à des accrochages individuels ou collectifs des travaux des étudiant-es dans l’espace de la galerie
d’essais. Les étudiant-es, qui passent chacun-e à leur tour, tout au long de l’année, présentent leurs travaux en cours ou achevés à un collège d’enseignants choisis par le professeur coordonnateur de l’année concernée.

L’objectif de ce dispositif d’enseignement particulièrement important à la Villa Arson est de développer chez les étudiant•e•s les capacités de présentation de travaux hors du cadre de l’atelier dans un espace de monstration de type white cube. Il s’agit d’approfondir et de questionner le contexte intellectuel, historique, politique du travail et de son exposition, étant donnée la diversité des moyens actuels de la production expérimentale de l’œuvre.

Les galeries d’essais sont obligatoires et constituent un temps fort de l’enseignement que toute la promotion concernée doit suivre chaque semaine.

Lors de ces rendez-vous, l’accent est mis sur la recherche plastique et son argumentation, sur l’installation de la pièce dans l’espace de monstration afin d’envisager les notions de réglages aussi bien formels que théoriques.

Pour ce faire, un groupe d’enseignants à géométrie variable, en général 4 ou 5, intervenants réguliers de l’année concernée, propose une discussion qui engage aussi bien les étudiant•e•s « exposants » que l’ensemble de la promotion.

Au-delà de l’exercice permettant de se préparer aux diplômes avec des niveaux d’exigence différenciés, ces rendez-vous, grâce à une mise
en espace effective de productions en cours de réalisation ou abouties, offrent une ouverture pour dépasser la simple mise en place de projets ou d’esquisses.

En 5e année, l’objectif est de produire et de présenter des pièces réglées, tant dans leur matérialité et l’adéquation des moyens
mis en œuvre, que dans la mise en espace.

Burkard Blümlein et des enseignants invités des différentes promotions

vendredi
14h – 18h
semaine B

3e année : initiation au regard analytique

4e et 5e années : pratique du regard analytique

Les SAT se présentent comme un suivi critique en groupe des travaux personnels d’étudiant•e•s. Contrairement aux situations d’évaluation où le collège des enseignants mène le dialogue critique, les SAT donnent la parole aux étudiant•e•s de l’assemblée. En revanche, l’auteur des travaux présentés n’en parle pas.

Il s’agit d’apprendre et de pratiquer l’analyse de réalisations plastiques (tous médiums) : observer, découvrir, questionner, identifier, comparer, interpréter, juger, argumenter…

Formes, matériaux, couleurs, fonctions, informations, présentation, contexte, alternatives… Intentions, références, conclusions, critique, appréciation, propositions…

Pour la 3e année, c’est une une introduction à l’analyse plastique afin de favoriser l’émergence d’une réflexion critique et d’augmenter les capacités de communiquer sur ce domaine spécifique de la création plastique.

Pour les 4e et 5e années, les SAT sont l’occasion d’exercer et d’affiner les capacités d’analyse.

Rendez-vous individuels

Tous les professeurs
Sur rendez-vous, tout au long de l’année

Les entretiens individuels entre les professeur•e•s et les étudiant•e•s sont des éléments très importants de l’accompagnement pédagogique et pour la formation. Cette formule souple, à l’initiative des étudiant•e•s, et qui implique la totalité du corps enseignant, est une des spécificité de l’enseignement en école d’art. Le dialogue s’instaure devant les pièces ou les projets, en atelier, à la bibliothèque ou dans le jardin, le plus souvent. Ces entretiens sont des moments privilégiés où l’enseignant sollicité prends le temps de comprendre la démarche singulière de l’étudiant•e et essaie d’y apporter une réponse personnalisée, tant du point de vue de l’étayage théorique que du réglage formel.

Les étudiant•e•s doivent solliciter les enseignants qui organisent personnellement leurs plages disponibles pour les rendez-vous individuels.

Direction : Thomas Golsenne

Lancée en 2013, subventionnée par les crédits recherche du ministère de la Culture et de la Communication, l’Unité de Recherche Bricologie est un programme de recherche ambitieux autour des relations entre l’art et la technique dans la culture contemporaine. Elle est structurée comme une fédération de projets menés par plusieurs enseignants. Elle implique aussi bien des étudiant•e•s que des chercheurs extérieurs, l’équipe pédagogique et le centre d’art de la Villa Arson, et plusieurs partenariats avec des institutions scientifiques ou artistiques, en France et à l’étranger. Après un premier cycle de 4 ans, l’Unité de recherche Bricologie commence, en 2016|17, une nouvelle série quadriennale de projets.

Les temps forts du programme ont été

• en 2013, un échange avec l’école d’art et de design de Braunschweig (sous la conduite de Burkard Blümlein), deux expositions, l’une en Allemagne (janvier 2014) et l’autre à Nice (février 2015) ; par ailleurs, plusieurs séminaires et workshops ont été entrepris avec les étudiant•e•s.

• en 2015, une exposition au centre d’art de la Villa Arson : Bricologie. La souris et le perroquet (commissariat assuré par Thomas Golsenne, Sarah Tritz et Burkard Blümlein)

• en 2016, une publication scientifique, Essais de bricologie, dans la revue Techniques & Culture, sous la direction de Thomas Golsenne et Patricia Ribault, et le Festival Bricologique, ce sont succédées conférences et journées d’étude, projections de films et rencontres avec des artistes, des bricoleurs et des animateurs de fablabs. 

Depuis 2009, le réseau ECART, European Ceramic Art & Research Team, réunit cinq écoles supérieures d’art européennes, spécialisées en art ou en design, autour d’une collaboration pédagogique axée sur la céramique et favorisant les échanges et la mobilité des étudiant·e·s et des professeur·e·s.

Depuis sa création le réseau met en valeur les compétences et la complémentarité des différentes écoles et favorise la mise en commun des idées, recherches et pratiques de chacune. La synergie entre les établissements se manifeste dans des rencontres, des publications, des échanges entre professeurs et la réalisation de projets évolutifs et transversaux.

Dans le cadre d’Ateliers Européens de Recherche en Céramique (AERC), des workshops sont organisés au sein des différentes écoles. Les professeurs du réseau, accompagnés par des artistes, des théoriciens et des designers invités encadrent les étudiants dans leurs recherches et leurs expérimentations autour de l’objet.

Le premier AERC, mis en place par ECART, avait pour sujet les arts de la table  . Il permit l’organisation d’une série de workshops et la réalisation d’une première exposition intitulée Dis‑moi ce que tu manges, à l’ENSAV La Cambre à Bruxelles. L’événement fut accompagné d’un catalogue, et d’un objet en céramique édité en série limitée, les Tasses organiques de Manon Clouzeau.

