Exposition du 10 février au 30 avril 2017
Vernissage jeudi 9 février à 18h

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« La Doublure » (1898) est le titre du premier roman de Raymond Roussel.
Le personnage principal est la doublure d’un célèbre acteur de théâtre. En traversant le Carnaval de Nice, la doublure se dédouble.
Comment un objet peut vivre dans la fiction, dans l’imaginaire, dans l’inconscient personnel et collectif et en même temps dans le réel ?

LA DOUBLURE est une exposition qui prouve l’existence de réalités alternatives, les oeuvres et les archives exposées suggèrent fortement que nous ne vivons pas dans un monde avec une seule et unique réalité : un faux groupe de heavy metal pour une tournée bien réelle, des jeux olympiques qui ont lieu en même temps à Helsinki et à Tokyo, des livres qui n’existent que dans d’autres livres, un médiateur revêtu d’un tee-shirt de militant d’un candidat à la présidentielle américaine qui n’est ni Trump ni Clinton…

Doublure :
• Étoffe que l’on emploie pour doubler un vêtement, un rideau, etc.
• Garniture chaude et amovible portée sous un vêtement léger.
• Habillage intérieur d’un objet (tige de chaussure, gant, ceinture).
• Prête-nom ou personne qui joue abusivement le rôle d’une autre.
• Acteur secondaire qui se tient prêt à remplacer le titulaire du rôle en cas de besoin.
• Spécialiste (cascadeur) remplaçant effectivement un acteur pour des scènes exceptionnelles et dangereuses.
• Défaut de cohésion dans l’épaisseur d’une tôle laminée.

« La doublure » (1898) est aussi le titre du premier roman de Raymond Roussel. Le personnage principal est la doublure d’un célèbre acteur de théâtre. En traversant le Carnaval de Nice, la doublure se dédouble.

Une artiste présente dans toutes les conversations, mais curieusement absente. Des affiches d’une exposition datée de 1882, mais dont les oeuvres ont été
produites en 1988.

L’affiche d’un Festival de cinéma datée de 1939 mais qui s’est tenu en 2002.
Une oeuvre décrite dans un roman, mais produite sur place.
Des romans imaginés dans d’autres romans qui finissent par exister.
Une typographie inconnue et pourtant utilisée.
Des oeuvres abandonnées qui reprennent vie.
Des billets de banque pour les défunts.
Un théâtre condamné mais espionné.
Des disques réels de musiciens irréels.
Un album mythique pressé cent fois.
Une sculpture de Stonehenge en céramique
Sans compter tous ces objets entre deux eaux, deux existences, deux mondes.

Un espace qui se dédouble.
Trois fenêtres qui donnent sur les coulisses.
Des coulisses qui n’en sont pas.
Une exposition identique qui voyage entre la République Tchèque, la France, la Belgique et l’Italie mais qui n’est jamais la même.

Que serait le réel sans toutes ces choses qui n’existent pas ?

« Ainsi pourrait-on définir simplement le sens du possible comme la faculté de penser tout ce qui pourrait être « aussi bien », et de ne pas accorder plus d’importance à ce qui est qu’à ce qui n’est pas ».
Robert Musil

Liste des artistes : Hawthorne Abendsen ; Emile Ajar ; Francis Bacon ; Simon Bérard [Edouard Levé] ; Betsy Bickle ; William Boyd ; Richard Brautigan ; Victoria Browne ; Change is Good ; Nancy Crater ; Mariana Castillo Deball, Santiago Da Silva et Manuel Raeder ; Rutherford Chang ; Jules Chéret ; Simona Denicolai & Ivo Provoost ; Simon Denny et David Bennewith ; Philip K. Dick ; Ryan Gander avec Rasmus Spanggaard Troelsen ; Romain Gary ; James Gray ; Gemma Holt ; Oscar Hugal ; Friedensreich Hundertwasser ; Vít Klusák & Filip Remunda avec Štěpán Malovec ; Transport for London after Harry Beck ; Kyle Lockwood ; Lustfaust ; Arnaud Maguet ; Nicholas Matranga & Žiga Testen [J. D. Salinger] ; Radim Peško avec Louis Lüthi ; Présence Panchounette ; Jesus Rinzoli ; Elodie Royer, Yoann Gourmel, Coline Sunier & Charles Mazé ; Richard Nixon ; Kateřina Šedá et collective ; Jamie Shovlin ; Ilmari Sysimetsä ; Spın¨al Tap ; David Suls ; Nat Tate ; TN ; David Vincent ; Charlotte York ; Clinton York ; Zdeněk Ziegler, …

Commissaires : åbäke, Sofie Dederen
(Frans Masereel Centrum), Eric Mangion (Villa Arson) et Radim Peško
Ainsi qu’une carte blanche proposée à Patrick Aubouin pour l’exposition La Remontée

L’exposition a débuté à la 27ème Biennale de Brno 2016 (République Tchèque) sous le titre Which Mirror Do You Want to Lick ?, avec le support du Gouvernement Flamand et du Frans Masereel Centrum.

Partenaires : International Biennial of Graphic Design et The Moravian Gallery (Brno / République Tchèque), Villa Arson (Nice / France), Frans Masereel Centrum (Kasterlee / Belgique) et Accademia di Belle Arti Bologna (Italie).

Remerciements : Galerie Sémiose (Paris) et Musée des Beaux-Arts Jules Chéret – Ville de Nice, Musée National du Sport – Nice, Rik Bas Baker, José Albergaria et Guillaume Désanges.

TELECHARGER le communiqué de presse LA DOUBLURE
DOWNLOAD press release LA DOUBLURE

INFORMATIONS PRATIQUES
Exposition du 10 février au 30 avril 2017

Vernissage jeudi 9 février à 18h

Ouverte tous les jours, sauf mardi, de 14h à 18h.
Entrée libre.

Visite accompagnée Rendez-vous / Point de vue sur l’expo
Tous les jours à 15h (sauf mardi). Tarif 5 €, gratuit pour les moins de 18 ans (sans réservation préalable).

Cinéma / Projections

Jeudi 9 février à 17h (en amont du vernissage) et vendredi 10 février à 17h
Présentation et projection du film de Jamie Shovlin « Rough Cut » (2013).
A horror film from the world of make-believede / un film d’épouvante issu du monde imaginaire.
« Hiker Meat, le Slasher » de Jesus Rinzoli (1981) est au cœur du long métrage de Jamie Shovlin Rough Cut (2013). Un documentaire hybride sur le making of d’un film qui n’a jamais existé, un hommage à l’esprit de collaboration qui animait ce genre de film d’horreur de l’époque.
Une proposition de åbäke – Maki Suzuki, Sofie Dederen, Eric Mangion et Radim Peško. Entrée libre
+ d’infos

Julet Cheret, (Paris, 1836 – Nice, 1932) Exposition Universelle des Arts Incohérents, 42 Bd Bonne Nouvelle, dépôt légal 1889, 124,6×88 Lith. Couleur sur papier. Signé en bas à droite (sbd). Imp CHAIX (Succle Chéret) 18 rue Brunel Paeis. Nice, Collection musée des Beaux-arts Jules Chéret. Photo Muriel Anssens.

Galerie de vues de l’exposition. Photos : Loïc Thebaud.