Vendredi 30 septembre à 19h30 (grand amphi Villa Arson)
En présence de Massoumeh Lahidji

LA PRÉSENCE D’ABBAS KIAROSTAMI
L’ECLAT rend hommage au cinéaste et poète, Abbas Kiarostami, disparu le 4 juillet dernier.

Une occasion de revenir sur son œuvre, sur son empreinte dans l’art du cinéma et sur l’atelier de réalisation que le cinéaste a dirigé à la Villa Arson en 2007.

Abbas Kiarostami a construit une œuvre parmi les plus importantes de l’histoire du cinéma à partir des contraintes qu’un tournage en Iran impose, manifestant un attachement puissant à la culture persane. Sa poétique personnelle abolit bientôt cette frontière traditionnelle pour toucher une dimension plus universelle. Ce sera du côté de la modernité. Ses récits ouvrent des voix narratives et esthétiques qui mettent en tension grands espaces et intimité, naturalisme et abstraction. Dans ses contes, Kiarostami se référait souvent aux enfants, qu’il a si longtemps et si bien filmés, pour le regard neuf qu’ils portent sur le monde, pour l’opiniâtre désir de responsabilité et d’indépendance qui les anime. Une indépendance, et une distance surtout qu’il manie avec élégance, ironie parfois, et par laquelle il a conquis, une expression d’une liberté rare.

Soirée en partenariat avec la Villa Arson et Héliotrope
TAKE ME HOME
d’Abbas Kiarostami (Iran, 2016, 17′)

76 MINUTES AND 15 SECONDS WITH KIAROSTAMI
du réalisateur et photographe Seifollah Samadian

LES INVITÉS
Massoumeh Lahidji – Interprète et traductrice, elle accompagne les cinéastes qui s’aventurent hors de leur langue première dans l’écriture, le tournage et la présentation de leurs films en festivals. Depuis 2007, elle a été aux côtés d’Abbas Kiarostami sur tous ses projets.

Nice a accueilli le cinéaste pour une rétrospective qui permit de découvrir les films de ses débuts rarement projetés en France. Lors de l’atelier de réalisation qu’il dirigea durant 15 jours à la Villa Arson, tous avaient pu mesurer son engagement. L’un de ses premiers enseignements traitait de l’attention que l’artiste doit porter aux plus petites choses. Pour lui tout pouvait être sujet potentiel de poésie filmique. Dans l’amphithéâtre, il préférerait s’asseoir parmi les étudiants plutôt qu’à la place du maître qui lui était réservée. Un maître, il l’aura pourtant été, beaucoup plus qu’un pédagogue, auprès des 30 étudiants venus d’horizons ou d’écoles différentes. Attaché à la transmission, il portait une attention singulière à chacun. Pendant l’atelier, il participa et réalisa lui-même plusieurs courts métrages.
Gratuit pour les étudiants et pour les adhérents de L’ECLAT (adhésion 5 € sur place)

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