Le deuxième AERC, TACT, avait comme thématique le toucher. En effet, comment aborder la céramique sans évoquer la main, le geste, le toucher ? La perception et l’action sont-elles inextricablement liées ? La vérification d’une forme, d’une tension, d’une surface par la lecture tactile est-elle suffisante ? Cette lecture est-elle équivalente, voire supérieure, à sa lecture visuelle ? La perception tactile, le toucher sont-ils des outils de connaissance ? Une publication et une édition de Micaela Figueroa ont accompagné l’exposition.

Le dernier programme en date avait les genres pour objet. Les différents rendez vous au sein des écoles ont été l’occasion pour les étudiant·e·s d’en mesurer les enjeux dans nos sociétés. Pour les étudiant·e·s, les ateliers de pratique ont constitué un espace dans lequel forger leur regard. Le fruit de ces deux années de travail a été exposé à Keramis, Centre de la Céramique de la Fédération Wallonie-Bruxelles, du 10 octobre 2015 au 10 janvier 2016 à l’occasion d’une exposition intitulée Incertains genres et une édition d’Amandine Maillot, Les Pipes de Sainte-Claudine, a été réalisée à cette occasion.

Accéder au site

GREV

Patrice Blouin, Jean-Baptiste Ganne, Pia Maria Martin et Gauthier Tassart

3e, 4e et  5e année

Mercredi
17h – 19h
Atelier photo
Semaine A

GREV est un Groupe de recherche et expérimentations visuelles qui réunit à la fois des étudiant•e•s et des professeur•e•s de différentes disciplines (théorie, photographie, vidéo, film). Il se propose de travailler autour des images numériques. En effet, il est frappant de constater combien la révolution numérique a bouleversé le rapport que l’on pouvait avoir classiquement aux images en renversant les distinctions qui paraissaient jusqu’alors les plus simples et les plus évidentes (fixe ou en mouvement, 2D ou 3D, couleur ou noir & blanc, etc.).

Ce bouleversement ne fait pourtant que retrouver certaines des formes instables qui présidaient à l’invention de la photographie et du cinéma au cours du XIXe siècle. De sorte que d’étranges passerelles temporelles se mettent aujourd’hui en place entre les images les plus actuelles et les plus anciennes. Indépendamment des phénomènes d’engouement autour de telle ou telle application (GIF, Instagram, photographie à 360°, etc.), les artistes sont ainsi amenés à reconsidérer en profondeur leur rapport au visuel et à ce qu’ils mettent en jeu dans leur domaine spécifique. C’est à ce travail collectif de réflexion, à la fois théorique et pratique, que veut se confronter GREV.

Situations post

Sophie Orlando et Katrin Ströbel

Mercredi
9h – 13h
Atelier dessin
semaine B (à partir de décembre)

Situations post est un atelier de recherches plastiques et théoriques qui investigue la manière dont les changements géopolitiques, économiques et sociaux de 2007 induisent un renouvellement et un ajustement des stratégies d’artiste.

L’objectif général de l’atelier est de discuter de la situation spécifique des artistes pris dans une pensée des contextes (économie de travail, réseaux, publics, modes de production, stratégies, outils, ressources) selon plusieurs axes: culturels, socio-économiques, postcoloniaux et genrés.

L’atelier prend la forme d’une recherche, analyse, transformation des formes de productions artistiques processuelles,  issues notamment de la performance et des pratiques collaboratives, et s’attache à définir une réflexion sur les formes de relation à l’espace (espace du texte et de sa notation, espace de production / espace d’exposition, espace de l’archive et du document).

À cette fin, Situations Post propose d’interroger l’écart supposé entre les formats théoriques souvent textuels et les formats plastiques en proposant de travailler d’autres modalités de recherche passant par les mécanisme de traduction et de transformation des savoirs (engageant le transfert de médium sur d’autre, les systèmes de notation notamment)

Il se formalise lors de workshops interdisciplinaires itinérants,  de séminaires, des programmes d’échanges internationaux, et de séjours de recherche.

Le projet Rhombo entre dans sa troisième et dernière année à l’issue de laquelle aura lieu une exposition à la Villa Arson dans laquelle sera présentée une sélection des travaux réalisés durant ces 3 ans d’activités.

Une édition/catalogue sera produite à cette occasion avec Arts2, Transcultures et la Villa Arson.

Villa Arson : Christian Vialard, Cultures numériques
Gauthier Tassart, Vidéo
Transcultures : Philippe Franck
Arts2, école d’art de Mons, Belgique : Michel Cleempoel, Arts numériques
Natalia De Mello, Vidéographie
Drita Kotaji, Communication/narrativité/performance
François Zajéga, Programmation/interactivité
Jean-François Octave, Image dans le milieu
Luc Grossen, Arts numériques

Rhombo issu de l’atelier Mediavision abordera les questions de création d’espaces, de scénographie et de sculpture grâce à l’utilisation de techniques informatiques et numériques.

Il s’agira d’explorer les formes architecturales et urbaines par la lumière, de transformer un espace, le sculpter, le redessiner pour l’interroger. Cela passera par la création d’univers singuliers de projections d’images ou de lumière, la technologie des éclairages
se rapprochant de plus en plus des technologies des vidéos projetées et du cinéma (trames, dessins, 3D, vidéos) sur toutes formes en capacité de devenir écran, façades, murs, volumes simples, etc.

Il sera demandé aux étudiant-es d’écrire des fictions (narratives ou pas) en utilisant la profusion médiatique et ses virtualités comme ressort dramaturgique. Les mots clés pourraient être hybridations, micro-histoire, trame, superposition, collage, projection, etc.

Le développement se fera sur des logiciels tels que Processing, Rezolume, etc. Un site type blog public sera utilisé comme plateforme d’échange et de travail.

Les workshops croisés de cette année auront lieu au mois de novembre 2016 à l’école de Mons avec les professeur•e•s de Arts2 , Natalia De Mello, Jean-François Octave, François Zajéga, Michel Cleempoel, avec les professeurs de la Villa Arson, Christian Vialard et Gauthier Tassart et avec Philippe Franck directeur de Transcultures.

Le workshop de retour à la Villa Arson aura lieu au mois de mai 2017 avec les mêmes professeurs et ce sera l’occasion de faire le montage et le vernissage de l’exposition finale.

