Du 1er juillet  au 4 novembre 2018
Vernissage samedi 30 juin à 18h

Judy Chicago
avec Marcia Hafif, John McCracken, Robert Morris, Bruce Nauman, Pat O’Neill et DeWain Valentine

Une exposition monographique et collective
Commissariat : Géraldine Gourbe

En 1970, l’artiste Judy Chicago naît dans les pages publicitaires de la revue Artforum. Il s’ensuit un engagement dans le premier programme éducatif féministe – Womanhouse (1971-72) à Los Angeles. Les formes sont performatives, figuratives en réponse à une révolution, celle de la Women’s Liberation. En écho à ce mouvement, Judy Chicago réalise un premier monument sous forme d’installation permanente au Musée de Brooklyn : Dinner Party (1974-79).
Cette histoire connue —qui a déjà fait l’objet de plusieurs expositions et ouvrages— a eu pour effet d’éclipser l’oeuvre initiale de Judy Chicago, avant Chicago pourrait-on dire : celle de Judy Gerowitz. L’exposition Los Angeles, les années cool revient donc sur les premières expérimentations méconnues de cette artiste inclassable, au croisement des différents mouvements qui composent les formes émergentes de toute une époque : du pop art au light and space, en passant par le hard edge ou le minimalisme.

Dès le début des années 60, Judy Chicago produit ainsi une oeuvre profondément ancrée dans la Californie où elle vit et où est née une certaine esthétique nommée entre autres cool school matrice de toutes les expérimentations. À peine sortie de ses études à UCLA (Université de Californie à Los Angeles), elle développe son art dans une logique assimilée au finish fetish. Difficilement traduisible en français, ce terme inventé par les critiques d’art new-yorkais, non sans une certaine ironie, désigne une sorte de pop vernaculaire, de type californien avec un goût affirmé pour certains matériaux liés à la vie et à l’industrie locales : plexiglas, lucite, vinyle ou polyester.
Judy Chicago se distingue de ses contemporains par la singularité de ses oeuvres, notamment par ses formes suggestives ou par ses rapports d’échelle monumentale liées à son propre corps mis en perspective dans l’espace. C’est ainsi qu’elle créée en 1967, Feather Room —une immense installation de 8 m sur 8 m sur 3,5 m de hauteur, composée de plumes blanches, de bâches légères et d’un système lumineux— digne des plus beaux projets light and space de son temps. En 1966, elle participe à la légendaire exposition Primary Structures au Musée Juif de New York, acte fondateur de l’art minimal. Elle appartient dès lors à l’histoire de l’art.

Avant la première rétrospective de Judy Chicago prévue au MOCA de Miami au mois de décembre 2018, la Villa Arson réunit pour la première fois une grande partie des oeuvres de l’artiste des années 60 et tout début 70 : peintures, sculptures et installations dont Feather Room, jamais reproduite depuis 1967 et qui sera présentée dans la prestigieuse Galerie Carrée du centre d’art.

De plus, la commissaire de l’exposition, Géraldine Gourbe, philosophe spécialisée dans l’art californien depuis les années 60, a également souhaité présenter certaines oeuvres d’artistes de la Côte ouest. Ces derniers ont tous partagé les expérimentations de Judy Chicago durant ces années cool : Marcia Hafif, John McCracken, Robert Morris, Bruce Nauman, Pat O’Neill et DeWain Valentine. Ce choix permet d’éclairer davantage la genèse d’une oeuvre mais aussi d’une scène artistique exceptionnelle, donnant à l’exposition un caractère à la fois monographique et collectif.

INFORMATIONS PRATIQUES
Du 1er juillet au 4 novembre 2018
Vernissage samedi 30 juin à 18h
Ouverte tous les jours, sauf mardi, de 14h à 19 en juillet et août, de 14h à 18h à partir du 1er septembre.
Entrée libre
Venir à la Villa Arson

PUBLICATIONS
Los Angeles, les années cool, la publication aux éditions Shelter Press —avec un essai complet de Géraldine Gourbe, des archives de Judy Chicago et une iconographie exhaustive— est prévue au début de l’année 2019 (160 pages / illustrations couleur / versions française et anglaise). Avec le soutien de la Fundación Almine Y Bernard Ruiz-Picasso Para El Arte.


