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Médiation - L'institut des archives sauvages


 

 

 

 

Le visiteur individuel est accueilli par des étudiants de l’école nationale supérieure d’art, véritables interlocuteurs quant aux enjeux de l'exposition, des œuvres et des démarches des artistes.

Une édition d'accompagnement est offerte à chaque visiteur comprenant un texte de Christophe Kihm et des notices sur les œuvres. Télécharger ici l'édition d'accompagnement de L'Institut des archives sauvages

L'Institut des archives sauvages a invité le collectif Åbäke à investir l’espace habituellement consacré à la médiation et à la documentation du centre d’art pour le transformer en Victoria & Alferd Museum - Bureau d’investigation de l’Institut des archives sauvages.

Le Victoria & Alferd museum est une institution à but non lucratif créée par Prune Victoria, Ingalil Alferd et Åbäke, qui travaille à la constitution d’une collection de curiosités au sein de laquelle se lit un intérêt pour les erreurs et les anomalies tautologiques. Ce musée ne conçoit pas le temps, l’espace ou la propriété comme limites d’une collection, ni encore la fiction comme un obstacle à sa constitution. Le Bureau d’investigation de l’Institut des archives sauvages est un moment de son histoire, consacré par Åbäke à des recherches portant sur des artistes dont les œuvres ne sont pas présentées dans l’exposition, mais dont les projets s’inscrivent dans le cadre des recherches de l’Institut des archives sauvages. Ce Bureau d’investigation a mené ses activités tout au long de l’exposition.

Åbäke est un studio de design composé de quatre membres, basé à Londres. Deux d'entre eux, Kaysa Stahl et Maki Suzuki, ont effectué une résidence à la Villa Arson des mois de février à mai 2012, avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Work in progress
Le projet d’ Åbäke s’enrichissait au fil du temps aussi par des éléments provenants des archives de la Villa Arson, comme les photographies ou les documents liés à la programmation du Centre d’art ou à la vie de l’école. Comme résultat de ces pratiques et avec l’aide d’un groupe d’étudiants participant au workshop, Åbäke ont investi tout l’espace de documentation. Sur le mur du Bureau d’Investigation nous pouvions retrouver par exemple un graffiti retraçant la vie du centre d’art de la Villa Arson et de ses directeurs, réalisé par Omar Rodriguez. L’une de dernières interventions du collectif consistait à créer à partir d’anciens catalogues de la médiathèque de la Villa Arson une sculpture qui est devenue le nouveau Bureau d’Investigation de l’Institut des archives sauvages.

Conférence / 28 mars à 18h  « SERIOUSLY FORKS (sérieusement fourchettes) »
Une conférence à propos de conférences by Åbäke s’est déroulée dans un ancien théâtre de la Villa Arson, que le groupe a réactivé spécialement pour cette occasion.

Åbäke
 Tour / 26 mai à 15h

Åbäke ont constamment mené le travail de recherches
sur la collection des œuvres proposants des systèmes d’archivages expérimentaux et dont l’absence dans l’exposition IAS pouvait avoir des différentes raisons. Ce projet a finalement aboutit en une visite unique de l’exposition, connue aussi sous le nom d’Åbäke Tour. Dans le cadre de la manifestation Les Visiteurs du soir, organisée par l’association Botox[s], samedi du 26 mai, la Villa Arson a proposé comme ouverture du programme, l’unique visite guidée des œuvres ne figurant pas dans l’exposition L’Institut des archives sauvages pour des raisons :
- d’indisponibilité,
- d’espace,
- de transport,
- de budget,
- de sécurité,
- de droit,
- de maintien d’accrochage de collection,
- de conservation des œuvres,
- de déménagement,
- de ralentissement d’activité de prêts,
- de surmenage des équipes,
- ou encore d’absence de réponses.

La visite a été jouée par :
Åbäke, Eric Mangion (directeur du Centre national d'art contemporain), Christelle Alin (responsable du service des publics), Aleksandra Stanczak (stagiaire), Agathe Wiesner,
Qingmei Yao, Raphael Emine et Sarah Maisonobe (étudiants de la Villa Arson).

La Villa Arson devient The Baltimore City
La résidence d’Åbäke à la Villa Arson a coïncidé avec l’éléction présidentielle en France. Au cours de la campagne, en profitant de l’importance de ce moment, les artistes ont transformé la Villa Arson en The Baltimore City. Le collectif a réussi ainsi à rendre hommage à Philippe Parreno, l’auteur de la première reproduction du panneau de la célèbre série télévisée Twin Peaks, aussi bien qu’à David Simon et à Ed Burns, les créateurs de la série The Wire. La réalisation d’un panneau Welcome to Baltimore City, a été confiée à Julien Ziegler (technique : acrylique et vernis sur bois).