Transcultures, Centre interdisciplinaire des cultures numériques et sonores (direction artistique : Philippe Franck ), est une association qui a été créée en 1996 à Bruxelles pour promouvoir et développer les croisements entre les pratiques artistiques/culturelles contemporaines et les enjeux arts/société/technologies. Elle explore plus particulièrement les champs de la création numérique et des arts sonores. Depuis 2008, Transcultures est installée à Mons pour y développer un centre interdisciplinaire alliant production, médiation et réflexion pour les créateurs et les cultures électroniques et sonores.

À l’heure actuelle, Transcultures coordonne deux festivals de dimension internationale. Lancé à Mons en 2003, le festival des arts sonores City Sonic est dédié à la diversité des arts sonores dans l’espace urbain. Les Transnumériques , initiés en 2005, sont une plate-forme pour les arts numériques, trait d’union entre diverses structures belges et françaises et artistes émergents ou affirmés.

Projet de coopération : Corée – Chine
Julien Bouillon et Frédéric Bauchet
(projet en cours de définition)


Les conférences complètent le dispositif d’enseignement. Elles sont également ouvertes au public extérieur. Les conférences ont lieu
les mardi de 18h30 à 20h30 dans le grand amphi (sauf mention contraire).

La programmation est assurée par l’ensemble du corps enseignant, qui invite des artistes, des écrivains, des philosophes, des historiens
et des critiques d’art et des cinéastes à partager leur expérience ou leur pratique de l’art.

Julien Dubuisson s’est formé à la sculpture à l’École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris. Après cinq années passées à Bruxelles, il réside un an à Madrid, à la Casa de Velázquez.
De retour en France, il séjourne plusieurs mois sur l’île de Vassivière au Centre international d’art et du paysage, et participe pendant deux ans au programme de recherche 5/7 de la Villa Arson de 2013 à 2015.
Son travail a été montré au Palais de Tokyo, au Parc Culturel de Rentilly, au Ciap de Vassivière, au musée de Rochechouart, au Cac Meymac, au Confort Moderne et à la fondation d’entreprise Ricard. Il a participé à l’exposition L’Après-Midi (commissaire Mathieu Mercier) au centre d’art de la Villa Arson, où il a présenté deux réalisations qu’il présentera en détail à l’occasion de cette rencontre : Pavillon nocturne et Old Room.

Julien Dubuisson est né en 1978 en France. Il vient de rejoindre en cette rentrée l’équipe pédagogique de la Villa Arson comme professeur de sculpture.
www.juliendubuisson.com

« L’art est certainement l’activité humaine la plus complexe qui soit, il n’y a aucunes règles, aucunes lois à respecter. On peut – dans tout les sens du terme – faire n’importe quoi ! » L.P.
Les œuvres de Laurent Prexl s’attachent à soulever paradoxes, aberrations et autres inepties dans une multiplicité formelle qui démontre à quel point il ne s’interdit strictement rien. De la performance à l’installation, de l’art conceptuel au groupe de rock, de la restauration à la disparition, il œuvre entre vanité et impertinence. (Sophie Lapalu in Le Quotidien de l’art, janvier 2016).

Né en 1975, Laurent Prexl expose en France et à l’étranger. Il est par ailleurs le fondateur de l’atelier Boronali pour la conservation-restauration de l’art-action.
Et, il vient de rejoindre l’équipe pédagogique de la Villa Arson comme professeur de peinture.

Une invitation de Pascal Broccolichi.
Invitation dans le carde de l’exposition Run, Run, Run
Une invitation de Frédéric Clavère.
Une invitation de Jean-Baptiste Ganne.
Anselm Jappe est philosophe, théoricien de la « nouvelle critique de la valeur »
Fin de l’art ou dépassement de l’art ? L’art contemporain face à ses critiques
Anselm Jappe, né le 3 mai 1962 à Bonn (Allemagne), enseigne la philosophie en Italie. Il est un théoricien de la « nouvelle critique de la valeur » et spécialiste de la pensée de Guy Debord. Quelques ouvrages : « Pour en finir avec l’économie », « Décroissance et critique de la valeur » (avec Serge Latouche), « Libre et Solidaire », « Crédit à mort : la décomposition du capitalisme et ses critiques », Éditions Lignes, janvier 2011 ; « L’avant-garde inacceptable – réflexions sur Guy Debord », Éditions lignes-Léo Sheer, 2004, « Les Aventures de la marchandise, pour une nouvelle critique de la valeur », Éditions Denoël, 2003
Il intervient pour cette conférence sur le thème « L’école d’art : lieu de formation des artistes ou des opérateurs culturels ».
Une programmation de L’ECLAT à la Villa Arson

Acte fondateur de MOVIMENTA, festival biennal dédié à l’image en mouvement, le FORUM MOVIMENTA Plein_Ecran s’adresse à tous ceux, professionnels, particuliers, étudiants qui s’intéressent au dialogue entre création artistique et innovation technologique.

L’objectif du FORUM est de provoquer des croisements entre artistes, producteurs et ingénieurs, des échanges de points de vue avec des chercheurs, des critiques, des techniciens… sur le thème de l’écran, de son exposition, de ses usages, de sa présence dans la vie quotidienne ou dans l’espace urbain.

Jeudi 1er décembre à la Villa Arson | Grand amphi
De 9h à 12h
Conférence « Exposer L’image Mobile »
Comment l’image mobile se manifeste-t-elle dans l’espace au moyen de différents écrans ? Quels problèmes particuliers pose l’exposition de l’image-mobile ?
Modération : Mathilde Roman et Patrice Maniglier
Intervenants : Christine Van Assche, Stéphanie Marin, Guillaume Arthuis, Patrice Maniglier, Mathilde Roman, Dominique Cunin

A 14h
Ecrans / Espace / Ville
Conférence
Comment l’image mobile transforme les espaces dans lesquels nous vivons ? Quelles nouvelles figures de l’architecture et de la ville résulte de la prolifération des écrans pour les images mobiles ?

A 18h
Jackson David
Performance
Performer, il produit des états de présence proches de la transe, associant image, danse et formes sculpturales pauvres.

