| Médiation - L'institut des archives sauvages |
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Le visiteur individuel est accueilli par des étudiants de l’école nationale supérieure d’art, véritables interlocuteurs quant aux enjeux de l'exposition, des œuvres et des démarches des artistes.
Une édition d'accompagnement est offerte à chaque visiteur comprenant un texte de Christophe Kihm et des notices sur les œuvres. Télécharger ici l'édition d'accompagnement de L'Institut des archives sauvages Le Victoria & Alferd museum est une institution à but non lucratif créée par Prune Victoria, Ingalil Alferd et Åbäke, qui travaille à la constitution d’une collection de curiosités au sein de laquelle se lit un intérêt pour les erreurs et les anomalies tautologiques. Ce musée ne conçoit pas le temps, l’espace ou la propriété comme limites d’une collection, ni encore la fiction comme un obstacle à sa constitution. Le Bureau d’investigation de l’Institut des archives sauvages est un moment de son histoire, consacré par Åbäke à des recherches portant sur des artistes dont les œuvres ne sont pas présentées dans l’exposition, mais dont les projets s’inscrivent dans le cadre des recherches de l’Institut des archives sauvages. Ce Bureau d’investigation a mené ses activités tout au long de l’exposition.
Åbäke est un studio de design composé de quatre membres, basé à Londres. Deux d'entre eux, Kaysa Stahl et Maki Suzuki, ont effectué une résidence à la Villa Arson des mois de février à mai 2012, avec le soutien de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Work in progress
Conférence / 28 mars à 18h « SERIOUSLY FORKS (sérieusement fourchettes) »
La visite a été jouée par :
La Villa Arson devient The Baltimore City
Le seul pays dans lequel la série télévisée Twin Peaks n’a pas eu le même succès que partout ailleurs dans le monde au début des années 90 est la France. Le désistement des spectateurs de l’hexagone est, on le dit, dû au nombre important des jours fériés en France. A l’époque, pas de coffrets DVD ou le câble donc bien que la série est diffusée un an plus tard qu’aux États-Unis et atrocement doublée (évidemment) sur la cinq, chaîne de la série bas-de-gamme il en est pour qui c’est le seul moyen de regarder l’œuvre télévisuelle de Mark Frost et David Lynch. Pourtant, si rater un épisode est encore supportable, en rater deux plonge le fan dans la consternation : qui sont ces nouveaux personnages ? qu’est-il arrivé aux visages familiers ? qui a ressuscité Laura Palmer ? Beaucoup, au retour des week-end prolongés de mai 1991 seront absolument largués et ayant oubliés de programmer leur magnétoscope laisseront tomber la série. Pour l’anecdote, le Japon, pays dans lequel les jours de congés sont quasi-inexistant, est celui dans lequel Twin Peaks a fait un taux d’audience record. Vingt ans plus tard, l’Italie se débarrasse enfin de Berlusconi, l’ex-président de la cinq, les États Unis élisent leur premier président afro-américain (le second si l’on compte la série TV «24h») et Twin Peaks est toujours culte. Cependant la télévision, si elle a en général pointé vers la médiocrité, a aussi produit ce que les fans aiment à appeler la meilleure série de tous les temps : The Wire.
Cette fois-ci, les habitudes ont changé et même si lors de sa première diffusion peu de spectateurs avaient pu aller au delà d’un scénario complexe, de personnages non caricaturaux et plutôt antipathiques, d’un vocabulaire et accent incompréhensibles même pour les américains, en particulier ceux qui ne sont pas de Baltimore, internet et le coffret DVD insuffle une deuxième vie aux cinq saisons de David Simon et The Wire est porté au panthéon de la fiction au coté de l’oeuvre de Dickens. La France, de nouveau, ou à nouveau, boude un peu la série. Ici on double toujours les films étrangers et on ne parle pas anglais alors les subtilités linguistiques sans concessions ne manquent pas d’y perdre en traduction. Contrairement à Twin Peaks qui avait offert des éléments iconographiques nombreux (le fameux panneau de la ville en générique, la salle rouge du rêve, Mike le manchot ou le portrait de Laura Palmer en reine de la promo, le bar de Jack-n’a-qu’un oeil) The Wire ne se marchandise pas facilement. Baltimore se suffit à elle-même et en guise de bienvenue ce ne sera pas une image pittoresque de montagnes jumelles mais un panneau autoroutier générique. Åbäke |