Le seul pays dans lequel la série télévisée Twin Peaks n’a pas eu le même succès que partout ailleurs dans le monde au début des années 90 est la France. Le désistement des spectateurs de l’hexagone est, on le dit, dû au nombre important des jours fériés en France. A l’époque, pas de coffrets DVD ou le câble donc bien que la série est diffusée un an plus tard qu’aux États-Unis et atrocement doublée (évidemment) sur la cinq, chaîne de la série bas-de-gamme il en est pour qui c’est le seul moyen de regarder l’œuvre télévisuelle de Mark Frost et David Lynch. Pourtant, si rater un épisode est encore supportable, en rater deux plonge le fan dans la consternation : qui sont ces nouveaux personnages ? qu’est-il arrivé aux visages familiers ? qui a ressuscité Laura Palmer ? Beaucoup, au retour des week-end prolongés de mai 1991 seront absolument largués et ayant oubliés de programmer leur magnétoscope laisseront tomber la série. Pour l’anecdote, le Japon, pays dans lequel les jours de congés sont quasi-inexistant, est celui dans lequel Twin Peaks a fait un taux d’audience record. Vingt ans plus tard, l’Italie se débarrasse enfin de Berlusconi, l’ex-président de la cinq, les États Unis élisent leur premier président afro-américain (le second si l’on compte la série TV «24h») et Twin Peaks est toujours culte. Cependant la télévision, si elle a en général pointé vers la médiocrité, a aussi produit ce que les fans aiment à appeler la meilleure série de tous les temps : The Wire.

Cette fois-ci, les habitudes ont changé et même si lors de sa première diffusion peu de spectateurs avaient pu aller au delà d’un scénario complexe, de personnages non caricaturaux et plutôt antipathiques, d’un vocabulaire et accent incompréhensibles même pour les américains, en particulier ceux qui ne sont pas de Baltimore, internet et le coffret DVD insuffle une deuxième vie aux cinq saisons de David Simon et The Wire est porté au panthéon de la fiction au coté de l’oeuvre de Dickens. La France, de nouveau, ou à nouveau, boude un peu la série. Ici on double toujours les films étrangers et on ne parle pas anglais alors les subtilités linguistiques sans concessions ne manquent pas d’y perdre en traduction. Contrairement à Twin Peaks qui avait offert des éléments iconographiques nombreux (le fameux panneau de la ville en générique, la salle rouge du rêve, Mike le manchot ou le portrait de Laura Palmer en reine de la promo, le bar de Jack-n’a-qu’un oeil) The Wire ne se marchandise pas facilement. Baltimore se suffit à elle-même et en guise de bienvenue ce ne sera pas une image pittoresque de montagnes jumelles mais un panneau autoroutier générique. Åbäke

Projections des films

Réservéés strictement aux étudiants et au personnel de la
Villa Arson, les projections de films, proposées par Åbäke, se déroulaient dans des différentes parties du lieu, permettant de (re)découvrir les endroits moins connus et quasiment jamais utilisés dans ce but. Le choix d’espace et de film a été laissé à Céline Chazalviel (chargée des publics et du suivi des éditions), Patrice Lorho (jardinier), Amel Nafti (responsable de la médiathèque) et Anne Séchet (responsable de l'atelier sérigraphie).

Atelier de céramique - Luna’s surrealistic head

L’Entremet, présenté à l’occasion de l’exposition La Vie des
Formes au Musée d’art moderne et contemporain les Abattoirs à Toulouse et sous commissariat de Géraldine Longueville, fut un moment qui a basculé un peu la vie d’ Åbäke à la Villa Arson en les faisant plonger dans un travail très loin de celui des graphistes. A l’aide de Fred Bauchet, le professeur et le responsable de l’atelier céramique à la Villa Arson, Kaysa et Maki ont créé le modèle d’un vase, basé sur les dimensions et les traits de visage de leur petite fille, Luna (d’où son nom : Luna’s surrealistic head).

Boire Boire Boire

Au cours de leur résidence, Åbäke ont crée un logo pour le
kiosque buvette conçu et réalisé dans le cadre d’une résidence du duo d’artistes Sophie Dejode et Bertrand Lacombe et d’un workshop avec un groupe d’étudiants de la Villa Arson. Le signe Boire, juxtaposé trois fois, reprend le motif d’un T-shirt très à la mode, sur lequel le mot « boire » se répète trois fois de manière de plus en plus floue, en imitant sa lecture sous l’effet des trois doses d’alcool.

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