Suite du Forum le 2 décembre à la CCI

Télécharger le programme Forum Movimenta Plein_écran
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Une invitation de Sophie Orlando.
(Conférence en anglais)
Marwa Arsanios will be talking about her research lead practice focusing on the relation between text, the body in its performative aspect and film in her videos, reading performances and installations. The bodies are often « extra bodies » or flickering, they tend to appear in order to make a space more tangible, to re-enact a certain history, or to voice a certain imagined collectivity. They inhabit a certain anonymity even if we think we know their names they are never referred to for their individual potential. They are tools for political imagination. Whether produced by ideology or reproducing a certain political ideology through movement or words, they are often trying to debate it and re-invent themselves.
www.marwaarsanios.info
Pierre Le Pillouër est poète, éditeur et écrivain français contemporain
Des poèmes touchants … Une lecture publique d’une heure
Pierre Le Pillouër présentera et lira des textes ou poèmes anciens et récents (inédits), touchant à de nombreux domaines de l’art, en lien avec la question de son accessibilité. Né en 1950 à Louhans, vit à Vallauris. Membre de la revue TXT de 1989 à 1993, créateur en 2001 de la revue en ligne www.sitaudis.fr, écrivain, éditeur et poète.
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Centre international de poésie de Marseille
Une invitation de Pia Maria Martin.
Une invitation de Burkard Blümlein.
Autour du livre d’Alexandra Guillot Votre futur est plein d’avenir.
Une invitation de Sophie Orlando.
Une invitation de Kaloust Andalian.
Une invitation de Arnaud Maguet et Gauthier Tassart.
Une invitation de Julien Bouillon.
Une invitation de Gauthier Tassart.
Une invitation dans le cadre des activités de L’Orchestre Inharmonique de Nice (LOIN).

Elsa Boyer est invitée par Patrice Blouin
Lecture suivie d’une discussion autour du rapport entre images contemporaines et littérature.

Elsa Boyer est l’auteure de plusieurs récits parus chez P.O.L : Holly Louis (2012), Heures creuses (2013), Mister (2014), Beast (2015), Neko Café (à paraître à l’automne 2016). Elle a également publié un essai consacré aux expériences de perceptions appareillées (stéréoscope, cinéma, réalité virtuelle, jeu vidéo), Le Conflit des perceptions (MF, 2015). Elle a dirigé un ouvrage collectif sur les images du jeu vidéo, Voir les jeux vidéo. Perception, construction, fiction (Bayard, 2012). Elle collabore aussi régulièrement à plusieurs revues comme ArtpressTrafic ou encore Critique. Elle est intervenue dans des écoles d’art dans le cadre de colloques et de journées d’étude, et elle enseigne l’esthétique du cinéma à Paris 7.

Julien Gester est invité par Patrice Blouin en partenariat avec L’ÉCLAT.
Présentation du film Nuit Lav Dias

Julien Gester est critique de cinéma et chef de service Culture à Libération. Il a auparavant travaillé aux Inrockuptibles, dirigé les pages Culture du magazine Grazia à son lancement, collaboré à Trafic, Vanity Fair, Vogue, Acne Paper, etc. Il est également compositeur occasionnel de musiques de films.

Les workshops (hors projets spécifiques) auront lieu durant deux semaines du second semestre de l’année 2016|17. Les semaines de workshops marquent l’entrée dans le 2e semestre de l’année, juste après les évaluations de 1er semestre.
du 20 au 24 février 2017
et du 27 février au 3 mars 2017

Les workshops sont un temps de travail collectif, en général de 4 jours, articulé autour d’une proposition artistique ou technique faite par un artiste ou un professionnel du monde de l’art, à l’invitation d’un professeur. Chaque professeur présente en début d’année son invité et son projet aux étudiant•e•s de 3e, 4e et 5e années pour constituer des groupes de 10 à 20 étudiant•e•s par workshop.
Les étudiant•e•s choisissent le ou les workshops auxquels ils/elles souhaitent participer et s’inscrivent auprès du secrétariat pédagogique (ensa@villa-arson.org) dans leur contrat d’études.
Les workshops ne sont pas ouverts  aux étudiant•e•s de 1re ou de 2e année sauf dérogation exceptionnelle, après autorisation des professeurs et validation de la direction  des études.
Le programme des cours maintenus pendant cette période particulière sera communiqué par le secrétariat pédagogique aux étudiant•e•s à la fin du premier semestre.

PROGRAMME DES WORKSHOPS 2017


drawing bot

L’intervention consistera, avec un petit groupe d’étudiants, en la recherche, au développement et à la production d’un drawing bot : une machine à dessiner.
Le premier temps du workshop portera sur une discussion avec les étudiants concernant la conception de la machine : mise à plat des différentes idées, mise à l’écart des moins fiables, recherche de machines existantes, définition des contraintes de matériel, de temps et de compétences.
Le deuxième temps visera le développement d’un prototype (parties hardware et software), pour aboutir à l’utilisation de ce dernier.

Workshop pour 10 étudiants
Lieu : Pôle numérique

Julien Dutertre
Né en 1985, Julien Dutertre est diplômé de la Villa Arson (Nice).
Après 5 années à Paris et après avoir travaillé dans une agence de publicité en tant que directeur de création, il décide de tout quitter pour partir vivre a Bruxelles et renouer avec une pratique d’atelier plus intensive. Vit et travaille a Bruxelles depuis 2014.
Mathieu Schmitt
Né en 1981. Mathieu Schmitt a étudié à la Villa Arson (Nice) où il a obtenu son DNAP en 2007 et son DNSEP en 2009. Il travaille depuis dans atelier de la ville de Nice (anciennement aux halles Spada, aujourd’hui aux Abattoirs). Lauréat du 3eme concours artistique de la Chambre du Commerce et de l’Industrie de Marseille en 2010. Représenté par la galerie Catherine Issert depuis 2014. Vit et travaille à Nice.

Un workshop intermedias sous forme d’un « Tableau vivant » : performance de 3 a 6 heures.

Mike Hentz est un artiste suisse-américain, graphiste, musicien, performer, musicien reconnu pour être un pionnier des arts numériques.
Il est le co-fondateur de l’historique collectif de performance MINUS DELTA-T ainsi que des FRIGOS à Lyon et RADIO BELLEVUE (rétrospective à venir en mars 2017 au MAC à Lyon).

Pour ce workshop Mike Hentz propose un happening de plusieurs heures le dernier jour où se mêleront nourriture, vidéo son, danse, performances, musique, internet, peinture et des balles de ping pong…

Autour de thématiques liés à vos pratiques et que vous établirez avec lui, se succéderont plusieurs actions constituant un ensemble, un happening de plusieurs heures comme un tableau vivant.