Parallèlement à l’exposition, est également publié pour la première fois dans sa version française l’autobiographie-manifeste de Judy Chicago, Through the Flower – Mon combat d’artiste femme, traduite par Sophie Taam avec une préface de Géraldine Gourbe, aux éditions Presses du réel, avec le soutien de la Terra Foundation.

CONFÉRENCE
Le 26 Juin à 19h au MAMAC, Nice
Rencontre autour de Judy Chicago, à l’occasion de la publication de Through the Flower  – Mon combat d’artiste femme, première traduction française de l’autobiographie-manifeste parue en 1975.
En présence de Judy Chicago, avec Sophie Taam, traductrice du livre et auteure, et Géraldine Gourbe, philosophe et commissaire de l’exposition.
Dédicace de l’ouvrage dans la boutique du MAMAC.

Remerciements
Isabelle Alfonsi, Dorothée Charles, Axel Clissen, Jill Dawsey, Xavier Douroux, Géraldine Minet, Florence Ostende, Vincent Risterucci, Fabien Vehlmann ; les galeries Salon 94 (New-York), Almine Reich (Paris), Sprüth Magers (Los Angeles), Hauser&Wirth (Zürich), Philip Martin (Los Angeles) ; ainsi que Fondation Aware, Andrew J. Hall Foundation (Vermont), Fundación Almine Y Bernard Ruiz-Picasso Para El Arte (Bruxelles), MAMCO (Genève), Musée d’Art Contemporain de Lyon, Musée Départemental d’Art Contemporain de Rochechouart.

TELECHARGER Communiqué de presse / Los Angeles, les années cool

DOWNLOAD Press release Los Angeles, The Cool Years

A propos de Judy Chicago
www.judychicago.com

Judy Chicago nommée par le TIME parmi les 100 personnalités influentes de l’année
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Visuels (galerie d’images)
Judy Chicago, Purple Atmospheres #4, 1969. Feux d’artifice, Santa Barbara CA. DVD 30’. Courtesy de l’artiste et Salon 94 Gallery
Judy Chicago, Flashback, Version 2, 1965. Impression sérigraphie, 40,6 x 50,8 cm. Courtesy de l’artiste et Salon 94 Gallery
Judy Chicago, Evening Fan from Fresno Fans series, 1971. Laque acrylique pulvérisée sur acrylique, 152.4 x 304.8 cm. Courtesy de l’artiste et Salon 94 Gallery
Judy Chicago, Flight Hood, 1965-2011. Peinture spray sur capot de Corvair, 109 x 109 x 71,1 cm. Courtesy de l’artiste et Salon 94 Gallery
Judy Chicago, Feather Room, 1967-2018. Installation (plumes blanches et architecture douce). Courtesy de l’artiste et Salon 94 Gallery

Judy Chicago, Grey Domes with Solid Core, 1971. Acrylique pulvérisé sur dômes acryliques clairs disposés sur base réflective, sur verre-miroir et table Parsons, 109 x 76 x 76 cm. Courtesy de l’artiste et Salon 94 Gallery
Bruce Nauman, Ring of Truth I, 1977. Crayon sur papier et ruban adhésif, 76,2 x 204 cm. Collections Musée départemental d’art contemporain, Rochechouart

Robert Morris, Mirror Film, 1969. DVD 9’. Musée d’Art Contemporain, Lyon
DeWain Valentine, Column Gray with Cloud, 1969 – 1970. Résine polyester,  237,1 x 80 x 27,9 cm © DeWain Valentine  Photo : Rebecca Fanuele. Courtesy Fundación Almine Y Bernard Ruiz-Picasso Para El Arte