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L’oeil du temps

Un texte à lire : les Mémoires du duc de Saint-Simon
Une cour à observer : notre société dans le contexte de l’accueil de réfugiés
Un outil : le carnet de notes filmique

Considérant que la lecture des Mémoires du Duc de Saint-Simon est un précieux viatique pour la jeunesse et un redoutable outil d’apprentissage du regard,

Considérant que sa vision subjective du microcosme Versailles (le Duc déforme pour mieux renseigner) est une puissante incitation à déformer pour renseigner à notre tour sur notre quotidien,

Nous lisons chaque matin de grands extraits des Mémoires à voix haute, pratiquant la liaison comme signe de singularisation,
Familiarisés peu à peu avec cette langue du XVIIème siècle,
Avec le style documentaire et incisif, non dépourvu d’humour, du Duc dont nous devenons des spécialistes,

Examinons attentivement la manière dont le Duc consigne ses notes – 40 ans durant – se déplaçant physiquement dans l’espace de la cour de Louis XIV : tantôt élargissant ses perspectives pour embrasser un temps historique, tantôt les resserrant sur des détails en apparence insignifiants, mais ô combien historiques,

Fixant son œil impitoyable,

Réfléchissant à notre tour à la manière d’aiguiser notre regard sur notre époque,
Prenant pour terrain d’observation nos propres Versailles, en l’occurrence notre société dans le contexte actuel de l’accueil de réfugiés,

Nous décidons à notre tour de consigner des notes sur notre propre histoire,

Allons à la rencontre de jeunes gens, réfugiés en attente de décision administrative, de ces autres qui sont sous le même ciel que nous,
Écartant toute idée préconçue, toute évidence déjà énoncée ailleurs, dans des images connues de tous,
Nous observons simplement, rencontrons, échangeons,
Puis décidons de renseigner à notre manière propre,
Comparant peut-être avec d’autres images, d’autres sources (medias, internet),

Et créons de cette rencontre furtive des courts films, comme autant de prises de notes fulgurantes et subjectives.

Véronique Aubouy est cinéaste et artiste.
Elle construit une œuvre singulière fortement empreinte de littérature et de musique, où se croisent films documentaires et de fiction, mais aussi performances et installations vidéo et photographies.
Elle a entrepris depuis 1993 la lecture filmée de A la Recherche du temps perdu de Marcel Proust par des gens de tous horizons, en toutes situations. Montré sous forme d’installation (Musée d’art moderne de la ville de Paris, 2012 ; Grand Palais, Paris, 2009 ; Villa Medicis, Rome, 2006…) ce film Proust Lu dure à ce jour 123 heures et comptabilise près de 1200 lecteurs. La Recherche devient une matière que Véronique Aubouy modèle indéfiniment. Entre 2008 et 2012, elle crée sur Internet une œuvre dérivée de Proust Lu, Le Baiser de la matrice (2008-2012) un logiciel qui permet à des internautes du monde entier de lire Proust sur leur web-cam. Dans sa performance Tentative de résumer A la recherche du temps perdu en une heure, (Musée Carnavalet ; Bibliothèque historique de la ville de Paris, 2014 ; Albertine Books, NYC, Otis College, Los Angeles, 2016) elle improvise à chaque fois un récit à partir de souvenirs de lecture, livrant ses perceptions intimes et changeantes de l’œuvre.

Côté cinéma, Véronique Aubouy a d’abord réalisé des films courts de fiction dont Le Silence de l’été, montré au festival de Cannes 1993 dans la section Un certain regard, et de nombreux films documentaires, comme Un musicien passe, portrait de Zoltan Kocsis (2000, France 5) Je ne suis pas un homme en colère, portrait d’Edward Bond (2002, Arte) Les Travaux de Luca Ronconi (2003, Arte) ou Bernadette Lafont, une sacrée Bonne Femme (2013, France 5).
Son premier long métrage de cinéma Je suis Annemarie Schwarzenbach a été présenté au festival de Berlin 2015 dans la section Panorama et a été projeté à la Villa Arson en novembre 2015.
Son premier livre, À la lecture, co-écrit avec Mathieu Riboulet, a été publié en septembre 2014 chez Grasset.

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« Phonogravure de la colline de Saint-Barthélemy »
Workshop inspiré de la pratique musicale contemporaine héritière de la musique concrète, voulue comme la « version sonore de la photographie ».

Création de disques à partir de matériaux trouvés à l’école, utilisé comme matrice pour des éditions sur T-shirt et interprété comme matière et instrument .
Phase de studio : processus de la fabrication d’un disque vinyle
et présentation des enjeux de la phonogravure dans l’art du XXeme et XXIeme siècle.

Mise en application de la platine vinyle et les multiples expérimentations autour de sa transformation en art.
Mise en espace /Mise en scène (performance – disque envisagé comme un support jouable en référence au turntablisme).

Jérôme Poret
À la croisée des arts sonores et de la culture Metal, l’œuvre de Jérôme Poret se développe au travers du walldrawing, de la vidéo, des installations in-situ et de la performance. Il aime utiliser l’architecture des lieux où il se produit, ou pas d’ailleurs, comme structure amplificatrice et émettrice d’un environnement social et artistique donné. Le distordre permet d’interroger les mécanismes d’interprétation du réel, de son avènement à son événement. (Alexandre Castant)
A lire

« Des bateaux et des jeans  »

En préalable au workshop : collecte de toiles de JEAN’S (à déposer à l’atelier textile).

L’origine du jeans, vêtement iconique, prend sa source au XVIème siècle dans les filatures de Nîmes et de Gênes.
Ces villes fabriquaient et exportaient ces tissus résistants destinés à la voilerie, aux bâches de chariots et aux toiles de tentes.
Elles ont donné leurs noms aux produits qui ont dérivé ensuite vers les désormais célèbres « denim » (pour Nîmes) et « jeans » (pour Gênes).
La légende dit que ces premières toiles sont arrivées aux États-Unis hissées aux mats des navires.
Aux XIXème siècle, en pleine ruée vers l’or, des tailleurs ont l’idée d’utiliser des stocks de voiles et de bâches pour créer des vêtements de travail solides.

L’objet de ce workshop, au XXIème siècle et à mi-chemin entre Gênes et Nîmes :
– Revenir aux sources et au sens de ce tissu aujourd’hui banalisé, surproduit, et responsable d’un désastre écologique.
– Comprendre et analyser la structure tissée et teinte des toiles denim et jean.
– Expérimenter d’anciennes techniques de teinture et d’enduction à base d’indigo naturel, d’huiles ; etc.
– Recycler d’anciens pantalons jeans et recréer des textiles qui s’en inspirent pour coudre des accessoires marins…
– Questionner et produire l’environnement textile d’un bateau (voileries, gilets de sauvetage etc…)

Marie Labarelle est designer textile.
Les tissus sont les marqueurs d’une société. Historiquement, le tissage pré-existe à l’écriture, et on peut constater que dans plusieurs langues, le champ lexical du tissu partage avec celui du langage des étymologies communes. A l’instar des origines des mots «texte» et «textile», relier la main, l’oeil, la pensée et la parole constitue l’enjeu d’un apprentissage artistique. Passer de la linéarité d’un fil à la surface d’un enchevêtrement, avec quels moyens, dans quelles circonstances et dans quel but, constitue un monde infini. Pour y pénétrer, j’imagine un enseignement qui se consacrerait à poser de solides repères techniques, esthétiques et historiques en
ouvrant le champ des possibles pour accueillir et encourager des démarches singulières. J’envisage cette transmission comme un accompagnement, pour guider l’étudiant vers son autorévélation, en favorisant l’émergence de la personnalité de chacun. A cette fin, l’évaluation formative serait privilégiée pour mettre en rapport les individus dans leur long processus de découverte à travers l’expérience du projet.

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« Images de l’espace »

Ce projet se compose d’une conférence en amont – de Christophe Kihm, mardi 7 février à 18h30 à la Villa Arson – suivie d’un workshop du 27 février au 3 mars avec Elise Parré.

Christophe Kihm qui travaille depuis plusieurs années sur le fond du CNES (Centre National d’Études Spatiales) et prépare un hors-série d’Artpress sur « Les Images de l’espace » (à paraître en février 2017). Cette conférence servira à lancer les réflexions des étudiants en amont du travail pratique.

Dans un second temps nous invitons l’artiste plasticienne Elise Parré pour mener un workshop sur le même thème. Nous organiserons un temps de travail à l’Observatoire de Nice (MontGros et plateau de Calerne)
Christophe Kihm est né en 1967 à Reims. Ancien membre de la revue Perpendiculaire, il a été rédacteur en chef d’Artpress et professeur consultant à l’école d’art du Fresnoy. Il a contribué à de nombreux journaux (Globe,Libération, Les Inrockuptibles, etc.), catalogues d’exposition (Sonic Process, GNS, I Peg, Live, Son et lumière, etc.), catalogues monographiques et revues (Cahiers de médiologie, Trouble, etc.). Commissaire d’exposition (« Salon des prototypes » au Fresnoy, « Burlesque contemporains » au Jeu de Paume, « Écoles d’art » au Centre Pompidou), il a notamment dirigé plusieurs numéros spéciaux d’Art Press (Techno, Hip-hop, Médium danse, Ecosystèmes de l’art, Censure, Le Burlesque, etc.). Il est actuellement professeur à la HEAD.

Elise Parré est artiste, elle vit et travaille à Paris. Depuis 1997, elle enseigne à l’École Supérieure d’Art et de Design Le Havre/Rouen. Elle a fait ses études à l’École Nationale Supérieure d’Art de Paris­Cergy (Dnsep en 1990) puis est partie vivre à Glasgow. A son retour, elle a suivi le post­diplôme de l’ENSBA, Paris (Mastère 93). Son travail artistique protéiforme s’attache à activer des images mentales communes dans leurs dimensions complexes et sensibles. Les dessins, le travail d’écriture, les vidéos, les éditions et les sculptures apparaissent lors d’expositions ou de publications dans des assemblages ayant plusieurs strates et niveaux de lecture. (Exposition Transferts, Musée Malraux, Le Havre 2011, DLH, Les Salaisons, Romainville 2009…). Ils font écho aux différents milieux dans lesquels l’artiste a vécu ou a choisi de travailler et détournent au passage nos modes de représentations qu’ils soient didactiques, artistiques ou scientifiques.
Les éditions tiennent une place majeure dans son travail et existent sous des formes variées telles les livres, Vrai mais incroyable (Éditions Mix 2003), Bon anniversaire (Éditions La Pénultième 1990), les multiples et les performances. En 2010, elle crée avec Dominique De Beir le laboratoire Edith dédié aux œuvres d’art éditées. En 2012, elle est co­fondatrice du master de création littéraire du Havre, première formation du genre en France (Esadhar et Université du Havre). Elle est responsable de la mise en place de la formation alliant créations littéraires expérimentales et théoriques et invitant pour l’occasion de nombreux écrivains et artistes.

Art public : possibilités et limites, rêve et réalité

L’espace public ou comment prendre en considération et intégrer des lieux non conçus pour exposer une production artistique comme éléments constitutifs de l’œuvre.

Partant d’exemples pratiques d’observation et de documents sur différents espaces urbains suggérés par les étudiants, ce workshop explorera les possibilités de penser, concevoir et réaliser un projet hors des lieux d’exposition dont la fonction définit de fait la chose montrée comme art.
Ce travail permettra de poser la question de l’appropriation d’espaces existants comme une matière à travailler, d’explorer les limites du légal, des collaborations, des acceptations locales et du contrôle des administrations. Il fera aussi comprendre comment une œuvre ne peut exister sans la parole, la rencontre avec l’autre et par conséquent la mémoire.

Bertrand Ivanoff intervient depuis 1994 dans les tissus urbains, privilégiant des travaux d’installations temporaires qui mêlent intimement préoccupations esthétiques et sociales.
Formé à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles et à St Martins College of Fine Arts à Londres, il a rapidement orienté sa démarche, vers une recherche radicale sur la matière et l’espace. Après ses premières expositions à Londres et à Bruxelles, il obtient en 1996 la bourse Lavoisier et travaille à Boston, artiste invité au Massachusetts Institute of Technology. Il y cultive une affinité avec la lumière et une curiosité pour l’interaction des matières qui ne se démentiront pas.
Une installation majeure est réalisée en 1997 à New York, avec le soutien de la fondation Etant donné et de mécènes privés. « Sourdre », à Staten Island, est salué par la critique américaine et plébiscité par le public new yorkais. Grâce à la bourse de la Fondation Médicis hors-les-murs, en 1999, Bertrand Ivanoff poursuit son travail à New York. Il y noue des liens avec diverses structures associatives, politiques et artistiques dans le Sud Bronx, en vue du projet « Open House ».
En 2004, Bertrand Ivanoff est invité à animer les ateliers pour jeunes du centre de développement local « The Point », sur le thème de l’Open House.
La démarche d’enseignement est naturelle: en 1997 il était revenu en Belgique, désigné professeur à l’Académie Royale des Beaux Arts, où il est appelé à réformer fondamentalement l’atelier d’art public. Il intervient également en tant qu’artiste invité pour l’Ecole des Beaux Arts de Toulon, et comme « mentor » auprès de jeunes artistes à New York.
En perpétuelle interaction entre Europe et Etats-Unis, Bertrand Ivanoff élabore le projet « Frozen Building » avec Arts Office à Dublin, Irlande et conçoit diverses interventions temporaires ou permanentes à New York, Marseille et en Belgique qui feront ensuite l’objet de l’exposition dans le Bronx en France et au musée de Charleroi.
Plus tard, toujours à la recherche d’autres univers et cultures, Ivanoff a développé en Turquie, une série de travaux de lumière néon qui s’inscrivaient dans l’espace urbain. Certaines de ces réalisations à grande échelle ont été intégrées à la Biennale d’Istanbul ou associées à un projet de développement de la société civile supporté par l’Union Européenne, ou encore font partie de collection privées. Invité par les musées Russe pour la fête de la lumière Ivanoff a réalise un important projet pour le musée d’art contemporain de Kaliningrad.
Récemment Ivanoff a réalisé les installations de lumière pour la Nuit Blanche d’Oran en Algérie. D’autres travaux ont consisté en l’élaboration de concepts et de projets pour la Palestine, Beyrouth ou encore Bogota.
Chacune des ces œuvres est toujours réalisée en collaboration avec les habitants des quartiers ou elles sont réalisées et les associations locales.
Des ces échanges entre le local, le technique et l’artistique, les projets d’Ivanoff racontent toute une histoire. Celle du lieu, des habitants, des codes et des régulations sociales ou politiques de l’environnement. Au-delà de l’éclat des lumières et de leur couleurs, les dispositifs spatiaux d‘Ivanoff garde toujours une fonction de lien, de passage, de transmission d’une mémoire et d’un savoir.

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A regarder

Ce workshop sera un exercice de pratiques entre deux ateliers.
L’occasion d’inventer un jeu de curiosités sur le terrain de la collaboration.
Les acteurs s’engageront sur la piste de la découverte comme inspiration.
La fusion des formes, des expériences et de l’expérimentation sera leur mission sur l’axe du bonheur qu’inspire la création aux portes de la célébration.
Prendre d’entrée connaissance des univers de formes des étudiants participants.
Aller tout de suite à la cuisine de la pratique pure et dure comme une urgence.
Associer en un seul bloc les deux équipes et nous diriger vers l’essentiel, vers l’inconnu, nous approcher au plus près des objets objet final de notre rendez-vous.

Participants : étudiants de la Villa Arson de 3e, 4e et 5e année et des étudiants de l’école des Beaux Arts de Paris (Ensba).

Lieux du workshop : atelier bois / atelier textile avec possibilité utilisation sérigraphie et une partie de la galerie d’essai pour la l’installation

Avis aux étudiants de la Villa Arson voulant participer
– Mettre de côté dans vos ateliers respectifs un bric à brac de divers matériaux et objets avec lequel vous pourriez travailler.
– 7 étudiants venant de L’ENSBA Paris vont être accueillis : un appel est lancé pour organiser un hébergement gratuit entre étudiants.

Pascale Marthine Tayou (Nkongsamba, Cameroun, 1966) est connu internationalement depuis les années 1990 et plus encore depuis sa participation à la Dokumenta 11 (2002) et à la Biennale de Venise (2005 et 2009). La variabilité caractérise son travail. Il explore tous types de médiums – sculpture, installation, dessin, vidéo – et bien que les thèmes abordés soient multiples, ils prennent tous pour point de départ l’image de l’artiste.
Au début de sa carrière, Pascale Marthine Tayou prend un double nom au féminin : Pascal (e) Marthin (e). Il se distancie ainsi ironiquement de l’idée d’artiste démiurge, de la catégorisation homme / femme et de toute limitation géographique ou culturelle. Ses oeuvres construisent des ponts entre les civilisations et révèlent les liens ambigus entre l’homme et la nature. Mais elles soulignent surtout que ces différentes relations sont le fruit de constructions sociales, culturelles et politiques.
Son Oeuvre est délibérément mobile, insaisissable, hétérogène et loin des schémas préétablis. Il est toujours étroitement lié à l’idée du voyage et du contact avec l’autre et il est si spontané qu’il semble presque désinvolte. Les créations de Tayou ont toutes une caractéristique commune : elles mettent en scène l’image de l’homme qui se déplace à travers le monde et qui explore la question du village global. C’est dans ce contexte que Tayou aborde ses origines africaines et les questionnements qu’elles engendrent.

Tayou a participé à un grand nombre d’expositions internationales et évènements artistiques comme la Triennale de Turin (2008), les Biennales de Kwangju (1997-1999), Santa Fe (1997), Sydney (1997), La Havane (1997 – 2006), Liverpool (1999), Berlin (2001), Sao Paulo (2002), Münster (2003), Istanbul (2003) et Lyon (2000 – 2005).
Il a présenté des expositions personnelles au MACRO (Rome, 2004 – 2012), S.M.A.K. (Gand, Belgique, 2004), MARTa Herford (Herford, Allemagne, 2005), Milton Keynes Gallery (Milton Keynes, GB, 2007), Malmö Konsthall (Malmö, Suède, 2010), Mudam (Luxembourg, 2011), La Villette (Paris, France, 2012), KUB (Bregenz, Austria, 2014), Fowler museum (Los Angeles, USA, 2014), à la Serpentine Gallery (Londres, GB, 2015), à Bozar (Bruxelles, 2015), au musée de l’Homme (Paris, 2015) et au CAC Malaga (Espagne, 2015).
Enfin ses œuvres figurent dans les collections de prestigieuses institutions internationales comme le Centre Pompidou, le Centre National des Arts Plastiques, le MUDAM (Luxembourg), ARKEN Museum for Moderne Kunst (Danemark), le SMAK, Stedelijk Museum voor Actuele Kunst (Gand, Belgique), le Kunsthaus de Bregenz (Autriche), le Guggenheim museum d’Abu Dhabi ou encore la Tate Modern (GB).

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Nikolaus Gansterer (AU, 1974) a développé une pratique singulière autour du processus de dessin.
Ses installations, vidéos, conférences et performances mettent en question des modes de représentation et construction du dessin et de l´image.
Après avoir fini ses études à l’Académie de Vienne et à la Jan van Eyck Academie, Maastricht, il a été invité à présenter ses travaux au Drawing Center à New York (2013), à la 4e Biennale à Athènes (2013), au Salon du Dessin contemporain à Paris (2014) et au MuCEM (2015)

Nikolaus Gansterer propose un workshop permettant aux étudiants de développer des démarches entre dessin en performance, en utilisant des stratégies et médias variés.
Le workshop sera le début d’un projet de l’artiste qui mènera à un résidence (et une exposition) en 2017.
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Claudia Heinzler, artiste, vite et travaille à Karlsruhe et à Stuttgart en Allemagne.
Après une formation de verrier elle a fait des études à l’Ecole des Beaux Arts de Munich. Depuis 2001 elle dirige l’atelier verre et vitrail à l’Ecole des Beaux Arts de Stuttgart.
Elle a également enseigné à l’Ecole des Beaux Arts de HangZhou, en Chine.

Le workshop donne une initiation au travail avec des émaux céramiques en verre fondu sur vitre. Il s’agit d’explorer et d’expérimenter les aspects essentiels de la peinture sur verre ; les techniques, les processus, les multiples possibilités de l’application de la peinture, par couches superposées, travail sur les deux faces, grattage, gravure, décapage…
En dehors des effets de couleur, la peinture sur verre est caractérisée par le jeu des contrastes et de luisances, la lumière changeante et l’application de la peinture entre transparence et opacité. S’appuyant sur la technique de la Grisaille (noir, blanc, argenté jaune) le workshop focalise sur la modulation de la lumière.
Dans le contexte de vos travaux, la peinture sur verre peut être pensée comme tableau, installation ou vitrail pour un lieu défini.

Le workshop s’adresse aux étudiants de la 1e et de la 2e année.
Maximum : 10 étudiants
Lieu : atelier édition.
Matériaux à apporter par les participants : vitres, épaisseur 2 – 6 mm, ça peut être des chutes, récupérées chez un vitrier ou ailleurs / spatule / pinceaux de toutes sortes, souples et durs / aiguilles, plumes, tiges en bois …. pour gratter et graver.

Organisé dans le cadre d’une mobilité enseignante ERASMUS

Workshop organisé par un groupe d’étudiant
Pendant la période des Workshop on vous amène une proposition fraîche qui va mêler CONSTRUCTION, SON, et VIDÉO.
L’idée de cette proposition nous viens de l’expérience du Missing Numéro Festival, un festival de musique et son mené par le collectif Outreglot.
Vous pouvez explorer ici

En amont de ce festival, une résidence d’architecture consistait à créer un lieu de diffusion et d’expérience. Un moyen de provoquer des situations de rencontres et d’écoute, en leur donnant un lieux où exister. Pour l’occasion on a voulu inviter le collectif qui a mené ce projet, on vous joint leur leur portfolio qui parlera mieux de ce qui peut se passer à la Villa pendant cette semaine.  Téléchargez Portfolio Missing Numéro Festival 2016

Si vous êtes intéressés manifestez vous par envoi d’un mail (à  marine_bn@hotmail.fr)l, le collectif vous fera parvenir dans les jours à venir des précisions sur le déroulement du Workshop. On aimerait vraiment que ce soit un Workshop ouvert à tous, y compris aux 1ère et 2ème années ; et à ceux qui ne font pas de construction, ni de son, ni de vidéo.

Bapt, Vic et Marine
Contact & Infos : Marine : marine_bn@hotmail.fr

Intervention de Valentin Barry, François Daillant, Antoine Lambin et Alban-Paul Valmary : 
Nous serons comme parachutés dans l’espace, avec comme point d’appui une base commune, un terrain de jeux, pour nous équilibrer temporairement afin de permettre un premier échange. Peu d’éléments seront définis au départ, juste ce qu’il nous faut pour esquisser les premiers volumes, réfléchir aux façon d’assembler des matériaux, de jouer avec une trame et de nous déployer dans toutes les directions. D’emblée nos positions dans cet espace marqueront un premier type d’agencement. À partir des premières constructions, nous imaginerons diverses interactions par va et vient, assemblages, branchements, juxtapositions créant de nouvelles liaisons et rythmant notre avancée.
Nous aimerions nous confronter ensemble à une échelle de construction inhabituelle, quelque chose entre une maquette, un vêtement géant et une petite cabane, afin de générer des assemblages qui placent nos propres corps dans des positions étranges, avec de drôles de déplacements et fonctions.
Il faudra d’abord nous demander quels peuvent être les éléments de départ qui déterminent les formes et les usages de ces espaces ? Quelles capacités d’improvisation peut-on développer face à des gestes de rupture et comment ces reconfigurations inattendues génèrent de nouvelles situations ? Nous réfléchirons donc à la mutation continue d’un ensemble de constructions, aux liens qui s’y tissent, comme avec le reste de l’environnement dans lequel il s’inscrit. Nous nous demanderons à quel type d’entités nous faisons face ? Machines en réseaux, villes en fragments, monstres, corps augmentés…
Une structure plane, en bois et de grande dimension servira de point de départ à l’ensemble des installations, privilégiant l’assemblage rapide de divers matériaux. Cet atelier encourage les échanges entre les pratiques et appellera différents types de médiums durant son déroulement (dispositifs sonores, vidéos, numériques…).
Nous cheminerons ensemble autour de ces questions, avec l’envie de vivre une expérience commune qui vienne bousculer les habitudes de travail que nous avons tous.

L’invitation à Etienne Hervy d’intervenir à la Villa Arson fait suite à plusieurs projets et discussions menés avec Susanna Shannon souvent liés aux points de convergences entre la pratique professionnelle, la démarche artistique et l’enseignement.

Ces échanges ont souvent pris une forme éditoriale davantage que purement « graphique » étant notamment entendu qu’une forme purement graphique ne serait qu’une forme sans fondement et sans enjeu.
À la Villa Arson, il s’agira d’interroger à travers un projet éditorial, quels sont les espaces d’intervention disponibles ou possibles dans l’école, dans la pratique et dans le monde réel.
De discerner, en fonction de leurs spécificités et leurs contraintes quels discours et quels sujets y aménager, y exprimer et y faire exister. En fonction d’un ensemble de choix nécessaires, se pose la question des façons possibles de rendre l’espace de la page actif et actuel, c’est-à-dire de le relier aux autres.
Pour 13 à 15 étudiants
Infos et auprès de Susanna Shannon (atelier Edition / les lundis-mardis)

Restitution prévue les 10 et 11/02 2017n de 13h à 18h, à l’occasion des Journées Portes ouvertes

 

Des visites d’expositions et des voyages d’études organisés par la Villa Arson sont proposés à différents moments de l’année. Ils permettent aux étudiant-es de rencontrer dans un cadre privilégié les artistes et /ou les commissaires en exercice. La fréquentation assidue, qu’elle soit personnelle ou encadrée des lieux d’expositions est fondamentale dans la constitution d’une culture visuelle et historique. C’est l’occasion
pour l’étudiant•e de nourrir sa curiosité et d’élargir son horizon de références.

Pour l’année 2016|17 :
Danse, danse, danse au NMNM, Monaco
The Cloak, Mike Nelson, projet hors les murs du NMNM, Monaco

Participation au festival d’édition, Mise en pli (Frac Paca, Marseille)
9, 10 et 11 septembre 2016

Dokumenta de Kassel
été 2017